Journée de mobilisation pigistes du vendredi 21 mars 2003

Conformément à la décision prise lors de son Congrès national, le SNJ organise le 21 mars 2003 une journée dédiée aux journalistes rémunérés à la pige, victimes d¹une précarisation croissante et de violations répétées du Code du travail et de la Convention collective nationale de travail des journalistes ! (Voir les manquements les plus fréquents ainsi que les décisions judiciaires positives obtenues).


Renseignez-vous auprès des délégués SNJ dans les entreprises de presse et de l'audiovisuel invités à se mobiliser de trois façons :


1) ORGANISER UNE RENCONTRE avec les pigistes, leur rappeler quels sont leurs droits, leur expliquer le rôle des délégués et recueillir leurs revendications, première étape pour briser l'isolement des pigistes et assurer leur prise en compte. Prendre aussi toute initiative permettant d'établir un état des lieux de la situation des pigistes (enquête auprès des chefs de service, questionnaire envoyé aux pigistes, questions en CE ou en DP). Cette rencontre peut se dérouler dans l'entreprise (local du CE, salle de réunion...) ou à l'extérieur (Club de la presse, Bourse du travail...).


2) PRENDRE RENDEZ-VOUS AVEC LA DIRECTION pour poser les problèmes et obtenir le respect des textes légaux et conventionnels dans votre entreprise et l'application aux journalistes pigistes des accords signés pour l'ensemble des salariés. Des régularisations peuvent être demandées en réunion mensuelle par les délégués du personnel ou lors de négociations spécifiques "pigistes" demandées par les délégués syndicaux. Le siège du SNJ peut intervenir par un courrier. L'inspection du travail peut être alertée en cas de besoin.


3) DIFFUSER AUPRES DES DRH, des rédacteurs en chef et des pigistes eux-mêmes l'annexe ci-jointe qui montre que, en justice, les journalistes obtiennent généralement gain de cause. Mais beaucoup de pigistes renoncent souvent par méconnaissance de leurs droits, découragés par les délais ou le montant des honoraires réclamés par un avocat. Aussi nombre d'employeurs continuent à violer impunément leurs obligations. Partout où des sections SNJ sont présentes, elles doivent constituer le premier recours des journalistes pigistes avant d'appuyer, si nécessaire, leur action aux prud'hommes.


Au delà de cette journée, nous vous rappelons que la situation des journalistes pigistes doit être présente dans les préoccupations des délégués tout au long de l'année : accord salarial, droits d'auteur, protocole d'accord préélectoral, épargne salariale, complémentaire santé... Autant de thèmes sur lesquels le SNJ doit se mobiliser, éventuellement en formant une intersyndicale au niveau de l'entreprise, du département ou de la région.


Vous avez dû le constater, plus les droits des pigistes sont bafoués, plus il est intéressant financièrement pour les employeurs de réduire les équipes de journalistes permanents. Faire comme si les pigistes n'existaient pas, nier leur qualité de salarié constitue aussi un moyen pour certains employeurs de léser l'ensemble des salariés. Faute de les prendre en compte dans les effectifs, des employeurs minorent le nombre de postes à pourvoir lors des élections d'entreprise ou échappent à l'obligation de mettre en place un comité d'entreprise. Faute de prendre en compte les salaires des pigistes dans la masse salariale globale, des employeurs amputent les budgets du plan de formation professionnelle et les budgets activités sociales et fonctionnement des comités d'entreprise.


Vous pouvez si nécessaire contacter le "pôle pigistes" du SNJ pour toute question que vous vous posez concernant les droits des pigistes. Par mel pigistes@snj.fr ou par fax à l'attention du pôle pigistes 01 45 08 80 33.


Les manquements les plus fréquents ainsi que les décisions judiciaires positives obtenues.

Quelques rendez-vous.