Les journalistes aident les victimes du tsunami et la FIJ salue « l’occasion en or de faire la paix » en Aceh

Les lendemains de la tragédie du tsunami en Aceh fournissent une « occasion en or pour la solidarité, la paix et la liberté de la presse », selon la Fédération internationale des journalistes, qui effectue une visite en Indonésie afin de soutenir les salariés des médias touchés par le désastre ».


Au cours d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Djakarta, Aidan White, secrétaire général de la FIJ, la plus grande organisation de journalistes mondiale, a déclaré que les journalistes du monde entier avaient témoigné d’une solidarité sans précédent envers leurs collègues d’Indonésie et d’autres régions. « Près de 100.000 dollars américains ont été donnés en réponse à notre appel en faveur des journalistes et salariés des médias touchés ainsi que leurs familles », a dit White . « C’est une magnifique démonstration de sympathie et de bonne volonté ».


White a remis à l’adhérent indonésien de la FIJ, l’Aliansi Jurnalis Independen (AJI), 30.000 dollars au titre de l’assistance humanitaire immédiate pour les collaborateurs des médias en Aceh. Environ 20.000 dollars ont été envoyés dans la semaine qui a suivi le désastre. White a souligné que le rôle positif du pouvoir des médias internationaux avait reçu une illustration exemplaire à travers la couverture du désastre d’Aceh. « Les reportages de la tragédie, empreints d’une dimension dramatique, émotionnelle et en même temps hautement professionnels ont suscité une solidarité mondiale à un niveau jamais atteint auparavant », a-t-il dit. Il incombe désormais au gouvernement de profiter de cette bonne volonté pour saisir l’occasion en or qu’elle représente pour la solidarité, la paix et la liberté de la presse ».


Il a ajouté que les tentations de contrôler les mouvements de journalistes et les autres devraient être abandonnées et que les efforts afin de trouver une solution négociée devraient être intensifiés après des décennies de conflit rampant dans cette région.


Le monde a pris conscience de la réalité de la vie en Aceh ; c’est une chance à saisir pour la paix et le renouveau », a-t-il dit. « C’est aussi l’opportunité de mettre la liberté de la presse et les droits des médias au cœur des stratégies à venir dans la région ». L’an dernier, la FIJ a négocié avec des responsables du GAM en Suède dans le cadre des tentatives couronnées de succès destinées à obtenir la libération de Fery Santoro, le journaliste de télévision retenu en otage en Aceh.


White a indiqué que la FIJ avait signé avec l’AJI un projet de contrat sur le développement syndical pour les trois années à venir. « Nous voulons travailler étroitement avec l’AJI pour l’aider à renforcer les droits des journalistes en Indonésie », a-t-il dit. Nous apportons notre soutien aux efforts actuels de reconstruction des structures de l’AJI pour l’aide aux médias en Aceh.


La FIJ estime que le soutien pour son appel à la suite du désastre, qui a également apporté une assistance aux journalistes et travailleurs des médias du Sri lanka et d’autres pays affectés, est venu directement des syndicats de journalistes d’Australie, de Grèce, du Royaume Uni, de Belgique, de France, d’Allemagne, de Slovaquie, d’Italie, d’Irlande, de Suède, du Danemark,de Norvège, du Japon, de Malte, de Croatie, des États-Unis, du Canada, des Pays-Bas et de Thaïlande.



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La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 100 pays