La FIJ condamne le licenciement de huit journalistes par un journal en RDC

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd'hui le licenciement de huit journalistes du quotidien L’Avenir après que la direction a dit qu’ils devaient mettre fin à leur collaboration en raison de problèmes économiques et a ensuite lancé un avis de recrutement pour les remplacer.


« La direction de L’Avenir devrait avoir au moins le courage d’être honnêtes avec les journalistes quand elle les licencie, » a dit Gabriel Baglo le Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « A moins qu’il y ait une raison légitime à leur renvoi, ils doivent être réintégrés sans délai.»


Le 02 août, les journalistes Jeriva Mukumadi, Tantia Sakata, Ferdinand Kato, Anselme Mia Pongo, Fifi Nyakio, Octave Mukendi, Franck Ambaguito et Cele Mboa ont été licenciés en raison d’un « environnement économique tumultueux », leur a dit la direction de L’Avenir. Le journal est la propriété d’un député, Pius Mwabilu.


Environ deux semaines après ce renvoi, le Syndicat National des Professionnels de la Presse (SNPP) de la République Démocratique du Congo a constaté que le directeur des ressources humaines du journal a publié, une annonce pour recruter des journalistes.


« L’annonce confirme que ce licenciement n’était pas lié à un quelconque problème économique, mais qu’il s’agit bel et bien de la rupture abusive d’un contrat de travail à durée indéterminée, » a dit Stanis Nkundiye, Secrétaire Général du SNPP.


La FIJ réitère son appel au gouvernement pour mettre fin à l’abus persistent contres les droits des travailleurs dans les entreprises de presse en RDC. Jusqu’ici le gouvernement n’est pas intervenu dans différents cas où des propriétaires de médias, qui souvent travaillent dans ou pour le gouvernement, ont abusé de leur personnel et ignoré les lois nationales sur le travail.


Trois journalistes et syndicalistes de la Radio Télévision Nationale Congolaise ont été arrêtés et détenus en juillet après qu’ils ont décidé d’organiser une assemblée générale afin de discuter avec leurs collègues d’une demande de paiement d’indemnités qui a été ignoré depuis plus d’un an.


En mai 2007, 10 employés de Global FM à Kananga ont été licenciés après qu’ils ont travaillé pendant des années sans recevoir de salaire et sans perspective de compensation. Cinq mois avant, 15 agents de Global TV Kinshasa ont été renvoyés quand ils ont réclamé leur salaire après des mois de travail, sans recevoir de compensation. Les deux compagnies sont la propriété d’une figure de la politique congolaise, Madame Catherine Nzuzi wa Mbombo.



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