Sénégal : Des journalistes reçoivent des menaces de mort suite à la couverture d'un viol

Après avoir relaté des faits présumés de viol impliquant un homme politique de haut rang, au moins six journalistes de plusieurs médias ont reçu des menaces de mort de la part d’individus non identifiés à travers des messages privés et sur les réseaux sociaux. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se joint à son affilié sénégalais, le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) pour condamner ces actes d’intimidation contre les journalistes.

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Les journalistes Cheikh Omar Ndaw, Daouda Thiam, Yakham Mbaye, Zeynab Sankhare, Mame Maty Fall et Maimouna Ndour Faye ont affirmé être les cibles d’attaques verbales et avoir reçu des menaces de mort sur leurs réseaux sociaux pour avoir relaté des faits présumés de viol impliquant un dirigeant politique. 

« Ces tentatives d’entrave [à] la [liberté de la presse] sont INACCEPTABLES dans une République comme le Sénégal ! Au nom de [quel principe], des journalistes qui font leur travail devraient subir [la colère] de citoyens sénégalais allant jusqu’à leur nier le droit de vivre ? », a déclaré le SYNPICS sur sa page Facebook. 

Le syndicat sénégalais a appelé ses membres à ne pas sous‑estimer ces menaces, à les signaler publiquement et à déposer plainte formellement auprès des autorités. 

Le SYNPICS a également prié les journalistes de les contacter par mail (synpics@yahoo.fr) afin d’obtenir une aide en cas de poursuites judiciaires. Il a également appelé les dirigeants politiques à éduquer leurs militants sur les concepts de liberté de la presse et de démocratie. 

Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré : « La FIJ est particulièrement préoccupée par les nombreuses menaces de mort prononcées à l'encontre de journalistes sénégalais dans l’exercice de leurs fonctions. De telles menaces bafouent le droit fondamental de la liberté d’information garanti par la Constitution du Sénégal. Nous encourageons vivement les autorités à prendre ce problème au sérieux et à garantir la sécurité des journalistes menacés. »