La FIJ et la FEJ condamnent les répressions commises contre deux journalistes en Crimée

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et son groupe européen, la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), condamnent les agissements du Service fédéral de sécurité russe (FSB) en Crimée. Les deux fédérations accusent le FSB de harcèlement et d’intimidation à l’encontre des médias indépendants, après que la journaliste Nataly Kokorina a subi six heures de détention, vendredi dernier, et s’est vue refuser l’accès à une assistance juridique, alors que sa consœur, Anna Andrievska est accusée de complot contre l’État pour un article rédigé en 2014.

Les deux journalistes avaient travaillé pour le portail d’information du Centre pour le journalisme d’investigation en Crimée, et étaient chargées de donner des formations journalistiques. Après la prise de contrôle par la Russie de la Crimée, l’année dernière, le Centre, initialement situé à Simferopol, a été contraint de déménager à Kiev en raison des agressions, des actes d’intimidation et des restrictions juridiques que subissait son personnel de la part des autorités. Anna Andrievska avait rejoint Kiev au début du mois de mai 2014, mais sa famille est demeurée en Crimée.

Selon les signalements, les agents du FSB auraient organisé une descente aux domiciles des parents des deux journalistes, afin de fouiller les lieux. Ils ont retenu Nataly Kokorina et l’ont empêché de contacter son avocat. Elle a finalement été libérée après six heures de détention totalement injustifiées.


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