La FIJ choquée par les attaques contre les médias au Burundi

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) condamne vivement les attaques à l'arme lourde contre les médias à Bujumbura, la capitale du Burundi au cours des combats qui opposaient depuis mercredi 13 mai les partisans du coup d'état contre le président Pierre Nkurunziza et les forces loyalistes.

"Nous sommes choqués par ces attaques qui font peu de cas de la sécurité et la vie des journalistes et du personnel qui travaillent dans ces établissements transformés en champs de bataille", a commenté Jim Boumelha, le président de la FIJ. "A cet égard, ces actes constituent non seulement une atteinte grave à la liberté de la presse, mais leurs auteurs engagent leur responsabilité pénale devant le droit burundais et le droit international".

Les militaires qui ont soutenu le coup d'état ont attaqué jeudi matin la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB) après une diffusion d'un message du président Nkurunziza qui se trouvait en dehors du pays, forçant les médias audiovisuels à arrêter leurs émissions. Cette attaque suivait celle lancée la veille par la police et les forces loyalistes contre la Radio publique africaine (RPA) qui a été détruite par un tir de roquette. Une autre radio, Isanganiro, a fait l'objet d'une attaque et les deux radios, depuis, n'émettent plus. Ces dernières sont accusées par le gouvernement burundais d'être proche de l'opposition. Le général Godefroid Niyombare, qui commande les putschistes, avait annoncé le coup d'état sur les antennes de RPA.

La FIJ déplore l'attitude des belligérants contre les médias qui a privé le public burundais des informations sur la situation actuelle de leur pays. 

"Le déni d'accès à l'information n'est pas de nature à favoriser le dialogue et conserver l'unité du pays dans ces moments de crise", a conclu le président de la FIJ, qui a appelé "à la réouverture immédiate de tous les médias dans le strict respect de l'indépendance des journalistes."


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