La FEPALC appelle à une action internationale commune contre le meurtre du journaliste Moisés Sánchez au Mexique

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se joint à la Fédération des journalistes d’Amérique latine et des Caraïbes (FEPALC) FEPALC pour exprimer son bouleversement face à la confirmation de l’assassinat de Moisés Sánchez Cerezo, directeur et rédacteur en chef du quotidien La Unión, porté disparu dans l’État de Veracruz depuis le 2 janvier.

Une action unitaire a été lancée face à la cruauté de ce crime commis au Mexique contre les journalistes, dans le but d’interpeler l’État mexicain qui en est responsable par action ou omission.

Sánchez Cerezo est le premier journaliste mexicain abattu en 2015. Ce malheur réaffirme l’avertissement préalablement adressé à l’État de Veracruz, où, l’an dernier, Gregorio Jiménez de la Cruz avait subi le même sort que son collègue Sánchez (le corps avait été retrouvé trois jours après sa disparition).

L’assassinat de ce dernier s’ajoute à liste des neuf autres tués en 2014 dans les États d’Oaxaca, Guerrero, Veracruz, Zacatecas, Sinaloa et Tamaulipas.

La FEPALC estime qu’il est grand temps de freiner cette vague de violence et de combattre l’impunité. C’est pourquoi, elle approuve une fois de plus la revendication adressée à l’État mexicain de résoudre au moins l’un des cas, afin qu’il fasse preuve de la volonté de traduire en justice les auteurs des crimes contre nos collègues. Cette exigence, préalablement formulée lors de la Mission internationale du mois de septembre 2014, n’a toujours pas été satisfaite.

De plus, la FEPALC suit son syndicat mexicain dans toutes les actions que ce dernier entreprend pour mettre un terme à cette situation de violence contre les professionnels des médias. Le cas de Sánchez, pour lequel les enquêteurs pointent clairement du doigt le maire de Medellín, pourrait marquer un avant et un après dans cette série de crimes. Pour la FEPALC, cette affaire pourrait devenir l’exemple emblématique de justice rendue qui, par la suite, ferait très nettement comprendre aux ennemis des journalistes que leurs crimes ne resteront pas impunis.

28 janvier 2015

Celso Schroder

Président de la FEPALC

Zuliana Lainez

Sécrétaire des droits de l’Homme à la FEPALC