L’agression brutale d’un journaliste en Tunisie « ternit le sommet des Nations unies » selon la FIJ

La Fédération internationale des journalistes a apporté son soutien aujourd’hui à l’action des journalistes tunisiens qui interviennent auprès du gouvernement après l’agression brutale contre un journaliste français travaillant pour le quotidien français Libération. Les journalistes en Tunisie et dans le monde entier exigent du gouvernement tunisien qu’il trouve les responsables et les traduisent en justice.


Christophe Boltanski a été attaqué par plusieurs hommes dans une rue de Tunis, où il enquêtait sur la répression dont sont victime les défenseurs des droits de l’Homme. Il venait de publier un article intitulé « Manifestants tabassés par la police à Tunis ». Il a été roué de coups et poignardé dans le dos par quatre attaquants non identifiés près de son hôtel.


« Cette attaque révoltante, au cours de laquelle il apparaît que la police locale n’a rien fait pour lui porter secours, porte la marque d’un acte d’intimidation délibéré contre un journaliste indépendant », a dit Aidan White, secrétaire général de la FIJ.


« Intervenant à la veille de l’ouverture du Sommet mondial de la société de l’information, il s’agit d’un défi pour le régime tunisien et ses engagements à l’égard des principes du pluralisme et de la liberté d’expression. »


La FIJ soutient l’Association des journalistes tunisiens qui a protesté contre cette agression. Une délégation de l’AJT a rencontré le ministre de l’Intérieur durant le week-end et a exigé sans délai des actes pour trouver les responsables. « Nous soutenons pleinement les journalistes tunisiens, qui sont en colère et révoltés par cette attaque », a dit White.


Pour la FIJ, le sentiment de révolte à la suite de cet incident, y compris celui exprimé publiquement par son adhérent français, le Syndicat national des journalistes, va ternir le sommet dans son ensemble, à moins que le gouvernement n’agisse rapidement pour trouver les coupables.


Pour la FIJ, la Tunisie doit agir pour s’assurer que tous les journalistes soient autorisés à rendre compte librement et que tous les obstacles à la liberté d’expression soient levés, « et pas seulement pour la durée du sommet lui-même, mais de façon permanente ».


Parmi les organisations de défense de la liberté de la presse ainsi qu’au sein de la FIJ, il existe une préoccupation croissante à propos de la grève de la faim que poursuivent des défenseurs des droits de l’Homme, y compris le président du Syndicat des journalistes, qui protestent contre les violations des droits de l’Homme. Le gouvernement a dénoncé cette action sans répondre au souci largement répandu dans la communauté internationale et chez les journalistes concernant le manque de liberté de la presse dans le pays.


Voir également

Communiqué du Syndicat National des Journalistes (France)


Communiqué du Syndicat des Journalistes Tunisiens

Communiqué de la Fédération des journalistes italiens


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