La FIJ demande la libération immédiate d’un directeur de radio au Tchad

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui à la libération immédiate de Tchanguiz Vatankhah, directeur de Radio Brakoss (à 600 Km de N’Djamena) et président de l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT).


« Tchanguiz Vatankhah est détenu au secret depuis le 28 avril, et nous n’avons été informé que ce 2 mai qu’il se trouve au Commissariat central de N’Djamena par le ministre délégué chargé des droits de l’homme » a déclaré Evariste Ngarlem Toldé, président de l’Union des Journalistes du Tchad. « Aucun motif officiel n’a été invoqué pour son arrestation ».


La veille de son arrestation le 28 avril, Tchanguiz Vatankhah a eu la visite d’agents de la surveillance du territoire qui lui ont demandé une copie d’un récent communiqué de presse qu’il a diffusé au nom de l’URPT. Dans ce communiqué, l’organisation demandait notamment le report de l’élection présidentielle. Vatankah avait également confié au Président de l’Union des Journalistes du Tchad avoir eu des menaces par téléphone après la publication de ce communiqué qui serait à l’origine de sa détention.


Tchanguiz Vatankhah qui est d’origine iranienne et vit au Tchad depuis plusieurs années avait déjà été emprisonné en 2005 et menacé d’expulsion. Le ministre délégué chargé des droits de l’homme a déclaré à une délégation de l’Union des journalistes du Tchad « s’engager sans rien promettre pour une libération la semaine prochaine du directeur de Radio Brakoss, en raison de la tenue de l’élection présidentielle cette semaine ».


« Nous nous opposons fermement à ce délai injustifié d’une semaine dont fait allusion le ministre délégué chargé des droits de l’homme et exigeons la libération immédiate de Tchanguiz Vatankhah » a déclaré Gabriel Baglo directeur du bureau Afrique que de la FIJ. « Nous renouvelons l’appel que nous avons lancé au Président Idriss Deby Itno, le 25 avril dernier devant la dégradation de la situation sécuritaire au Tchad, afin qu’il s’implique personnellement pour que les journalistes puissent exercer leur métier en toute sécurité et en toute liberté », a ajouté M. Baglo.


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