FEJ Assemblée Générale 2000 - Rapport

Assemblée générale annuelle de la FEJ

Nüremberg, 26 au 28 mai 2000


LA FEJ ET SON AVENIR: SYNDICALISER DANS L'UNITE ET SOLIDARITE AVEC LES FREELANCES



Compte rendu



Vendredi 26 mai 2000 – Maison des Syndicats



SYNDICATS DE JOURNALISTES ET FREE-LANCES


Gustl Glattfelder, président du Comité directeur de la FEJ, ouvre la séance et accueille tous les participants à la première session de l'assemblée générale annuelle, centrée autour des syndicats de journalistes et des free-lances. Il souligne l'importance d'incorporer les intérêts des journalistes indépendants dans les principales activités syndicales et propose d'examiner des exemples concrets et pratiques émanant de syndicats affiliés qui ont permis d'améliorer la situation d'ensemble des free-lances.


Tutta Runeberg, présidente du FREG (Groupe d'experts de la FEJ pour les free-lances) présente brièvement les priorités du programme de travail du FREG depuis la dernière AGA. Elle remercie le Secrétariat pour son aide au service du FREG et exprime l'espoir qu'au cours de la présente réunion, quelques propositions à inclure dans le futur programme de travail pourront être adoptées.


ACTIONS SYNDICALES EN FAVEUR DES JOURNALISTES INDEPENDANTS : EXEMPLES EMANANT DE SYNDICATS AFFILIES


Doris Stoisser, kmfB (Autriche), signale que plus de la moitié des adhérents au kmfB sont des indépendants. Dans le passé, le syndicat n'avait négocié aucun règlement ni accord couvrant les free-lances dans la presse écrite. Il y a eu un très bon accord pour la presse numérique, qui a été adopté par l'association des éditeurs et par le syndicat. Toutefois, le principal membre de l'association des éditeurs a quitté celle-ci, ce qui a eu pour effet d'invalider l'accord.


Elle a évoqué la situation des "indépendants permanents", dont le nombre s'élève à quelque 7.000 en Autriche. Leur présence en nombre croissant dans la station de radiotélévision publique ORF a suscité une nouvelle prise de conscience parmi eux. Leur liste a été dressée. Ces "indépendants permanents" ont exigé d'être respectés, de prendre part aux comités d'entreprise et d'accéder à un minimum de protection sociale, y compris à des fonds de retraite. Cette campagne a été entièrement couronnée de succès.


Plusieurs indépendants représentent les intérêts de leurs pairs dans les comités d'entreprise, comme Doris Stoisser elle-même. Quelques questions sont posées concernant l'activité des indépendants au sein du comité d'entreprise, se rapportant notamment à la possibilité pour eux d'agir dans les comités d'entreprise, aux compensations financières ou aux futures relations de travail dans l'entreprise.


Jusqu'à présent, les relations entre journalistes indépendants et salariés ont été bonnes. Environ 30 free-lances sont présents dans 100 comités d'entreprise. Selon Doris Stoisser, leur présence modifie la situation au niveau de la négociation et permet d'attirer l'attention sur leurs besoins.


En ce qui concerne les conventions collectives, elle mentionne la tentative d'obtenir une convention pour les free-lances, mais qui a échoué à cause de la mauvaise volonté des éditeurs. Ces derniers exigeaient une clause prévoyant la cession intégrale de tous les droits d'auteurs. Cependant, les free-lances ont obtenu l'appui du directeur de l'ORF en vue de négocier une convention.


Doris Stoisser explique qu'un glissement de la politique vers des contrats mieux réglementés pour les free-lances impliquerait que les journalistes salariés devront accepter certaines compensations. Par conséquent, il s'agira d'une question de solidarité et de pouvoir, pour autant que les journalistes indépendants finissent par obtenir une bonne convention.


Italie : les free-lances cherchent à être reconnus dans la convention collective nationale


Simona Fossati, FNSI, FREG, évoque la situation des journalistes indépendants ces dernières années en Italie. Elle qualifie la situation récente des free-lances comme celle d'une exploitation totale et d'une dérégulation des marchés médiatiques. Le combat mené par la FNSI contre cette dérégulation et afin d'obtenir certains droits en faveur des journalistes indépendants a pris naissance en 1997 en Italie du Nord, surtout en Lombardie, région dans laquelle sont concentrés les principaux groupes de presse.


La lutte a commencé à Milan, et la FNSI à Rome s'est rendu compte qu'il fallait faire quelque chose pour les free-lances. Un service national a été instauré à leur intention. Pour la première fois, le syndicat acceptait d'incorporer les indépendants dans la convention nationale. Mais les négociations avec les éditeurs se sont avérées difficiles, et actuellement, la FNSI s'est engagée dans une vaste campagne s'adressant à l'ensemble de la société, afin de mobiliser l'attention des lecteurs sur son enjeu, c'est-à-dire celui 'd'être informés grâce à une information fiable'. Par l'intermédiaire du gouvernement, la FNSI a exercé des pressions afin de faire revenir les éditeurs à la table des négociations.


Allemagne : présentation d'une nouvelle base de données pour les indépendants


Michael Hirschler, responsable du DJV pour les journalistes indépendants, a évoqué la nouvelle base de données pour les free-lances, présentée comme un service de ce syndicat à leur seule intention. Il signale que les adhérents comme les non-adhérents peuvent demander à y être inclus (http://freie.djv.de). Elle est accompagnée d'un moteur de recherches sur certains domaines et thèmes particuliers. Jusqu'à ce jour, environ 1100 journalistes ont demandé leur incorporation. Il offre aux membres de la FEJ de bénéficier également de ce service.


Entre-temps, puisque cette base de données est uniquement en allemand, celle-ci ne pourrait avoir de l'intérêt que pour les indépendants à la recherche de rédacteurs et d'éditeurs germanophones, ou estimant que ces derniers pourraient collaborer avec eux d'une autre manière.


Les organisations de la FIJ désireuses de mettre au point une pareille base de données pour leurs propres journalistes indépendants pourraient acquérir le système auprès de l'entreprise Internet qui l'a créé pour le DJV. Si elles sont intéressées, ces organisations devraient tout d'abord prendre contact avec le DJV.


Allemagne : présentation d'un projet de mise en réseau et de consultation en faveur des free-lances.


Gunter Haake, IG Medien et membre du FREG, présente un projet de IG Medien relatif à la consultation et à la mise en réseau de journalistes indépendants, soutenu par le Ministère fédéral allemand de l'éducation et des sciences. Au cœur du projet figure une initiative émanant du Ministère de l'éducation et des sciences, qui concerne la création de micro entreprises selon un concept fondé sur l'expérience issue de projets syndicaux et de consultation d'indépendants de IG Medien, tel que celui dénommé Online Forum Telework. Le groupe cible est composé de free-lances travaillant dans des entreprises médiatiques, culturelles et de communication. Ce service devrait proposer des informations relatives aux emplois et des structures d'appui à une mise en réseau entre indépendants. Il servira de bureau virtuel de consultation, où des experts pourront être interrogés via un centre d'appels. Un serveur central incorporant la technologie HTML, présent à la fois sur l'Internet public et l'Intranet des consultants sera installé.


Gunter Haake souligne ses avantages, tant pour les clients que pour le syndicat :

ü Rapidité de fonctionnement ;

ü Etendue des compétences ;

ü Souplesse ;

ü Concentration sur les priorités/ en déchargeant les travailleurs syndicaux ;

ü Contrôle des opportunités telles que la gestion et le transfert des connaissances ;

ü Aide financières pour les non-adhérents ;

ü Avantages par rapport aux concurrents (ex. Syndicat des travailleurs de la métallurgie).


Il mentionne que l'Internet deviendra l'outil central pour l'échange des informations, l'établissement de listes de publipostages et de "pages jaunes", la mise en oeuvre de forums de discussions, la publicité sur les projets de IG Medien afin de commencer à vendre des services.


Etant donné que le projet ne sera financé que pendant trois ans, le syndicat doit réfléchir à d'autres possibilités de rentrées ou de ressources financières, afin de pouvoir continuer à fonctionner après la fin de son financement par des fonds publics.


Gunter Haake signale à l'assemblée que le projet démarrera le 1er juin, et que la consultation pourra véritablement débuter au mois de septembre.


Il espère que ce projet permettra à IG Medien d'évaluer les stratégies syndicales traditionnelles et les hiérarchies existantes. Il faut trouver de nouveaux moyens de syndicaliser les travailleurs des réseaux numériques.


Grande-Bretagne & Irlande : mise en réseau de free-lances


Au début de sa présentation, Ronan Brady (NUJ) fait mention d'un accord favorable pour les photographes d'Irlande. Un groupe de photographes s'est organisé vis-à-vis du Irish Mirror, qui s'était montré extrêmement injuste en matière de rémunérations. Les photographes sont parvenus à en boycotter les activités.


Il décrit les principaux problèmes des journalistes indépendants en Irlande et conclut que le mot d'ordre est et doit rester celui de "solidarité", auquel devront se conformer tant les journalistes indépendants que les salariés.


DJ Danemark : solidarité syndicale en faveur des free-lances


Soren Wormslev, DJU, évoque les mutations survenues dans les structures du travail dans le domaine des médias. Auparavant, un petit nombre d'indépendants fournissaient des articles à différents éditeurs, dont la plupart n'avaient pas de salariés à leur service. A présent, le nombre des free-lances est en train de s'accroître, dont la plupart ne travaillent que pour un ou deux éditeurs ou radiotélévisions. Une majorité des éditeurs emploient un certain nombre de journalistes salariés.


Selon lui, le Syndicat des journalistes danois compte environ 10 % de free-lances pour l'ensemble de ses adhérents. Les principales questions sont de savoir comment le syndicat peut aider les indépendants et comment intégrer ceux-ci dans la structure syndicale.


Il faudrait également savoir si ces indépendants préfèrent travailler de façon tout à fait autonome, ou s'il faut les intégrer davantage dans les activités syndicales générales. Les free-lances se sont rendus compte qu'ils ne pourraient atteindre leurs objectifs en agissant isolément.


Quels services le syndicat peut-il offrir aux indépendants ? Par exemple un emploi de responsable pour les free-lances à l'intérieur du syndicat ? Soren Wormslev n'est pas d'accord avec cette idée, puisque les autres responsables s'occupent déjà de questions particulières, droits des auteurs, contrats, etc. Cependant, il pourrait y avoir un coordinateur pour les indépendants.


Il signale que l'objectif consistant à faire figurer les problèmes des indépendants dans les programmes généraux d'activité des syndicats est déjà en cours de réalisation. Il évoque également les recommandations sur les honoraires minimum des free-lances que le syndicat s'est chargé d'éditer.


Il insiste sur le fait qu'actuellement, toutes les conventions collectives incorporent des points particuliers qui concernent les indépendants. Les journalistes salariés se rendent compte qu'ils doivent collaborer avec les indépendants, car autrement, leurs conditions de salariés pourraient en pâtir.


Voici quelques années, les journalistes de la radio et de la télévision exigeaient aussi des barèmes plus élevés pour les free-lances, admettant l'idée que cela entraînerait une diminution ou l'absence de toute augmentation salariale pour les employés.


Les éditeurs s'opposent à cette tendance et ne tolèrent pas que les free-lances soient également représentés dans les comités d'entreprise.


En conclusion, Soren Wormslev signale que jusqu'à ce jour, le Syndicat des journalistes danois a négocié 19 conventions collectives internes en faveur des journalistes indépendants.


Suède : une société de services syndicaux pour les indépendants


Pour Ann-Marie Schröder, (SJ Suède), les journalistes indépendants sont bien intégrés dans le Syndicat des journalistes suédois. Une mise en réseau contribue à favoriser la compréhension mutuelle. Elle cite l'exemple du free-lance possédant des compétences multiples et remplissant de nombreuses tâches, qui doit faire face à différents problèmes et besoins auxquels doit pouvoir répondre le syndicat. Le syndicat suédois a entamé un débat sur la façon de répondre aux besoins croissants des indépendants et décidé d'instaurer une société de services à leur intention. Cette société de services (Frilans Journalisternas Service AB) a été instituée en janvier 1999.


Elle dispose d'un comité directeur, composé de cinq membres, dont trois sont des indépendants. 5 à 7 conseillers responsables pour les free-lances donnent des avis et sont répartis sur tout le territoire national. Une personne dirige la société depuis le syndicat.


Afin de financer cette société, la cotisation syndicale générale est scindée en deux parties, dont l'une sert exclusivement à financer la gestion de la société de services.


Elle explique que la participation dans la société est volontaire. Les tâches de cette dernière consistent à fournir de l'aide en matière de comptabilité, des services sanitaires, des assurances taillées sur mesure, un répondeur téléphonique, etc.


Le syndicat a grandement favorisé la mise en place de cette société, laquelle a acquis une certaine expérience et commence à élaborer de nouveaux services.


Elle suggère que d'autres syndicats comptant des indépendants parmi leurs affiliés apportent leur soutien à une telle société de services.


Débat


Gustl Glattfelder accorde lui aussi de l'importance à une mise en réseau entre des free-lances et des groupes spécialisés, qu'ils s'agisse de radiotélévisions, de photographes ou d'autres créateurs, comme vient de le mentionner Ronan Brady. Il souligne le fait qu'il est très utile de savoir ce que gagnent les personnes appartenant à une même catégorie ou à une autre. Les syndicats devraient encourager les free-lances à instaurer leurs propres réseaux. Son syndicat a décidé de placer les indépendants au centre des négociations de cette année dans le cadre d'un nouveau contrat collectif.


Athanase Papandropoulos (Syndicat de journalistes de la presse périodique) demande de définir un journaliste indépendant par rapport à un "véritable journaliste". En Grèce, il y a environ 8.000 journalistes free-lances et 4.000 journalistes officiels.


Il fait allusion au très grave problème de la Grèce, où les journalistes indépendants ne peuvent adhérer aux syndicats de journalistes. Il ajoute que cette situation est exploitée par des syndicats dénués d'esprit démocratique et par l'Etat.


Il propose d'analyser la situation des free-lances dans toute l'Europe, et de prendre en compte les problèmes particuliers à l'Europe méridionale.


Il évoque également la difficulté liée à la reconnaissance de la carte de presse de la FIJ par les institutions européennes.


Michel Diard (SNJ-CGT), fait référence aux différences approches dans le journalisme indépendant : pigistes, indépendants 'volontaires' et indépendants 'forcés'. En France, les indépendants, désignés sous l'appellation de pigistes, bénéficient d'une protection sociale et sont défendus par les syndicats français. Dans ce pays, 30 % des journalistes sont des pigistes.


Il reconnaît que le modèle de protection sociale ne cesse de s'affaiblir. Il exprime ses préoccupations sur le fait que la mondialisation, allant de pair avec une précarisation, sera de nature à affaiblir les syndicats. Plus important encore, il convient de préserver le statut du pigiste afin que celui-ci ne devienne pas un travailleur indépendant privé de toute protection.


Selon lui, la question de la représentation des indépendants dans les comités d'entreprise dépend normalement des législations nationales du travail respectives.


AUTORITES DE LA CONCURRENCE ET CADRE JURIDIQUE


Soren Wormslev fait état d'une directive européenne en matière de concurrence dont se servent les éditeurs pour contrecarrer les recommandations syndicales en matière de tarifs. Le syndicat des journalistes danois a intenté une action en justice, et la Cour d'appel danoise a décrété que l'élaboration de recommandations tarifaires pour les journalistes indépendants était une chose autorisée. Il a été convenu que le syndicat publierait des exemples de différentes exigences particulières, mais non des barèmes tarifaires. (Le texte de l'Arrêt de la Cour peut être obtenu auprès du Secrétariat de la FEJ/FIJ).


Tutta Runeberg informe l'assemblée des récentes actions de lobbying pratiquées auprès du Parlement européen et de la Commission. Elle fait référence aux lignes directrices pour l'emploi 2000, qui s'adressent aux PME et qui pourraient être utilisées par les free-lances.


Gunter Haake critique le caractère très abstrait du débat. Il est davantage intéressé par des activités pratiques et se demande ce dont ont réellement besoin les journalistes indépendants.


De nouveaux mécanismes sont nécessaires pour pouvoir agir en faveur des free-lances et rechercher des appuis financiers pour des projets. Une des questions est de savoir comment les free-lances peuvent bénéficier des systèmes de protection sociale. Il n'est nullement nécessaire et il n'y a aucun moyen de définir les indépendants.


Il conclut par ces mots : 'nous ne pouvons combattre les autorités de la concurrence. Il nous faut plus de débats afin de savoir ce que l'on entend par tarifs justes et équitables".


REMARQUES CONCLUSIVES


Aidan White, Secrétaire général, mentionne que d'après l'étude réalisée par la FIJ pour l'OIT, il ressort que le journalisme est un domaine d'activités en expansion, surtout dans les services numériques par l'intermédiaire des services des quotidiens traditionnels.


Il insiste sur le fait que de nombreuses personnes pratiquant aujourd'hui le journalisme ne se reconnaissent pas comme des journalistes professionnels, ni ne sont intéressées de faire toute leur carrière dans le journalisme. Les syndicats doivent relever ce défi extrêmement grave qui consiste à syndicaliser cette nouvelle catégorie en expansion en adoptant des méthodes et des voies nouvelles. Il souligne que tout ceci n'a rien à avoir avec un refus ou une acceptation de la précarisation.


Le Secrétaire général réaffirme que les syndicats ne peuvent retourner aux formes traditionnelles de syndicalisation, sous peine de perdre un temps précieux. La question est de savoir comment utiliser les ressources existantes. Il félicite les syndicats qui ont présenté leurs différents projets, qu'il s'agisse du projet sophistiqué d'IG Medien ou du processus actuellement mis en place en Italie.


Le rôle de la FEJ consiste à diffuser l'information sur les différentes formes de prestations de services. Elle pourrait aussi aider les syndicats à obtenir des fonds européens en vue de financer des initiatives en matière de formation.


Il signale que la veille, l'UE n'avait pas réussi à réunir un consensus à propos de la directive sur les droits d'auteur, ce qui ne l'empêche pas d'adhérer à son slogan "le contenu est roi" et d'offrir des services de formation.


Il propose également de créer une base de données de la FEJ sur le modèle de celle du DJV. Il conviendrait d'encourager le débat dans d'autres domaines, notamment à propos de la Grèce.


Les syndicats devraient se rendre mutuellement service, en organisant une sorte de mise en réseau entre eux.


Nous pourrions utiliser plus efficacement les outils de l'Internet et définir deux ou trois mesures pratiques pour cette année, dit-il en conclusion.



Samedi 27 mai et dimanche 28 mai 2000 – Club de la Presse



(1) ACCUEIL DES PARTICIPANTS - ABSENTS EXCUSES


Le président du Comité directeur Gustl Glattfelder (DJV) ouvre l'assemblée générale annuelle et demande à Wolfgang Mayer, en sa qualité d'hôte à Nüremberg d'accueillir les participants. Wolfgang Mayer (IG Medien) présente un bref exposé sur l'histoire de la presse à Nüremberg. Citant l'exemple du journaliste Johann Weinreich, qui fut emprisonné en 1612 pour avoir protégé ses sources, il souligne que l'histoire des violations de la liberté de la presse remonte à plus de 400 ans.


Le président remercie le Secrétariat de la FEJ pour le travail qu'il accompli, salue Renate Schroeder à son retour de son congé de maternité et souhaite la bienvenue à Patricia Stockeyr, la nouvelle secrétaire qui a pris la succession de Patricia Salvan en novembre 1999. Il la remercie en particulier pour avoir assumé la rénovation du site Internet de la FEJ, qui a permis de rajeunir le profil informatif de cette dernière. Il remercie également IG Medien et le Deutscher Journalisten Verband pour avoir accueilli la rencontre.


Il attire l'attention de l'assemblée sur les récents événements tragiques survenus en Espagne et en Sierra Leone, et leur demande d'observer une minute de silence à la mémoire des dernières victimes en date, José Luis Lopes de Lacalle, assassiné à Saint-Sébastian, Miguel Gil Moreno et Kurt Schork, tués en Sierra Leone.


Cette année, l'AGA rassemble 46 journalistes, représentant 30 syndicats dans 21 pays. Il note l'absence de syndicats d'Europe centrale et orientale et espère que des solutions pourront être trouvées pour que, grâce à la réforme de la FEJ, ces syndicats soient incités à s'affilier ou à se réaffilier à la FEJ.


Il accueille en qualité d'observateur Thomas Bernhard, de la section journalistes du nouveau syndicat helvétique Co-Media. Cette section journalistes, qui constituait précédemment le Syndicat des journalistes suisses, s'affiliera à la FEJ en 2001.


Pour le président, la tâche principale de l'AGA doit consister à poursuivre le débat sur l'avenir de la FEJ.


Il note les excuses transmises par les associations de journalistes hongrois et lituaniens, ainsi que celles des organisations invitées, à savoir la Fédération internationale des acteurs (FIA), la Confédération européenne des syndicats (CES) et l'Union européenne de radiodiffusion (UER). Il donne lecture à haute voix d'un courrier d'Emiglio Gabaglio, Secrétaire général de la CES, dans lequel il exprime à l'assemblée de la FEJ ses vœux de réussite et son souhait de la voir poursuivre ses appréciables activités. Il félicite en particulier la FEJ, la FIJ et Aidan White pour avoir œuvré considérablement en faveur de la liberté de la presse en Serbie.


(2) ADOPTION DES REGLES DE TRAVAIL


Les règles de travail sont adoptées (une abstention)


(3) APPROBATION DE L'ORDRE DU JOUR


L'ordre du jour est approuvé à l'unanimité.


(4) COMPTE RENDU DE L'AGA DES 19 ET 20 JUIN 1999 A BRUXELLES


Le compte rendu de la dernière AGA est approuvé et adopté.


(5) DROITS DE VOTE ET DECISIONS EN MATIERE D'AFFILIATIONS


Le président signale que la CFDT n'a aucun droit de vote puisqu'elle n'a pas payé ses cotisations depuis sa réintégration dans la FEJ.


Mario Guastoni, SNJ, souligne qu'officiellement, la CDFT est réaffiliée l'année dernière. Le président fait allusion à des problèmes financiers et espère qu'entretemps, l'organisation se sera mise en règle.


Le président signale que la Communauté des journalistes hongrois a pris un arrangement et dispose du droit de vote. Le Syndicat des journalistes lituaniens a lui aussi pris un arrangement. Le Syndicat des journalistes roumains, qui n'a plus payé ses cotisations depuis trois ans, n'a aucun droit de vote. Il est espéré qu'une solution pourra être trouvée.


Il attire également l'attention des participants sur une erreur dans le rapport financier en ce qui concerne Co-Media, qui a décidé de ne s'affilier à la FEJ qu'en 2001 au lieu de 2000.


Ronan Brady (NUJ Irlande), demande ce qu'il en est du renouvellement des affiliations des syndicats des Balkans dont il avait été convenu lors de la dernière AGA. Le président explique que peu de choses ont changé, le FIJ restant le principal organe de contact pour les syndicats des Balkans.


Aidan White, Secrétaire général signale que la FIJ apporte un réel appui financier à ces syndicats, puisqu'ils sont en crise. Ronan Brady insiste sur le fait que la FEJ a certaines responsabilités envers la région des Balkans.


Mark Turnbull (NUJ) demande si un dialogue a eu lieu avec le NVJ. Le président répond que le NVJ a présenté des excuses, qu'il est intéressé par les activités de la FEJ mais qu'il connaît des difficultés financières.


Il mentionne encore le problème qu'éprouve le NVJ à payer le droit d'utiliser le logo FIJ qu'il reproduit sur ses cartes de presse nationales. Cette somme correspond au montant de sa cotisation à la FEJ.


Il conclut en disant qu'il en sera discuté lors de la prochaine réunion du Comité exécutif de la FIJ.


Désignation du "Comité électoral"


L'assemblée propose que les personnes suivantes soient appelées à siéger au Comité électoral" :


Ø Alexander Baratsis-Altempergen

Ø Soren Wormslev

Ø Athanase Papandropoulos


Les candidats proposés acceptent leur nomination et sont admis officiellement à constituer le Comité électoral.


Désignation des scrutateurs


L'assemblée propose les noms de :


Ø Tore Sjolie

Ø Ronan Brady


au titre de scrutateurs.


Les candidats proposés acceptent et sont officiellement admis en qualité de scrutateurs.


(6) RAPPORTS


Rapport du Comité directeur


Le président expose brièvement le suivi des résolutions adoptées l'année précédente. Le FREG s'est chargé de la résolution sur les free-lances. Le Secrétariat de la FEJ a également introduit une demande de financement auprès de l'UE en vue d'un séminaire, mais elle a été rejetée.


A propos de la Résolution sur les droits d'accès des travailleurs aux ordinateurs des entreprises, il indique aux participants qu'un questionnaire a été diffusé parmi les syndicats affiliés en vue d'enquêter sur les besoins en la matière. Seule la FNSI y a répondu positivement.


En ce qui concerne la Résolution sur l'éthique des médias, le Secrétariat de la FEJ a mené une action de monitorage au niveau de l'UE, en collaboration avec le Comité directeur. La Commission préserve le concept de l'autorégulation dans toutes ses communications et ses directives. Le Comité directeur a eu un entretien avec la Commissaire Reding et a convenu d'organiser à l'automne un séminaire sur l'éthique, conjointement avec les éditeurs. Pour la résolution sur le Parlement européen, il fait référence au document relatif à un lobbying professionnel dans l'UE rédigé par la responsable des affaires européennes et à la lettre de campagne adressée à tous les parlementaires européens.


Alf Lindberg, membre du Comité directeur, prend le relais de la présidence. Soren Wormslev propose de mentionner dans un rapport écrit les activités de suivi des résolutions. Le président estime qu'un rapport verbal pourrait bénéficier d'une plus grande attention.


Le président mentionne que les recommandations du Comité directeur sur le futur programme de travail de la FEJ seront discutées plus amplement sous le point 9. Il fait référence aux deux principales activités de l'année, à savoir "la réunion sur son avenir" et le lobbying après des institutions européennes.


Pour les négociations collectives, il évoque la constitution du groupe pour les négociations collectives et mentionne les noms des membres qui en font déjà partie.


Michael Klehm (DJV), présente un exposé sur la réunion du Groupe pour les CEE. Selon lui, un nouveau séminaire devrait avoir lieu au sujet de CLT UFA, afin de traiter également de la nouvelle fusion entre CLT et Pearson.


Tutta Runeberg, présidente du Groupe d'experts pour les free-lances, fait référence aux conclusions adoptées en novembre 1999 par le séminaire sur les free-lances. Les syndicats affiliés devraient agir en s'y conformant.


Björn Mansson donne un bref aperçu sur la proposition d'accès aux documents, qui est actuellement débattue au Parlement européen et au Conseil des ministres. Il s'apprête à diffuser le texte sur l'état d'avancement des négociations auprès du Groupe du Conseil.


Le rapport du Comité directeur est approuvé sans autres commentaires.


Rapports nationaux


Le président indique que des rapports nationaux ont été dressés par les six syndicats suivants : Syndicat des journalistes des quotidiens d'Athènes, Communauté des syndicats hongrois, Société slovène, CGT-USJ France, NUJ Grande-Bretagne et Irlande.


Il invite les présentateurs à faire un bref exposé des questions revêtant une véritable importance.


Grande-Bretagne


Mark Turnbull mentionne l'AGA du NUJ et s'excuse de ne pouvoir en présenter un compte rendu écrit. Selon lui, grâce à l'adoption de la loi sur les droits liés à l'emploi, les travailleurs sont en train de récupérer une partie de leurs droits au RU. Il mentionne la journée d'action spéciale organisée par le NUJ le 6 juin sur "l'équité au travail". Il évoque en outre l'affaire Martin Bright, menacé d'emprisonnement pour avoir refusé de dévoiler ses sources. La FEJ pourrait devoir intervenir en sa faveur, pour la sauvegarde de la liberté de la presse. Le NUJ compte 1.000 nouveaux adhérents dans ses rangs, ce qui a aidé le syndicat à payer ses cotisations à la FEJ et à la FIJ.


Finlande


Björn Mansson évoque le rapport du syndicat finlandais sur un projet destiné en particulier aux journalistes épuisés et stressés. Pekka Laine, président du syndicat finlandais, informe l'assemblée des fondements et des objectifs du plus important projet jamais mené par son organisation.


Norvège


Selon Tore Sjolie, des négociations sont actuellement en cours en Norvège dans les secteurs de la presse écrite et de la radiotélévision. Dans les deux catégories, les droits des auteurs constituent le problème central. Les journalistes norvégiens de la presse écrite pourraient entamer un mouvement de grève pendant la durée du sommet de Londres sur les droits des auteurs et demander à la FEJ de leur manifester sa solidarité.


Espagne


Paco Audije (CCOO) signale qu'en Espagne, les syndicats s'activent fortement à tenter de négocier la première convention nationale avec les éditeurs. Selon lui, une forte pression a été nécessaire afin que les éditeurs soient officiellement reconnus comme un partenaire social. Une réunion importante rassemblant 300 journalistes de toute l'Espagne, signe de la forte unité entre les syndicats espagnols, va être organisée.


Les syndicats de presse espagnols et portugais ont assisté à une rencontre pays ibériques -Amérique latine avec des journalistes latino-américains.


Juan Antonio Prieto, FAPE, évoque l'assassinat du journaliste basque et l'historique du problème, en insistant sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'un cas unique. En réalité, plusieurs journalistes ont été la cible d'attentats terroristes au Pays Basque.


République tchèque


Irena Valova mentionne le rapport national dressé par le Syndicat des journalistes de République tchèque, qu'elle a apporté en cours de réunion. Elle expose les évolutions récentes et les luttes à l'intérieur de son syndicat, qui a l'ambition d'acquérir une envergure professionnelle. Elle insiste sur la situation extrêmement difficile et pénible de la République tchèque, où il n'existe rien de ce qui pourrait ressembler à des institutions médiatiques indépendantes.


Elle signale également qu'une nouvelle législation sur la radiotélévision est actuellement débattue au parlement. Elle propose que la FEJ s'occupe de traiter les disparités entre les normes de l'UE et celles des pays non membres. Elle indique qu'en République tchèque, il n'existe aucune législation en matière de concurrence, ni aucune loi destinée à régir la mise en œuvre de conventions collectives.


Danemark


Mogens Blicher Bjerregard (DJ), évoque les jugements en faveur de la liberté de la presse obtenus devant des tribunaux danois. Le 28 janvier, la Haute cour danoise a déclaré à l'unanimité que les 12 entreprises de presse et leurs photographes n'avaient pas à remettre à la police les photos, publiées ou non, ainsi que les films sur les émeutes survenues dans des banlieues de Copenhague en novembre de l'année précédente. La Haute Cour a donc décrété que ce matériel ne devait pas être transmis à la police, car sinon "les médias seraient à considérer comme le bras armé de la police" … et que par conséquent, ils perdraient toute neutralité et toute impartialité, ce qui amoindrirait leurs conditions de travail et par conséquent leurs possibilités d'offrir une bonne information au public”.


Pour lui, "c'est une victoire extrêmement importante pour la liberté d'expression, non seulement au Danemark, mais aussi dans tous les pays couverts par la Convention européenne des droits de l'homme".


Italie


Rodolfo Falvo (FNSI), fait état du renouvellement du contrat national des journalistes et des difficultés qu'il a soulevées. Les éditeurs ont refusé de discuter de la réglementation relative au journalisme dans les réseaux numériques ainsi que de l'incorporation des journalistes indépendants dans le contrat national. La FNSI a organisé une grève nationale de quatre jours. Cependant, la Fédération des éditeurs italiens n'a pas encore réagi. Une campagne destinée au public italien a débuté, menée à l'aide d'un autobus qui sillonne tout le pays. La FNSI a organisé une exposition sur l'histoire de la presse italienne, ainsi que des débats et des conférences.


Il annonce en outre que le 31 mai, différents quotidiens européens publieront sur une demi page un texte sur les principaux problèmes inhérents au journalisme sur l'Internet et dans les services numériques. Cette stratégie est dirigée vers les citoyens. En Italie, 200 cartes postales seront diffusées auprès des lecteurs achetant des journaux. Cette campagne n'est pas simplement centrée sur le nouveau contrat, mais aussi sur les problèmes des journalistes travaillant sur l'Internet et dans les nouvelles technologies.


Il conclut en disant que le nouveau problème à résoudre constitue un défi énorme pour l'avenir du journalisme indépendant, y compris pour la protection des free-lances ainsi que pour la légitimité et la dignité des journalistes.


Irlande


Ronan Brady (NUJ Irlande), présente un rapport sur l'Irlande en faisant référence au document distribué aux membres de l'AGA. Il mentionne la victoire importante obtenue par Ed Moloney en matière de protection des sources, en soulignant l'aide importante que lui ont apportée la FEJ et la FIJ.


Il évoque encore la nouvelle législation sur les droits d'auteur actuellement débattue au parlement irlandais, laquelle, si elle n'était pas amendée, constituerait un énorme pas en arrière pour les journalistes salariés.


Grèce


Fanny Petralia (Syndicat des journalistes de la presse quotidienne d'Athènes), attire l'attention sur les nouvelles formes de journalisme, notamment sur les réseaux numériques. Elle insiste sur la nécessité de réglementer ce secteur en croissance et exige des conventions collectives pour les journalistes des services numériques.


Athanase Papandropoulos (Syndicat des journalistes de la presse périodique), signale deux problèmes importants, qui sont au cœur des préoccupations de son syndicat.


(1) Ce dernier a mené une étude sur la situation des free-lances dans le secteur des magazines. Parmi les 12.000 journalistes que celui-ci emploie, 8.000 sont des indépendants. Une loi grecque interdit aux syndicats d'admettre des indépendants dans leurs rangs. Cette loi doit être abrogée.


(2) Un problème de plus en plus grave est celui de la sévérité extrême de la législation grecque en matière de diffamation. Il informe l'assemblée des actions menées à l'encontre du journaliste Manolis Vasilakis par le ‘Réseau 21 grec’, qu'il considère comme une sorte de persécution éthique, morale et professionnelle. Il met en garde la FEJ sur le fait que si cette loi devait être instaurée dans d'autres pays européens, la liberté de la presse pourrait être gravement menacée.


France


Mario Guastoni (SNJ) mentionne que le SNJ et d'autres syndicats français ont obtenu gain de cause lors d'actions intentées en matière de droits d'auteur. Il fait encore allusion à l'initiative des syndicats français, dont les syndicats de presse français, en vue de réduire la durée du travail à 35 heures par semaine.


Mario Guastoni fait remarquer que les groupes d'experts FEJ/FIJ semblent travailler de façon trop traditionnelle. Le journalisme dans les réseaux numériques doit être inclus dans le cadre professionnel du journalisme. Il propose d'instaurer un groupe de travail sur le journalisme dans les réseaux numériques. Les syndicats doivent affronter le problème de la crédibilité des informations journalistiques fournies dans les réseaux numériques.


Gustl Glattfelder signale qu'en Allemagne, le conseil de presse, qui ne s'occupait jusque-là que de la presse écrite, est en train d'étendre ses activités à la presse électronique. Il a fallu beaucoup de temps pour parvenir à convaincre les éditeurs à ce propos.


Roumanie


Cosmin Adrian Pretorian (Société des journalistes roumains), signale que son syndicat représente 1.500 journalistes en Roumanie. Pour lui, le principal problème est d'ordre économique, les salaires y étant extrêmement modiques. Par exemple, seulement 10 % des journalistes disposent d'un ordinateur à domicile. Les systèmes politiques et judiciaires sont corrompus et il fait appel à une aide juridique et économique de la part des syndicats affiliés à la FEJ.


Allemagne


Susanne Starcke-Neumann (IG Medien), informe l'assemblée des intentions du quotidien Mittelbayrische Zeitung de réduire son budget rédactionnel et de licencier du personnel. Cette maison d'édition à la situation relativement saine s'apprête à renvoyer 70 personnes. Cette évolution est assez semblable à ce qui s'est produit au Sächsische Zeitung, où une grève a été déclenchée l'année dernière à cause de la stratégie de sous-traitance adoptée par son propriétaire, la société Gruhner&Jahr. Le comité d'entreprise n'avait pas été informé de cette importante compression de personnel et du licenciement de journalistes.


Elle mentionne que les Eglises et des groupements de la société civile soutiennent la campagne menée contre l'éditeur Paul Esser.


Gustl Glattfelder (DJV), signale que deux projets de loi importants ont été proposés par le ministère fédéral de la Justice, l'un sur la protection des sources, l'autre sur une législation contractuelle en matière de droits d'auteurs. Il souligne le fait que dans ce dernier projet de loi, le principe d'une rémunération équitable a été incorporé. Ainsi donc, pour la toute première fois, le gouvernement reconnaît l'importance des droits des auteurs. Le projet sur la protection des sources (Zeugnisverweigerungsrecht) se conforme aux recommandations du Conseil de l'Europe.


Suisse


Reto Breiter, Fédération des journalistes helvétiques, mentionne les difficultés rencontrées dans les négociations collectives entre les éditeurs et les journalistes de Suisse.


Portugal


Martins Morim (Syndicat des journalistes portugais), signale que dans le domaine des conventions collectives, il n'y a que des conventions par entreprise et aucun contrat national. Pour les syndicats, le grand défi consiste à négocier des conventions pour les petites stations de radiotélévision.


Le syndicat a mis sur pied deux groupes de travail, un pour les droits des auteurs et l'autre pour les journalistes indépendants. Pour lui, le principal problème du syndicat est celui de s'occuper du statut du travailleur précaire au Portugal. Il informe l'assemblée de ce que son syndicat a réussi à obtenir l'intégration des droits d'auteurs dans les statuts des journalistes, adoptés en 1999 par le gouvernement. Bien que la liberté et la presse et la liberté d'association des syndicats existent, son organisation est confrontée à des problèmes importants dans les salles de rédaction, qu'elle n'a pu résoudre.



Grèce (Complément)


Suivant Athanase Papandropoulos (Syndicat des journalistes de la presse périodique), le principal problème de la Fédération réside dans sa mauvaise perception des disparités entres les cultures du sud, du nord et de l'est. Il suggère l'instauration d'un comité chargé d'analyser plus en profondeur la situation de l'Europe méridionale.


Le Secrétaire général fait remarquer que les activités des différents groupements régionaux ont pour but de présenter plus efficacement les intérêts régionaux. Il reconnaît la nécessité d'une information beaucoup plus efficace dans différents pays. Le courrier électronique devrait permettre à la FEJ de combler ce fossé. Ce moyen de communication doit être considéré et utilisé comme un outil syndical important.


Pour Gustl Glattfelder, le contact direct entre les délégués revêt également une importance capitale.


(7) RAPPORT FINANCIER


Rapport 1999


Le Secrétaire général signale une baisse des recettes de la FEJ. La raison en est une diminution des cotisations des affiliés, due en partie à la défection du Syndicat des journalistes néerlandais. En outre, les revenus en provenance de l'UE ont également diminué ces dernières années.


Il prévoit que le fonds général pourra permettre de compenser les pertes actuelles, mais non le déficit des prochaines années.


Il souligne le fait que le budget est établi de façon arbitraire, puisque la FIJ a pris la responsabilité de financer le loyer, les frais de comptabilité, etc.


La question d'obtenir un financement des projets est importante afin de pouvoir rehausser le niveau des revenus. Il estime que le retour du NVJ et du syndicat helvétique pourrait améliorer la situation d'ensemble.


Il évoque encore le fonds central de la FIJ dont une partie pourrait financer des activités en Europe.


Il conclut en disant que la comptabilité est auditée par des commissaires aux comptes.


Débat :


Jim Boumelha (NUJ), se dit préoccupé par la diminution des recettes en provenance des cotisations d'affiliation. Il s'interroge à propos d'une augmentation des cotisations conformément au budget 2000. Il estime que la FEJ connaît une crise financière.


Pour le Secrétaire général aussi, il existe un problème lié à la diminution des cotisations d'affiliation et il réaffirme que les chiffres révèlent l'existence d'une crise. La FEJ se dirige tout droit vers un déficit.


Selon Gustl Glattfelder, le budget révisé pourrait sembler un peu meilleur, grâce à l'apport du fonds général de la FIJ, qui contribuerait à rehausser le profil de la FEJ.


Il rappelle également qu'au cours du débat sur les finances lors de l'AGA précédente, il avait été convenu de ne pas augmenter provisoirement le montant de la cotisation à la FEJ.


Mario Guastoni remarque que les revenus de la FEJ couvrent uniquement les frais de personnel. Il accueille favorablement l'idée que la FIJ avancera à la FEJ des moyens en provenance de son fonds général. Il demande si le personnel ne pourrait pas être rétribué par la FIJ.


Le Secrétaire général souligne que l'intégralité des effectifs est couvert par la convention de la FIJ sur le personnel, qui ne sera pas modifiée. Les personnes travaillant pour la FEJ conserveront leur emploi à la FIJ, même en cas de crise financière de la FEJ.


Soren Wormslev insiste sur le fait que l'on n'a pas jeté l'argent par les fenêtres et qu'il a été dépensé à bon escient. Un Comité directeur conscient de ses responsabilités au niveau du budget et du programme de travail ne devrait pas mener la FEJ au bord du gouffre.


Cependant, il croit fortement que les activités menées par la FEJ devraient être soutenues par la FIJ, comme celle-ci le fait dans d'autres régions. Il pose la question de savoir quelles parties des activités de la FEJ pourraient être financées par la FIJ et espère que l'engagement du Secrétaire général est sincère. Il propose que ce point soit soutenu par l'AGA de la FEJ et confié aux soins du Comité exécutif de la FIJ.


Philipe Leruth (AGJPB) demande pourquoi le budget 2000 prévoit des réductions de coût de personnel. Gustl Glattfelder indique que ceci est dû au fait que le congé de maternité pris par la responsable des affaires européennes de mars à septembre 1999 avait rendu nécessaire l'engagement d'une personne supplémentaire (Isabella Haaf). En outre, Patricia Stockeyr, qui remplace Patricia Salvan après 10 années de travail à la FIJ, débute à un salaire de départ inférieur.


Reto Breiter évoque les problèmes de la FEJ d'il y a six ans, où elle connaissait une véritable crise. Il exige la réalisation d'un audit indépendant de la FEJ et la présentation d'un rapport financier élaboré.


Le Secrétaire général signale que les comptes sont audités entièrement et ajoute que la FIJ a modifié ses statuts en se constituant en ASBL (association sans but lucratif), ce qui l'oblige à présenter ses comptes de façon officielle.


Selon lui, le principal problème est que les cotisations n'ont pas été augmentées depuis six ans, en dépit d'un accroissement des coûts pour cause d'inflation, etc.


Il insiste aussi sur le fait que le Comité administratif de la FIJ a donné son accord pour que celle-ci aide la FEJ.


Wolfgang Mayer fait le point de la discussion et demande que ce débat soit poursuivi lorsqu'il sera question de la future structure de la FEJ.


Jim Boumelha souhaite poursuivre la discussion.


Soren Wormslev demande si le Comité directeur pourrait veiller à ce que le programme de travail corresponde au budget. Le président confirme que le programme de travail élaboré par le Comité directeur ne dépasse pas le budget 2000.


Martins Morim demande dans quelle mesure le budget reflète les activités de la FEJ.


Le Secrétaire général explique que ces comptes ne comprennent pas les activités menées par le Secrétariat de la FEJ. Les coûts réels de la FEJ sont différents. Par exemple, l'activité des groupes d'experts est en très grande partie couverte par les syndicats affiliés. Les frais afférents (hébergement, voyage, rémunération des free-lances, etc.) devraient être inclus dans les coûts réels.


En premier lieu, ces comptes concernent le travail d'appui du Secrétariat. Ici, nous ne lui consacrons pas un budget énorme, insiste-t-il.


Mario Guastoni estime que la plupart des participants souhaiteraient obtenir une présentation des comptes de meilleure qualité et le Trésorier honoraire pourrait fournir des annotations d'accompagnement.


Beat Sager (Fédération des journalistes helvétiques) exige un rapport d'audit indépendant. Le Secrétaire général confirme que le rapport d'audit de la FIJ sera transmis aux délégués de la FEJ.


Le président demande à l'assemblée d'approuver les comptes de 1999; elle les approuve à l'unanimité.


Le budget 2000 est adopté.


(8) MOTIONS


Le président Wolfgang Mayer ouvre le débat sur les motions en présentant la première d'elles, proposée par le Comité directeur, sur la 'Discrimination au travail : exigence de normes européennes en matière de conditions de travail'.


Michel Diard (SNJ) exprime des réserves sur l'expression 'investissement interne'. Irena Valova souligne l'importance d'un investissement interne à la région. Thomas Bernhard (CO-MEDIA) se dit d'accord sur le fait qu'une stimulation du marché ne constitue pas un élément important.


Le Secrétaire général propose d'amender le texte en ajoutant auprès 'stimulation des marchés', 'et en créant les conditions pour des systèmes médiatiques pluralistes et professionnels'.


Jim Boumelha demande pourquoi les éditeurs devraient être impliqués. Le Secrétaire général insiste sur l'importance d'obtenir la participation de l'Association des éditeurs de journaux européens dans la région.


La motion et l'amendement proposés par le Secrétaire général sont adoptés à l'unanimité.


Le président lit une résolution sur le recours à la sous-traitance par le journal Mittelbayerische Zeitung. La résolution est adoptée à l'unanimité.


Le président propose de débattre de la motion émanant du Comité directeur en vue de modifier les statuts de la FEJ et de mettre en œuvre les recommandations émises lors de la conférence des 13 et 14 février 2000 sur l'avenir de la FEJ.


Jim Boumelha propose de débattre de la motion sous le Point (9) la FEJ face à l'avenir a) Résultats de la réunion des 13 et 14 février 2000 sur l'avenir de la FEJ.


Mario Guastoni se demande pourquoi il y aurait lieu de modifier les statuts de la FEJ. Selon lui, la FEJ ne devrait pas tenir son AG avant le Congrès de la FIJ. Elle devrait rester plus indépendante.


Soren Wormslev fait référence au compte rendu de la réunion de février et au consensus atteint sur la nécessité d'améliorer les liens entre la FEJ et la FIJ.


Jim Boumelha réaffirme qu'un débat politique devrait avoir lieu en cours d'AGA avant de présenter toute motion devant le Comité exécutif de la FIJ.


Michael Klehm (DJV) confirme que lors de la réunion de février, il était apparu évident que la FEJ devrait avoir une certaine influence sur le Comité exécutif de la FIJ, mais que bien évidemment, chaque syndicat était libre d'élire le candidat de son choix.


Le président demande d'émettre un vote sur l'adoption immédiate du point 4.1. L'AGA décide à une majorité de deux tiers des voix de procéder immédiatement au vote du point 4.1. (nouveau)


L'assemblée adopte le point 4.1. par 72 voix pour et 24 voix contre.


La séance est levée.



Dimanche 28 mai 2000



Le Secrétaire général propose de récapituler tous les points examinés lors de la réunion sur l'avenir de la FEJ, qui s'est déroulée à Bruxelles les 13 et 14 février 2000. Il ajoute que deux motions, à savoir une motion conjointe de IG MEDIEN et du NUJ Irlande et une de l'Association des journalistes helvétiques pourraient faire avancer les choses.


Selon lui, pour chacun il est clair que ces dernières années, la qualité des contacts entre la FIJ et la FEJ s'est détériorée ; il faut donc que cela change pour que les activités de la FEJ et de la FIJ gagnent en efficacité. On a craint que la FEJ s'éloigne progressivement de la FIJ.


Les participants ont également évoqué les aspects financiers. Il y a un consensus sur la nécessité d'obtenir plus de transparence au niveau du financement des régions par la FIJ, y compris de la FEJ. Tous les syndicats membres de la FEJ devraient être informés de la façon dont leurs cotisations sont dépensées et si elles le sont utilement sur le plan politique. Tout le monde est également d'accord sur le fait que la FEJ devrait se concentrer sur deux domaines : (1) les questions sociales et économiques, en renforçant les groupes d'experts et en se focalisant sur des actions pratiques en matière de relations du travail ; (2) lobbying auprès des institutions européennes. Il est admis que les questions liées aux droits de l'homme et les projets dans les PECO soient laissés à la FIJ. Il conviendrait d'encourager les contacts sous-régionaux.


Le Secrétaire général souligne que la FIJ est incluse dans le processus de réforme et que le Comité administratif de la FIJ a donné son feu vert aux changements proposés au cours de la réunion sur l'avenir de la FEJ.


Il réaffirme que les propositions avancées devraient regrouper toutes ces exigences. Un mouvement démocratique similaire entre la FEJ et la FIJ devrait appuyer ce processus.


Puisque l'Europe constitue le groupe prédominant au sein de la FIJ, deux candidats au profil typiquement européen devraient être désignés par l'Assemblée générale de la FEJ. Naturellement, ceci ne pourra empêcher chacun des syndicats affiliés de désigner librement d'autres candidats.


Le Secrétaire général conclut que le Congrès constituera un nouveau point de départ important. Par conséquent, la liste des candidats au Comité directeur est réduite, compte tenu du fait que l'année prochaine sera une année de transition.


Le président admet que ce débat aurait dû avoir lieu avant le vote de la motion proposée par le Comité directeur.


Reto Breiter évoque la motion urgente de l'Association helvétique (Änderungsvorschlag zur motion from the EFJ Steering Committee betr. Statutenrevision), en vue de modifier les statuts et de réglementer le mieux possible la phase de transition jusqu'en 2001.


Antonio Velluto (FNSI) insiste pour que l'assemblée considère l'année prochaine comme une phase de transition ; il propose de reconduire les membres actuels du Comité directeur et d'admettre les trois candidats au titre d'observateurs. Il signale que la FIJ s'apprête à se constituer en une fédération mondiale. Les journalistes doivent comprendre le processus de la mondialisation, et par conséquent la nécessité de ne faire partie que d'une seule fédération, et non de deux ou davantage.


Ronan Brady présente la motion du NUJ Irlande et de IG Medien Allemagne, qui est un compromis entre la motion précédente du NUJ Irlande sur l'avenir de la FEJ et celle de IG Medien portant sur l'instauration d'une commission. Evoquant le manque de compréhension entre la FEJ et la FIJ, il faut, selon lui, apaiser dans un sens large les tensions entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et le Sud. Il faut s'occuper du rôle et de la structure des groupes d'experts ainsi que du rôle du Comité exécutif de la FIJ. Il insiste sur l'importance de voir la FEJ jouer un rôle majeur au sein de la FIJ, et de se faire respecter par les autres régions.


Mogens Blicher Bjerregard (DJ) marque son accord sur la motion et souligne l'importance d'instaurer un comité autre que le Comité directeur, qui serait chargé d'élaborer de nouvelles visions.


Paco Audije (CCOO) est également d'accord sur la motion et signale qu'il propose un candidat pour le Comité. Il propose que ces candidats ne soient pas élus par l'AGA, mais plutôt d'accorder aux syndicats le temps de désigner des candidats.


Il est convenu de voter la motion amendée comme suit : les mots 'une commission sera désignée par l'AGA en vue d'élaborer d'autres propositions sur ces matières' sont remplacés par 'une commission, composée de candidats désignés par les syndicats affiliés à la FEJ, sera désignée par le Comité directeur ". La motion amendée est adoptée.


Comité électoral


Soren Wormslev (SJ) évoque les propositions avancées par le Comité électoral (voir rapport du Comité électoral en annexe). Il souligne que l'objectif est d'assurer l'existence d'un organe dirigeant au cours de l'année prochaine.


Mario Guastoni (SNJ) propose de désigner 9 membres au Comité directeur. Soren Wormslev fait remarquer que si on élisait 9 membres, il n'y aurait pas de candidats de réserve.


L'assemblée vote la proposition du Comité électoral, qui est annexée aux nouveaux statuts (voir annexes).


L'AGA adopte la proposition du Comité électoral relative à l'élection du Comité directeur.


Motion présentée en AGA par le Comité directeur de la FEJ


L'AGA approuve la transformation de l'Assemblée générale annuelle (AGA) en Assemblée générale (AG).


Le Secrétaire général propose de supprimer au point 4.3. 'en collaboration avec le Secrétaire européen'. Proposition acceptée.


L'assemblée débat de la proposition de la Fédération helvétique sur le point e) (nouveau) : "désigne un comité d'audit interne (composé de deux membres n'appartenant pas au Comité directeur ou au Secrétariat) et un auditeur externe indépendant.


Soren Wormslev signale que l'acceptation d'une telle approche nouvelle lui pose un problème formel. Le Comité devrait également débattre des finances.


Björn Mansson mentionne que la FEJ n'est pas une entité juridique, seule la FIJ en est une.


Au nom de la Fédération helvétique, Reto Breiter retire le point 4.5 e sur les audits. Il est convenu que ce point (la question d'un comité interne d'audit et d'un audit externe) devrait être traité par le Comité pour l'avenir de la FEJ.


L'assemblée adopte la proposition suisse amendée et le nouveau point 5. Il est convenu d'insérer les points 4.5 b), 4.5.f) et 11 (nouveau) dans les statuts révisés de la FEJ (voir annexe).


L'assemblée adopte la proposition suisse amendée et le nouveau point 5.


Elle adopte le point 4.5m (désignation des membres du Comité directeur).


En ce qui concerne les points 4.o et 4.p, il est décidé que le Comité devra en débattre. Soren Wormslev souligne que l'AG devra avant tout établir les priorités dans les activités européennes, et non s'occuper de la préparation des élections en vue du Congrès de la FIJ.


L'assemblée adopte le point 5.2 (à présent 6.2).


La motion présentée à l'AGA 2000 par le Comité directeur de la FEJ est adoptée.

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Election


Déroulement de l'élection : Soren Wormslev explique qu'il n'y aura qu'un seul tour de scrutin relatif aux 9 candidats proposés, et que chaque électeur pourra voter pour 6 candidats.

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Le président propose de débattre des trois motions urgentes émanant du Groupe de la FEJ pour l'Europe centrale.


La motion : COBEG : budgets rédactionnels en rémunération des journalistes indépendants est adoptée à l'unanimité.


La motion sur les groupes d'experts pour les comités d'entreprise européens et pour les droits des free-lances est adoptée à l'unanimité.


La motion sur les conventions collectives dans les PECO est adoptée à l'unanimité.


La résolution présentée à l'AGA 2000 par le Syndicat des journalistes chypriotes sur le quotidien chypriote turc "AVRUPA" est adoptée à l'unanimité.


La motion du NUJ sur le racisme, la xénophobie et l'intolérance est adoptée à la majorité moins une abstention.


La motion émanant des syndicats espagnols FAPE et CCOO sur les violences et les agressions de l'ETA à l'encontre des journalistes au Pays Basque est adoptée à l'unanimité.


La motion urgente de la Fédération des journalistes helvétiques et du Syndicat des journalistes slovaques sur la reconnaissance de la carte de presse FIJ dans toutes les institutions européennes et sur l'exigence de réduire le prix de la carte de presse FIJ est adoptée en deux phases.


Gustl Glattfelder propose d'ajouter au point (1) L'AGA demande du Comité directeur de la FEJ et aux syndicats nationaux affiliés …


La première partie de la motion, comprenant l'amendement proposé sur la reconnaissance de la carte de presse FIJ, est adoptée.


En ce qui concerne la réduction du prix de la carte de presse FIJ, le Secrétaire général ne se dit pas opposé à cette diminution. Il précise qu'il s'agit du prix que la FIJ demande à ses syndicats affiliés, mais que souvent, ces syndicats exigent de leurs adhérents le paiement d'un supplément.


La seconde partie de la motion est adoptée.


La motion du syndicat français SNJ-CGT portant sur un appel à la libération de Brice Fleutiaux détenu en Tchétchénie est adoptée à l'unanimité.


La motion du Comité directeur sur les droits des free-lances est adoptée à l'unanimité.


(9) LA FEJ FACE A SON AVENIR


Le président Björn Mansson présente les priorités pour l'avenir, qui sont comprises dans le rapport d'activités.


En ce qui concerne les droits d'auteurs, il signale que la manifestation majeure organisée par la FIJ est le sommet sur les droits d'auteurs, qui se déroulera à Londres du 14 au 16 juin.


Ann-Magrit Austena demande si de quelconques implications financières existent au sujet des 7 recommandations reprises dans le futur programme.


Renate Schroeder, Responsable des affaires européennes, signale que le point 7, où il est question d'un juriste chargé de suivre tous les principaux aspects relatifs aux droits d'auteurs, y compris une représentation aux niveaux européen et international, sera débattu au cours du sommet sur les droits d'auteurs et par le Comité exécutif de la FIJ.


Le Secrétaire général ajoute que la FEJ et la FIJ auraient davantage besoin d'un organisateur de campagnes en faveur des droits des auteurs et de ceux des free-lances que d'un juriste.


La responsable des affaires européennes mentionne que le COREPER n'a pu adopter une position commune concernant la directive sur les droits d'auteur, qui est bloquée depuis un certain temps au niveau du Conseil des ministres. Elle souligne l'excellent travail mené par l'AREG, mais elle attire l'attention de l'assemblée sur la nécessité de faire pression sur les parlementaires européens en vue de la seconde lecture de la position commune. Si elle était adoptée en son état actuel, la directive serait défavorable aux auteurs.


Michel Diard (SNJ-CGT) a l'impression qu'il ne suffit pas de pratiquer un lobbying, mais qu'il est plus important de militer et de susciter une mobilisation dans tous les Etats membres. Il relate les grèves survenues en France et propose d'organiser d'autres actions.


Le Secrétaire général fait référence au sommet sur les droits d'auteurs en tant que point de départ d'une campagne mondiale se voulant pratique. Après le sommet, le Secrétariat de la FIJ procèdera à une étude du coût d'engagement d'un organisateur de campagne, et sollicitera une aide fi