Compte rendu d'une soirée de Ramadan sur « la bonne gouvernance et le rôle des médias en Algérie »

Le syndicat national des journalistes et la Fondation Konrad Adenauer ont organisé avec l’appui du centre de la Fédération Internationale des Journalistes à Alger un atelier sur «la bonne gouvernance et le rôle des médias en Algérie » le lundi 31 octobre 2005 à l’hôtel Sheraton.


Des journalistes venus d’une dizaine de wilaya ainsi que l’ambassadeur d’Allemagne et une délégation des membres de la direction nationale de la CDU (Union Chrétienne Démocrate) et des universitaires ont participé à cette rencontre.

© Hic Alger

Les travaux ont débuté à 20 H avec l’allocution de M. Rabah Abdallah, secrétaire général du SNJ dans laquelle il a souligné que le thème traité lors de cette soirée ramadhanesque est un sujet d’actualité. Définissant la problématique de l’atelier, l’orateur souligne qu’il s’agit de « situer le rôle de la presse dans une société censée être gérée par les principes de la bonne gouvernance ».


Mademoiselle Beldjoudi Nora, responsable au niveau de la Fondation a remercié dans son allocution, la délégation de la CDU venue assister à l’atelier ainsi que l’ambassadeur d’Allemagne pour leur présence et a souhaité la bienvenue à l’ensemble de l’assistance.


L’oratrice a ensuite présenté un aperçu sur la Fondation tout en soulignant que le thème débattu lors de la soirée est d’actualité et qui mérite une grande réflexion. Le thème est, selon elle, d’une grande importance pour la Démocratie en Algérie, et est lié étroitement aux mutations internationales actuelles qualifiées de mondialisation. Elle ajoute que la transparence dans la conduite des affaires publiques est une condition pour la transparence que doivent refléter les médias. Elle précise que La fondation reconnaît que les TIC sont un facteur de modernisation devant être pris en charge par les pays en développement dont l’Algérie.


La parole est ensuite donnée au chef de la délégation de la CDU, M. Weiser selon lequel la nouvelle chancelière allemande va porter un grand intérêt à l’Algérie.


L’ambassadeur d’Allemagne a pour sa part souligné qu’il était venu « pour écouter et apprendre des choses sur les médias en Algérie et que le monde politique a besoin d’une presse libre pour bien gouverner ».


Après ces allocutions, la parole est donnée au professeur Brahim Brahimi pour prononcer une conférence intitulée « Presse et démocratie en Algérie depuis 1990 : les acquis et les blocages » au cours de laquelle il a procédé à des rappels sur le paysage médiatique et à quelques remarques préliminaires. Selon lui, il ne faut pas que l’Algérie succombe à des effets de mode car les concepts sont plutôt appelés à évoluer comme c’était le cas pour celui du nouvel ordre de l’information. Il rappelle que l’UNESCO invite à parler d’information équilibrée entre le Nord et le Sud. Les notions d’intérêt public, de service public et de droit à l’information sont aussi explicitées par l’orateur. L’autre remarque apportée par le conférencier consiste à rappeler que certains pays plaident pour l’exception culturelle pour échapper à l’hégémonie américaine sur la culture.

Il ajoute que les écrits des journalistes algériens dans la presse locale ne parvenaient pas à amplifier leurs messages dans la période du parti unique ce qui a obligé certains d’entre eux à solliciter les canaux de la presse étrangère.


Il appelle également à ne pas surestimer le rôle de la technologie, même « si l’ordinateur a contribué à la naissance des journaux après 1990 ». En outre, il estime que les médias ne font pas l’opinion est que cette fonction revient plutôt aux leaders d’opinions. Cette affirmation suscite une question de l’assistance puisque l’un des participants interroge le conférencier sur la mesure des tendances de l’opinion publique en Algérie. Selon Brahimi, les sondages en Algérie ne reflètent que la volonté de leurs commanditaires et qu’ils sont dépourvus de toute valeur scientifique. Par ailleurs, il pense que les sondages d’opinions peuvent aussi se tromper en donnant des exemples sur des cas concrets qui se sont produits dans des pays occidentaux.


Poursuivant son analyse, il indique qu’en Algérie, une grande importance est accordée à la télévision en excluant les journaux et la radio. Dans des pays occidentaux, comme l’Allemagne, la situation n’est pas similaire puisque dans ce pays, pas mois de 1100 quotidiens sont édités. Dans l’Algérie de 1988, il n y avait que 6 quotidiens, a-il précisé.


Quelques années après l’adoption de la constitution du 23 février 1989 et l’apparition de la loi sur l’information, il y a eu l’apparition de 10 quotidiens dont le tirage dépasse ceux des journaux du secteur public.


Malgré ce constat, les journalistes n’ont pas échappé à des entraves dans l’exercice de leur fonction comme le rappelle l’emprisonnement d’un journaliste de l’APS. Le conférencier revient aussi sur l’état d’urgence décrété en 1992 et qui est toujours en vigueur pour dire que la censure préventive a été rétablie. La presse avait montré sa résistance dans ce contexte malgré l’assassinat de 117 journalistes et assimilés, a souligné le conférencier.


Dans l’ensemble, ce dernier juge que la loi de 1990 est positive dans la mesure où elle autorisait la publication de journaux après une simple déclaration et qu’elle ait instauré le conseil supérieur de l’information. Des années après, il constate qu’il y a un recul sur ces deux principes. Le constat lu fait dire également qu’il n y toujours pas de création de chaînes de télévisions privées.


Il regrette également que l’amendement du code pénal en 2001 ait instauré des sanctions contre les journalistes en ce qui concerne les chefs d’accusation de la diffamation et l’offense à chef d’Etats. Le fait que le directeur du journal Le Matin soit emprisonné est à ses yeux une autre preuve de ce recul.


Lors des débats, le journaliste d’El Watan, Adlène Médi a interrogé le conférencier sur l’impact des pressions économiques exercées sur les journalistes et sur les protections légales contre ces menaces. Brahimi répond en disant que le chantage publicitaire est dénoncé à maintes reprises en citant la circulaire de l’ancien chef du gouvernement, Bélaïd Abdeslam obligeant les entreprises publiques à emprunter le canal de l’ANEP pour leurs insertions. La part de la publicité parvenant du secteur public a chuté en quelques années de 80 % à 50 %. Il ajoute que seuls El Khabar et El Watan possèdent des imprimeries à Alger. Les autres journaux subissent un chantage de la part des imprimeries publiques, précise-t-il.

© Hic Alger

Mohamed Abdoun du Courrier d’Algérie s’intéresse au dossier de la publicité, de la diffamation et des droits des journalistes et Brahimi a indiqué qu’il a suggéré à certains directeurs de journaux, comme le directeur d’EL Watan d’accorder 1 %, voire 0,5 % des actions à chaque journaliste, mais en vain. Il ajoute que la question de la diffamation ne se pose même plus dans certains pays.


Djamal Maâfa de l’ENTV pense que la société algérienne en demande trop à la presse en disant que l’absence des intellectuels sur la scène nationale fait peser un poids énorme sur les journalistes qui sont les seuls à s’exprimer dans ce contexte. Un autre intervenant met en exergue l’indigence de la production intellectuelle en Algérie tout en pointant le doigt sur le fossé entre les intellectuels et la société civile. Le conférencier dit que même l’espace de liberté d’expression des journalistes est amoindri, ne serait que du fait que sur les 2000 professionnels, 200 ont quitté l’Algérie. Il confirme le constat du journaliste de l’ENTV en disant que ce n’est qu’en 1997 que l’Union des écrivains a condamné le terrorisme. Selon lui, la télévision n’a été ouverte à l’expression des intellectuels que lors d’une courte période. Il ajoute, en citant une phrase d’un autre journaliste selon laquelle en Algérie, il n y a qu’un seul pouvoir, ce qui met hors jeu le pouvoir législatif et judiciaire et encore davantage le pouvoir des intellectuels. Selon lui, les partis et les universitaires oint baissé les bras devant cette réalité.


D’autres questions sur le l’accès à l’information ont été soulevées, ce à quoi le conférencier a répondu en citant les lois des pays étrangers quoi obligent les responsables des administrations publiques à dévoiler à la presse les informations requises. En Algérie, il y a le décret d e juillet 1988 qui traite de cette question mais sans préciser la notion de droit à l’information, ce qui a rendu le texte inapplicable.


Un autre journaliste d’El Watan s’interroge sur l’apport éventuel d’une nouvelle loi sur l’information. Le conférencier regrette que le ministre du secteur puisse parler d’un code de déontologie élaboré par le gouvernement alors que cette question est du ressort exclusif des journalistes. Il espère néanmoins que la loi actuelle soit appliquée en ce qui concerne la liberté e création des journaux et le rétablissement du CSI sans que des représentants du gouvernement ne soient membres. Ce conseil pourrait également avoir un pouvoir de proposition avant les nominations des responsables de médias publics comme l’ENTV et la radio. Les dispositions pénales devraient aussi disparaître car un journaliste ne doit pas être condamné pour ses opinions, estime-t-il. Le conférencier n’est pas hostile à l’existence de journaux gouvernementaux.


Un autre journaliste sollicite le point de vue du conférencier sur le parcours du SNJ. La réponse fait ressortir que le syndicat a été le seul à durer dans le temps et ne pas subir le ; même sort que ses prédécesseurs comme le MJA ou l’AJA.


Le journaliste d’E Watan, Ahmed Ancer a été le dernier à intervenir lors du débat en réclamant une démocratisation de la radio au lieu de recourir à la création d’une trentaine de radios locales qui sont autant de voies d’expression pour le pouvoir. Selon lui, il est impossible aux journalistes de demander la démocratie « lorsqu’on traîne des casseroles ». Le journaliste a mis en exergue également le fait que certains pays occidentaux à l’instar du Canada contribuent à affaiblir le pays en faisant appel à ses intellectuels et a ses cadres. Il indique que 500 000 Algériens sont partis à l’étranger depuis 1990.


En conclusion, le conférencier estime que la presse est concurrencée par Internet et qu’elle est toujours discréditée par le pouvoir politique.

C’est ensuite au tour de Ouhadj Mahieddine, conseiller au ministère des postes et technologies d e l’information et de la communication de présenter sa conférence intitulée « les technologies de l’information et de la communications pour la bonne gouvernance ».


Le conférencier entame sa communication en disant que les TICS signifient les infrastructures d e télécommunications numérique que ce soit par le téléphone, les données ou les images. En ce qui concerne la finalité de ces technologies, il s’agit, selon lui, de permettre l’accès au savoir et à la connaissance. La définition de la gouvernance du point de vue des gouvernements est celle qui consiste à dire qu’il s’agit d’un ensemble de services administratifs. Pour le secteur économique, il s’agit de management. Pour la société civile, c’est plutôt perçu comme une action de volontariat.


Abordant la définition de la e-gouvernance, le conférencier souligne qu’il s’agit d’une fourniture de services au moyen d’accès électronique par les tenants de la gouvernance et leurs partenaires, ce qui a un impact sur les schémas de pensée. Les relations entre gouvernants et gouvernés deviennent ainsi plus simples, plus performantes et plus transparentes. Le citoyen se retrouve donc au cœur de la problématique de l’Etat, est-il expliqué. Encore faut-il qu’il y ait un environnement propice à cette mutation.


Pour le cas de l’Algérie, le conférencier indique que le portail gouvernemental dispose de 50 sites locaux composées par différentes institutions et administrations comme les ministères te les secteurs économiques comme les douanes et les banques.


Sur ces questions, le professeur Sadou s’est montré en désaccord avec le conférencier. Sadou dénie aux technocrates le droit de s’ériger en guides des sociétés humaines et regrette que ces innovations soient exigées par des contraintes exogènes et s’interroge sur la capacité de la société algériennes à assimiler ces mutations. Le conférencier répond qu’il ne plaide pas du tout en faveur de la main mise des ingénieurs sur la société même s’ils sont enclins à voir les résultats de leurs découvertes appliquées sur le terrain. Il pense qu’il ne faut pas attendre la mise à niveau de la société pour accéder à ces technologies.



Le conférencier poursuit son exposé en disant que pour l’instant que le portail ne fonctionne qu’en Intranet. En 2006, si les conditions de sécurité sont réunies, il sera disponible sur Internet. Il ajoute qu’aucun responsable ne veut être à la traîne de ces innovations et que nombre d’entre eux veulent les introduire dans le fonctionnement de leurs structures. Pour lui, la relation actuelle passe par plusieurs canaux à la fois alors que les TIC peuvent simplifier ce schéma. Il donne l’exemple de l’élaboration d’un décret qui peut prendre plusieurs mois pour franchir toutes les étapes de consultation alors que ce même cheminement est réalisé en 15 jours par le biais des TIC.


Le portail gouvernemental peut permettre plusieurs utilisations comme le e-vote, le e-référendum et le e-sondage. Il peut rallier toutes les forces vives du pays y compris les handicapés et il est accessible sans interruption, de jour comme de nuit. Le portail offre aussi une convivialité et interaction citoyenne, ajoute le conférencier, car les utilisateurs peuvent se rendre compte des résultats instantanément.


Le conférencier a ensuite livré quelques infirmations sur la première et la seconde étape du sommet mondial sur la société de l’information. En 1990, dit-il, il y a eu un mémorandum entre l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’ICAN (chargée de gérer les noms de domaines) après deux ans de négociations. Les serveurs racines devaient alors converger vers la Suisse, mais l’intervention américaine a fait en sorte que les choses se sont déroulées autrement, ce qui démontre, selon le conférencier que la gestion de l’Internet est d’essence politique.

Abordant la contribution de l’Algérie au débat sur la société d e l’information, il indique que le pays a demandé l’élection d’un conseil sur une base régionale pour aboutir à un exécutif chargé du fonctionnement d e l’internet. Les partenaires sont la société civile, les gouvernements les médias, le secteur privé et les organisations internationales. Actuellement, dit-il, la gestion de l’Internet est opaque et il demande que « le processus soit ouvert et démocratique avec le respect du multilinguisme et un accès pour tous». Les problèmes de cybercriminalité et de spams doivent être réglés de manière coordonnée, est il ajouté.


En septembre 2004, un groupe de travail a été créé pour se pencher sur la gouvernance de l’Internet (GI), mais sans aboutir à un résultat concret car les décisions devaient être consensuelles alors que certains pays ne veulent pas adopter ses conclusions. Trois jours avant la tenue de la deuxième étape du SMSI à Tunis, il y aura une ultime réunion de ce groupe pour tenter de dépasser les divergences.


Lors des débats, le journaliste d’El Watan, Ahmed Ancer s’est demandé si les informations contenues dans l’exposé s’appliquent à l’Algérie ou uniquement à des pays développés. Le conférencier défend sa thèse en disant que c’est loin d’être une vue d e l’esprit en rappelant d’abord que la première connexion à Intrnet a été effectuée en 1991 grâce à une association des utilisateurs d’Internet qui gérait en même temps le nom de domaine DZ. Ce n’est que plus tard, que cette prérogative a été transférée au CERIST.


Pour illustrer la pénétration des nouvelles technologies dans les pays émergeants, le conférencier choisit l’exemple d e l’Inde qui devrait exporter pour une valeur de 15 milliards de dollars en logiciels à l’horizon 2015. le conférencier ne revendique pas pour autant l’application d e l’exemple hindou en Algérie car ce modèle est axé sur l’élitisme alors que pour l’Algérie l’objectif est l’accès pour un grand nombre d’utilisateurs à Internet. Toutefois, le taux d’illettrisme en Algérie est un sérieux frein à cette ambition. Il rappelle également qu’au début des années 70, le président de l’époque avait encouragé l’introduction de l’informatique en Algérie.


Mohand Ridaoui, de la radio, soulève la question de l’opacité de la gestion de l’Internet et la réponse était que l’Algérie est consciente que cette gestion dévolue aux Américains est loin d’être neutre car il y va du contrôle des transactions par le biais d’Internet. A propos de contrainte d’utilisation de cette technologie en Algérie, le conférencier indique que els responsables ont peur de perdre des pans entiers d e leur pouvoir, mais que les contraintes financières n’existent pas. Il cite l’exemple du Canada, considéré comme pionnier dans l’amélioration des relations avec les citoyens grâce à Internet.


Mohamed Abdoun du Courrier d’Algérie qu’il ne partage l’optimisme du conférencier sur l’étendue de l’utilisation d’Internet ce à quoi le conférencier qu’il en veut pour exemple le cas de la presse pour illustrer ses propos. Il déclare qu’à sa connaissance, il n y a pas de contrôle d’Internet en Algérie et qu’aucune autorité ne procède à des fermetures de sites. Même si cela venait à se produire, il est facile de migre vers un autre provider. Le conférencier rappelle également qu’en avril 2004, le gouvernement a mis en place une e-commission composée de 10 experts pour apporter leur contribution au développement ce l’Internet. En tout état de cause, il n y a que ceux qui ne comprennent pas l’utilité d’Internet qui le combattent sous des prétextes divers comme le fait que le gouvernement utiliserait cette technologie pour essaimer sa propagande. La vérité est que certaines institutions ne changent même pas leur page d’accueil après deux ans de leur existence. L’Algérie disposera en outre d’un autre satellite d e télédétection, a –t-il précisé en ajoutant qu’il existe 5500 cybercafés en Algérie.

© Hic Alger


La dernière question lors de ces débats a été posée par Ahmed Mesbah, journaliste de Investit Magazine. Elle a porté sur la fracture numérique. Le conférencier admet que ceci représente un véritable problème même si les pays développés pensent que cette fracture sera comblée justement par la connectivité accrue des populations. En Chine ou en Inde, le taux élevé d’utilisation du téléphone n’a pas conduit pour autant à réduire cette fracture. La fracture, dit il, concerne le contenu et qu’il est temps pour l’Algérie de produire des logiciels. L’Algérie est passée d’une connectivité d e 6 % à 40 % en 4 ans. Il estime également que l’enfant peut être fragilisé par le contenu de certains sites de pédophilie ou d’autre contenu immoral.


A la clôture de l’atelier, Nadir Benseba, chef du centre de la FIJ à Alger a donné lecture de la déclaration d’Alger qui a été approuvée. Le document indique que les participant à cet atelier notent l’intérêt accordé au thème de la bonne gouvernance et du rôle des medias dans la société. Il a été relevé que la bonne gouvernance n’est pas un effet de mode, elle signifie plutôt un développement global, c'est-à-dire le développement économique, le développement des institutions politiques et le développement de la culture. Les medias et la technologie peuvent accélérer le processus. Les participants ont mis l’accent sur les acquis dans le domaine de la liberté de la presse mais ont relevé également les blocages et les pressions multiples qui freinent son élan dans cette perspective, est-il souligné. La déclaration ajoute que face a la mondialisation, la seule alternative consiste a consolider les acquis en matière de liberté de la presse en favorisant la transparence dans tous les domaines de la vie publique.


Pour éviter les pressions d’ordre administratif et financier, il est urgent de définir l’aide de l’Etat et de la collectivité afin que les medias assurent un service public dans l’intérêt général.

Il a été note également la nécessité d’intégrer les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) dans un processus de développement culturel pour que ces moyens de communication moderne (médiathèques, cybercafés,…) ne soient pas utilisés uniquement dans un but purement commercial.

Face à ces défis, il est non seulement utile d’adopter des lois modernes et d’intégrer les nouvelles technologies mais il est vital que l’institution scolaire, participe à la vulgarisation politique et technologique, selon les termes de la déclaration.


Les participants considèrent que l’introduction des l’information dans les processus complexes de gouvernance doit être accompagne par un réel processus de changement démocratique qui doit ouvrir en grand les portes de la participation citoyenne a une majorité d’algériens, est-il ajouté.


Par ailleurs les participants expriment la conviction que le développement d’une presse libre indépendante et moderne est une condition sine qua non pour une bonne gouvernance dans ce sens aucune illusion technologique ou technocratique ne peut être une alternative a une réelle démocratisation de la société.


Les professionnels de l’information ont insiste aussi sur la nécessite de prévoir des mécanisme pour garantir le droit as l’information consacre par la loi d’avril 1990 et le décret du 04 juillet 1988.


A la veille du 2éme sommet mondial de la société de l’information a Tunis, les participants ont estimé qu’on ne peut parler de bonne gouvernance et du rôle des médias tant que des journalistes sont emprisonnés pour leurs opinions politiques.


Alger, le 31 octobre 2005


M.Ahmed Mesbah