La FIJ condamne les manœuvres d’intimidations contre les journalistes au Niger

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) condamne en ce jour les propos tenus par des leaders du parti au pouvoir au Niger visant à intimider les journalistes.


« Le Premier Ministre Hama Amadou a menacé lors d’une conférence de presse, de jeter en prison les journalistes pour appuyer la déclaration du 4 mai dernier du parti au pouvoir le MNSD-NASSARA, dont il est le président ». « Dans cette déclaration, les responsables de ce parti, ont appelé leurs militants à faire face par tous les moyens à certains journalistes qu'ils considèrent comme les fossoyeurs de leur parti » a dit à la FIJ, Ado Wada, le secrétaire général du Syndicat des Agents de l’Information (SAINFO).


Le Collectif des Organisations Socioprofessionnelles de la Presse a dénoncé le 7 mai « le caractère guerrier des propos tenus par les responsables du MNSD-NASSARA » et invité « les syndicats des magistrats à se démarquer solennellement de la prétention du Premier Ministre à instrumentaliser la justice dans le but de museler la liberté de la presse ».


Ces sorties du Premier Ministre et de son parti font suite à la diffusion dans les médias locaux, de l’information selon laquelle il y aurait un conflit au sommet de l’Etat entre le Président et le Premier Ministre.


« Nous condamnons ces manœuvres d’intimidations et ces appels à des violences contre les journalistes. » a déclaré Gabriel Baglo directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous appelons le Président Mamadou Tandja à prendre des mesures vigoureuses pour que les journalistes puissent travailler en toute liberté et que le projet de loi sur la dépénalisation des délits de presse qui est sur la table du gouvernement depuis près d’un an, soit voté et promulgué dans les meilleurs délais ».



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