Loi hongroise: la FEJ appelle à une "chirurgie radicale" au lieu de changements cosmétiques

Aujourd'hui la Fédération européenne des journalistes (FEJ), le groupe

européen de la Fédération internationale des journalistes, a appelé la Hongrie

à appliquer "une chirurgie radicale" à sa loi

controversée sur les médias. Ces changements doivent intervenir à la suite de

demandes de l'Union européenne de ramener la loi hongroise dans l'esprit des

normes internationales de liberté de la presse et de la Charte européenne des

droits fondamentaux.

"Nous avons besoin de chirurgie

radicale pour modifier complètement cette loi et remettre la  Hongrie sur la bonne voie des normes

européennes", a déclaré le Président de la FEJ Arne König. Il s'est

félicité des promesses de la Hongrie de répondre aux demandes de la Commission

européenne visant à modifier la loi sur les médias, mais il a averti que le

compromis atteint hier n'aborde pas la question essentielle, à savoir le manque

de respect de la Charte des droits fondamentaux. "Nous avons besoin de

plus que des changements cosmétiques et des compromis politiques. Il doit y

avoir une action forte et déterminée à relancer le journalisme indépendant en

Hongrie", a-t-il déclaré.

Une suggestion de la FEJ à la Hongrie serait d'inclure une référence claire à

la Charte des droits fondamentaux dans la loi elle-même. Cela va plus loin que

la réponse du 16 février du gouvernement hongrois annonçant des modifications à

la loi sur les quatre domaines retenus par la Commission européenne. Ces

demandes de modifications concernaient une couverture "équilibrée"

des médias, le respect des normes européennes sur l'action en justice selon les

pays d'origine, une demande que tous les médias devraient être enregistrés et

une large disposition légale pour des actions en justice pour

"offense".

Bien que la Commission européenne se soit déclarée satisfaite de ces

changements, la FEJ et les journalistes en Hongrie estiment que ces amendements

peuvent être simplement de nature technique et ne régleront pas les problèmes

de base causés par la loi. En particulier, la

FEJ souligne que les changements proposés par les autorités hongroises ne

remettent pas en cause la création d'une Autorité des médias et d'un Conseil

des médias, des organes politisés qui peuvent exercer un contrôle potentiellement

répressif sur les médias de tous les secteurs.

Le débat autour d'une Résolution du Parlement

européen sur cette crise a été reporté. "Nous espérons que les députés européens

suivront la situation de près et qu'ils adopteront une Résolution qui défend la

liberté de presse le mois prochain", a déclaré M. König. "L'Europe

a besoin d'une presse libre et nous ne pouvons pas transiger sur les principes

de la démocratie européenne.

La FEJ représente plus de 260.000 journalistes dans 30 pays

Pour plus d'informations, veuillez contacter la FEJ au +32 2 235.2200