La FIJ exige la libération des journalistes retenus au Togo

Son Excellence M. le Président Gnassingbe Eyadéma

Présidence de la République

Résidence Lomé II

Lomé, Togo

E-mail: presidence@republicoftogo.com

Fax de la présidence du Togo: (00228) 221 18 97; 221 32 04 (privée)

Fax de la primature du Togo: (00228) 221 74 68


CC. M. Pittang Tchalla

Ministère de la Communication et de la Formation Civique

Fax : +228 221 43 80


Bruxelles, le 18 juillet 2003

Votre Excellence,


Je souhaite attirer votre attention sur le cas de trois journalistes togolais emprisonnés depuis près d’un mois et qui ont annoncé le 14 juillet une grève de la faim pour demander leur libération. Dimas Dzikodo et Philip Evégnon, respectivement rédacteur en chef et directeur de L'Evénement, ainsi que Colombo Kpakpabia, journaliste au Nouvel Echo, ont été interpellés par la police les 14 et 15 juin derniers. Les trois journalistes ont été battus au cours de leur détention.


La Fédération Internationale des Journalistes, qui représente plus de 500 000 journalistes dans le monde, s’était associé à l’Union des Journalistes du Togo pour condamner fermement l’arrestation et la détention prolongée des trois journalistes. Ces interpellations pour des motifs qui s’apparentent à un délit d’opinion s’opposent à la constitution togolaise qui garantit la liberté d’expression, ainsi qu’à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et aux conventions internationales concernant les droits civils et politiques que le Togo a ratifié. La Commission des droits de l'Homme des Nations-Unies rappelle notamment que "l'emprisonnement en tant que sanction négative d'une opinion est une violation flagrante des droits de l'homme".


Nous vous appelons à intervenir instamment pour obtenir la libération rapide de ces journalistes, garantir leur sécurité personnelle et condamner les responsables des brutalités qui leur ont été infligées. Nous vous appelons également à réformer le code de la presse en vigueur au Togo pour supprimer les recours aux peines d’emprisonnement contre les journalistes et garantir l’application des standards internationaux en matière de liberté d’expression.


Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, votre Excellence, l’expression de mes sentiments distingués.



Aidan White

Secrétaire Général