La FIJ déplore le décès de Jérôme Adjakou Badou au Bénin

Jérôme Adjakou BadouLa Fédération Internationale des Journalistes a exprimé aujourd'hui sa profonde tristesse à l'annonce de la mort subite de Jérôme Adjakou Badou, journaliste, directeur du bureau béninois du réseau Syfia International, dimanche à Cotonou. Il avait 37 ans.


« C'est un grand monsieur, journaliste incorruptible et bien respecté, mais aussi un compagnon de lutte et de route, qui disparaît bien trop tôt» a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau régional de la FIJ en Afrique. « C'est un grand nom de la presse africaine qui s'en est allé », a déclaré André Linard, Directeur du bureau de Syfia International à Bruxelles.


Juriste de formation, Jérôme qui s’était engagé dans le journalisme dans les années 1990, avait a été au cœur du combat pour l'éthique et la déontologie professionnelle dans la presse au Bénin. Il est notamment à l'origine de la mise en place en mai 1999 de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (ODEM) qui fait aujourd'hui figure d'exemple parmi les organes d'autorégulation du continent. Il en a été le premier président, mais ne souhaitait pas effectuer plus d'un mandat, pour mieux se consacrer au développement de l'agence Syfia dont il avait la charge jusqu’à sa mort. Il venait d’ailleurs d’organiser - la semaine dernière - un séminaire des correspondants de Syfia.


Jérôme Badou avait été l'initiateur de la Charte des journalistes dans son pays. En 1999, il avait démontré ses talents de journaliste d'investigation en publiant une impressionnante série dénommée « Visages de la corruption au Bénin ».


« Jérôme Badou a été le fer de lance de la transformation des médias en un pilier essentiel de la démocratie au Bénin » a déclaré Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ. « Nous regrettons profondément sa disparition, et nous nous associons, au nom des journalistes du monde entier, à la douleur de sa famille, de ses confrères et de ses nombreux amis ».