La FIJ demande aux autorités ougandaises de mettre fin au harcèlement du personnel d’un journal


La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a demandé aujourd'hui aux autorités ougandaises de mettre fin au harcèlement des journalistes dans le pays après que cinq journalistes et directeurs du journal privé Daily Monitor ont été inculpés pour diffamation suite à la publication d’articles prétendant que l’Inspecteur Général du gouvernement est impliqué dans une escroquerie sur le salaire.


« Ces journalistes ne devraient pas être accusés de diffamation simplement pour avoir enquêté sur les allégations d'irrégularités dans le gouvernement, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous demandons aux autorités ougandaises de mettre fin à cette tentative d'intimidation des journalistes faisant des reportages critiques. L'Inspecteur Général devrait utiliser son droit de réponse pour se débarrasser de ces allégations plutôt que d’intenter une action en justice comme un moyen de réduire au silence ces reportages. »


Deux directeurs de rédaction du Daily Monitor, Joachim Buwembo et Bernard Tabaire, ont été inculpés le 28 janvier pour avoir diffamé l'Inspecteur Général du Gouvernement, Justice Faith Mwondha. Ils ont été accusés après leurs collègues, le rédacteur en chef Robert Mukasa, le chef des reportages du Parlement Emmanuel Gyezaho et le rédacteur des projets spéciaux, Angelo Izama, qui étaient déjà cités dans l’affaire.


Dans une chronique publiée sur le site Internet du journal mardi, Gyezaho a dit que l'accusation découle de deux articles publiés dans le journal en août 2007 accusant le juge Mwondha de réclamer un salaire de juge, qui était plus élevé que celui qu’elle a reçu en tant qu’inspecteur général.

Tous les agents inculpés du Daily Monitor ont été libérés sous caution en attendant leur procès.


Dans un autre cas, l'Association des Journalistes d'Afrique de l'Est (EAJA) appelle à une enquête sur une attaque contre les journalistes Rogers Muyanja du journal Bukedde et Herbert Ssempogo de New Vision. Les deux journalistes ont été battus par la police à Kampala le 19 janvier alors qu'ils couvraient une manifestation non autorisée conduite par des députés de l’opposition.


La FIJ condamne l'attaque et appuie l’appel d’EAJA à une enquête.


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