Le journalisme est un service public qui est en train de s'écrouler en Hongrie

 Le mardi 4 octobre 2011 une délégation de la Fédération Européenne de Journalistes (FEJ), le groupe européen de la FIJ, a rencontré plusieurs journalistes et des médias de Budapest à l'occasion d'une table ronde où des professionnels et des experts des médias étaient présents.
 "Nous sommes très impressionnés face à l'angoisse et aux incertitudes dont souffre le métier", a dit Roberto Natale, membre du Comité Directeur de la FEJ et président du syndicat italien de journalistes (FNSI), qui a ajouté: "Les médias publics ont été placés sous l'ombre d'une seule institution créée dans le manque absolue de transparence, sans aucun débat social ni indépendance éditoriale".

 Une délégation de neuf représentants d'organisations de la FEJ a aussi rencontré les dirigeants de la MTVA (qui rassemble toutes les branches de la radiotélévision publique hongroise) pour démarrer un dialogue qui pourrait devenir régulier avec eux.
 Toutes ces réunions arrivent quand la nouvelle loi des médias vient de démarrer son application depuis le 1er juillet 2011 et quand les journalistes doivent faire face à des licenciements massifs.
 "Des centaines d'emplois sont menacés dans les médias publics et la nouvelle loi impose une pression terrible sur l'indépendance journalistique", a dénoncé John Barsby, président du groupe d'experts audiovisuels de la FEJ: "Nous sommes dans la bataille pour la défense de l'information, la vérité, le pluralisme et la démocratie.  des médias publics pour soutenir la qualité du journalisme comme bien public : "C'est une bataille que le peuple hongrois ne peut pas perdre".
 Environ 500 des 3.400 employés des quatre chaînes publiques -Magyar Radio, MTV, Duna TV et MTI- ont été licenciés et des centaines d'autres sont sous la menace de l'être.
 "Au lieu de réduire le budget et d'essayer de promouvoir les soi-disants 'valeurs hongroises', peut-être peu évidentes, les autorités devraient garantir un financement suffisant, a déclaré la FEJ: "Nous demandons aux journalistes et aux groupes de la société civile de toute l'Europe qu'ils soutiennent la lutte des journalistes hongrois et qu'ils signent la pétition SOS Hungary récemment lancée par le syndicat autrichien de journalistes GPA".
 La FEJ appelle les institutions européennes à défendre la liberté de presse et les valeurs du journalisme comme service public, en Hongrie et partout où cela sera nécessaire.
 La FEJ représente plus de 250.000 journalistes dans environ 30 pays
 
Si vous voulez plus d'information, veuillez appeler au téléphone de la FEJ + 32 2 235 22 00