Rapport sur la situation des media et de la presse en Algerie 1999

RAPPORT SUR LA SITUATION DES MEDIAS

ET DE LA LIBERTE DE LA PRESSE EN ALGERIE - 1999



SOMMAIRE


INTRODUCTION


I) SITUATION GENERALE


II) SITUATION DES JOURNALISTES ET DES MEDIAS


2.1. Etat des lieux de la presse

2.2. La loi sur l'information enterrée

2.3. La loi sur la publicité rejetée par le sénat

2.4. Fin du monopole sur l'Internet

2.5. Organisation des journalistes

2.6. Atteintes à la presse

2.7. Journalistes portés disparus


III) LE CENTRE DE LA FIJ A ALGER


3.1. Les activités du Centre de la FIJ à Alger

3.1.1. Le réseau Internet

3.1.2. Le fonds de solidarité du centre

3.2. Les projets du Centre de la FIJ à Alger

3.2.1. L'accès à Internet par satellite

3.2.2. Formation à Internet de journalistes de l'intérieur du pays

3.2.3. Formation de journalistes au Canada


IV) ANNEXE


Liste actualisée des journalistes

et des travailleurs des médias assassinés



INTRODUCTION


Le centre de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Alger publie son

quatrième rapport annuel sur la situation des médias et de la liberté de la presse en

Algérie depuis sa création en mars 1996.

Ce rapport a été rédigé par Khaled Mahrez, coordinateur chargé des relations

extérieures et Lazhari Labter, coordinateur chargé des projets médias. Pour toute

information complémentaire, contacter les auteurs au centre de la FIJ à Alger aux

coordonnées suivantes :

Maison de la Presse Tahar Djaout,

1, rue Bachir Attar, Alger.

Tél / Fax : 213 2 67 36 79

E-mail: fijalger@hotmail.com



I) SITUATION GENERALE


L'ouverture tant attendue du secteur de l'audiovisuel algérien, promise par le projet

de loi sur l'information, n'a finalement pas eu lieu. Le projet de loi prévoyant de lever

le monopole de l'Etat sur la création de médias audiovisuels a été retiré par le

gouvernement et le secteur continue à être géré par loi de 1990. Il faut même

s'attendre à ce que le contrôle par le gouvernement des moyens audiovisuels,

encore exclusivement publics, s'accentue. C'est le président de la République en

personne qui l'a annoncé à MBC, une chaîne de télévision saoudienne basée à

Londres, en affirmant que "c'est l'Etat qui finance la radio et la télévision et ils

sont là pour défendre la politique de l'Etat. Nous n'avons pas crée ces radios

ou cette télévision pour les offrir à ceux qui s'attaquent à l'Etat et causent le

malheur de leur peuple. Dans tous les cas, il existe une presse libre, un espace

libre d'expression. Libre à ceux qui veulent s'exprimer de le faire mais les

organes de l'Etat appartiennent à l'Etat".

Cette déclaration du chef de l’Etat suscite un certain nombre de remarques. Le

premier a trait au fait que les médias publics "lourds" (télévision, radios et agence

de presse) fonctionnent suivant des cahiers des charges qui déterminent leurs champs

d'action et leurs obligations. Pour la télévision par exemple, le cahier des charges

stipule que cet établissement exerce une "mission de service public" et qu'il doit

"garantir le pluralisme et l'indépendance de l'information" et "l'expression

pluraliste des courants de pensée et d'opinion dans le respect du principe

d'égalité de traitement, de l'honnêteté, de l'indépendance." De ce fait, les propos

du chef de l’Etat se trouvent en contradiction avec les textes régissant le

fonctionnement des médias publics, la télévision en particulier.

La deuxième remarque est la reconnaissance, par le président de la République,

lors d’une déclaration publique et officielle, de l’existence d’une “ presse libre ”

qui constitue, selon lui, “ un espace libre d’expression ”. La reconnaissance est de

taille venant du premier magistrat du pays, sachant que ses rapports avec la presse

privée ont été plutôt tendus, avant même qu’il n’annonce sa candidature à la

présidence de la République. Parce que l’homme avait soigneusement entretenu le

suspense sur sa candidature à l’élection présidentielle d’avril 1999, plusieurs titres

de la presse privée s’étaient fait l’écho de toutes sortes de rumeurs et de

spéculations jusque sur l’état de santé de celui qui était présenté comme le

“candidat du consensus ”, une expression qui, à l’époque, signifiait la négation

d’une élection pluraliste. Le candidat réagit et qualifie les journalistes de “ pipelettes ”.

La polémique est lancée de plus belle d’autant que des éditorialistes ont exprimé les

plus vives inquiétudes sur l’avenir de la liberté de la presse, en particulier de la presse

privée une fois le candidat Abdelaziz Bouteflika élu. Plus tard, bien après son élection,

le président de la République a, à plusieurs reprises, tenu la presse privée algérienne

pour responsable de l’image négative du pays à l’étranger.

Dans ce contexte, la nouvelle “ carte médiatique ” nationale tracée par le chef de

l’Etat avec des médias lourds écrits et audiovisuels entièrement contrôlés par le

gouvernement et une presse privée reconnue officiellement comme un “ espace libre

d’expression ” constitue une reconduction du statu-quo anté en matière de politique

de communication. Elle est certes en deçà de ce que le président de la république

sortant avait imaginé dans son instruction N° 17 (voir notre rapport de l’année

dernière) mais elle ne prévoit pas la disparition pure et simple de la presse privée.

Cette déclaration n’a pas rassuré tout le monde. Au cours du mois de décembre

1999, les éditeurs de trois quotidiens parmi les plus gros tirages de la presse privée,

Liberté, El Watan et El Khabar, sont entrés en conflit avec leur imprimeur, la

Société d’impression d’Alger (SIA) refusant de payer leurs factures d’impression

aussi longtemps que ce dernier continue à traiter de la même manière aussi bien

ceux qui s’acquittent de leurs prestations (c'est-à-dire les trois éditeurs concernés)

que ceux qui ne le font pas. Il faut dire que le paysage médiatique algérien a connu

une véritable explosion au cours de ces derniers mois, portant le nombre de

quotidiens à près d’une quarantaine. Devant cet afflux auquel ils n’ont pas les

moyens de faire face, les imprimeurs ont imposé des conditions draconiennes

comme par exemple l’obligation faite aux journaux de remettre leurs pages à des

horaires qui les obligent à faire leur bouclage relativement tôt. Ce qui a provoqué

la colère des trois éditeurs qui affirment assurer 80 % du chiffre d’affaire de la SIA

et que cette dernière les astreint aux même conditions que la multitude de nouveaux

titres à tirage modeste alors que ces derniers ne paient pas leur factures d’impression.

“ Ils font leurs journaux sur notre dos ” se sont-ils plaint. Ce qui rend leur colère

plus grande est qu’ils accusent ouvertement le pouvoir d’avoir encouragé la création

de ces nouveaux titres pour les noyer dans le nombre en leur imposant une

concurrence qu'ils jugent déloyale. Cette attitude n’a pas plu aux nouveaux titres

puisque l’un d’eux, la Nouvelle République, crée en février 1998 a violemment

réagi, accusant les trois journaux de refuser le pluralisme médiatique et estimant

qu’il était du devoir de l’Etat d’aider les petits journaux.

Malgré les changements politiques importants opérés au niveau de l'Etat avec

l'élection de M. Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République, on peut

considérer que ces changements n'ont pas eu beaucoup d'effets sur les médias

algériens. De ce point de vue, 1999 peut être considérée comme une "année à

blanc" dans la mesure où les changements attendus ont été reportés. Il est évident

que le dispositif juridique et légal encadrant la profession, lui-même hérité de la

constitution de 1989, a besoin d’être actualisé et adapté. La loi sur l’information

de 1990, qui fut révolutionnaire en son temps puisqu’elle autorisa la création de

journaux privés, ne répond plus aujourd’hui à la situation créée par la phénoménale

libéralisation du secteur de la communication au niveau mondial.

La situation actuelle se traduit par ce qu’on peut appeler une “sous utilisation”

des dispositions les plus libérales de cette loi et des textes y afférent. Outre les

cahiers de charges fixant notamment les obligations des médias publics à l’égard

de la notion de service public - rarement prises en compte ces dernières années

- la loi prévoit la création d’un “ Conseil supérieur de l’information ” (CSI), une

“ autorité administrative indépendante de régulation ”. Ce conseil est composé

de 12 membres dont 3 sont désignés par le président de la République, 3 par le

président de l’Assemblée populaire nationale et 6 élus parmi les journalistes

professionnels justifiant d’au moins 15 ans d’expérience dans la profession.

Ce conseil a été dissous en 1993 dans le cadre de l’état d’urgence et ses

prérogatives ont été confiées au ministère de la communication.

La réactivation de ce conseil contribuerait à un retour à la légalité - constaté par

ailleurs dans le domaine politique - pour le secteur de la communication. En

attendant la promulgation d’une nouvelle loi, une telle initiative serait de nature à

rassurer les professionnels des médias en leur assurant, légalement, une participation

à la gestion de leurs affaires.



II) SITUATION DES JOURNALISTES ET DES MEDIAS


2.1. Etat des lieux de la presse


La presse quotidienne nationale est constituée de deux secteurs : les journaux du

secteur public hérités de l'époque du parti unique (Echaâb, El Massa, El

Djoumhouria, Ennasr en arabe et El Moudjahid et Horizons en français)

et les journaux du secteur privé au nombre de 30 tous crées à partir de 1990,

année du choix par l'Algérie du multipartisme et de la liberté de la presse et

d'expression consacrées par la constitution de 1989. De 1990 à 1992, des

dizaines de titres privés ont été crées. On en a recensé près de 800 en moins

d'une dizaine d'années alors que leur nombre ne dépassait pas la vingtaine au temps

du parti unique. La loi du marché en a fait disparaître des centaines mais cette

dynamique enclenchée depuis une décennie continue et de nouveaux titres voient

encore le jour. Certains de ces titres, notamment des quotidiens sont diffusés à

l'étranger (France, Etats-Unis, etc). On peut aussi consulter un bon nombre

d'entre eux sur internet.

Selon les derniers recensements, il existe aujourd'hui en Algérie près de 250

publications en arabe et en français. Cette presse écrite se caractérise essentiellement

par la domination des quotidiens sur le reste des publications : 36 quotidiens dans les

deux langues dont le tirage cumulé en 1999 a atteint 1,2 millions exemplaires. Six

uotidiens, El Khabar, Liberté, Le Matin et El Watan, Le Quotidien d'Oran et le

Soir d'Algérie se partagent le gros du marché avec un tirage cumulé de près de

840.000 exemplaires/jour (70%) et une moyenne de 10 pages de publicité/jour.

Horizons, L'authentique, El Youm et Le Jeune Indépendant frôlent les

100 000 exemplaires.

Les 26 autres quotidiens ne dépassent pas la barre des 20 000 exemplaires jour.

Le total de leur tirage n'excède pas les 300 000 exemplaires. Cette situation est

révélatrice de la fragilité des entreprises de presse qui sont prises entre le marteau

des dettes contractées auprès des imprimeries et l'enclume du manque de publicité.

Le cas du quotidien arabophone El Alem Essyassi (16.000 exemplaires/jour)

arrêté récemment par son imprimeur algérois car incapable de faire face au

aiement des traites d'une dette qui s'élève à plus de quatre milliards de centimes

en est un exemple patent. Elle est révélatrice aussi du manque de diversité des

enres. Avec moins de dix titres, les hebdomadaires font figure de parent pauvre.

Les mensuels et les bi-mensuels sont quasi-inexistants. La presse spécialisée a

une présence symbolique.



2.2. La loi sur l'information enterrée


Prévu initialement pour sa session d'automne 1998, l'examen par l'Assemblée

populaire nationale (APN, première chambre du parlement), du projet de loi sur

l'information a été reporté à celle du printemps 1999 mais l'élection présidentielle

d'avril 1999 a complètement bouleversé le calendrier et le programme politiques

qui avaient été mis en place par l'ancien Président de la République. Cette loi était

attendue puisque le projet qui avait été élaboré par le gouvernement prévoyait la fin

du monopole de l'Etat sur l'audiovisuel. En attendant, c'est toujours la loi de 1990

qui reste en vigueur



2.3. La loi sur la publicité rejetée par le Sénat


Alors qu'on attendait la révision de la loi sur l'information, le gouvernement a soumis

un projet de loi sur la publicité qui a été adopté par l'APN à la fin du mois de juin

1999. Soumis au Conseil de la Nation pour son adoption définitive, le texte a été

rejeté. Ce projet de loi avait été salué par les éditeurs privés puisqu'il prévoyait de

lever le monopole de l'Etat sur les annonces publicitaires des opérateurs publics et

institutionnels. Le rejet de ce projet de loi par le sénat a surpris les observateurs

surtout que l'APN l'avait adopté sans difficulté. Les motivations de ce rejet n'ont pas

paru très clair mais il semble, si l'on s'en tient à l'appréciation du président du Conseil

de la nation, que le projet du gouvernement est trop "libéral". "Il ne faut pas substituer

au monopole de l'Etat sur le secteur, un monopole des détenteurs de capitaux" a

notamment déclaré M. Bachir Boumaza, président du Conseil de la Nation.



2.4. Fin du monopole sur Internet


L’accès à Internet n’est plus du domaine exclusif de l’Etat depuis la publication au

journal officiel du mois d’août 1998 du décret exécutif N° 98-257 du 25 août 1998.

La possibilité est désormais donnée à des fournisseurs privés (providers) de s’installer.

Dix Internet service provider (ISP) dont neuf privés et un public ont obtenu leurs

licences d'exploitation durant cette année 1999. Cette décision de l'Etat d'ouvrir

l'accès à Internet par le biais de providers met ainsi fin officiellement au monopole

exercé par le Centre de recherche et d'information scientifique et technique (CERIST).

Cet organisme d'Etat dont ce n'était pas à l'origine la vocation de s'ériger en

fournisseur d'accès exclusif à l'Internet reste cependant le fournisseur principal

dans la mesure où les providers sont toujours dans l'obligation de passer par ses

services pour satisfaire la demande de leurs clients.


Le nombre d'abonnés et la demande de plus en plus forte non satisfaite pose

aujourd'hui le problème des capacités d'accès au réseau des réseaux. Les capacités

matérielles limitées du CERIST sont la cause de pannes fréquentes et se caractérisent

par un débit très lent qui grève lourdement les factures de téléphone des abonnés.



2.5. Organisation des journalistes


Un an et demi après sa constitution, le 4 juin 1998, le Syndicat national des

journalistes (SNJ) a tenu les 25 et 26 novembre 1999 à Alger son premier congrès.

Le congrès a permis d'élire démocratiquement un conseil national représentatif de

52 membres et un bureau national exécutif de 14 membres. Les congressistes ont

réélu M. Rabah Abdellah, secrétaire général sortant, pour trois autres années.

Après la phase de restructuration, le SNJ veut faire de l'année 2000 une année pour

l'action pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes.

Dans l'ordre de ses priorités figurent :

1) La convention collective sectorielle;

2) Le problème du logement;

3) La formation des journalistes;

4) La formation syndicale de ses militants et cadres;

5) L'aide et le soutien à l'organisation des travailleurs des médias;

6) La défense, la consolidation et la promotion de la liberté de la presse et

d'expression.

7) L'élaboration d'une charte de l'éthique et de la déontologie.

Le SNJ qui dispose d'un agrément et qui est membre à part entière de la FIJ s'est


imposé sur le terrain en l'espace de quelques mois par son engagement pour la cause

des journalistes et ses luttes pour la résolution de leurs problèmes socioprofessionnels

ainsi que pour la défense de la liberté de la presse et d'expression.

Syndicat national, le SNJ dispose aujourd'hui de 9 sections régionales qui couvrent

12 régions du pays du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Il dispose de 11 sections

au niveau des rédactions centrales et de 5 représentations dans d'autres entreprises

de presse dont l'APS, la radio et la télévision. Syndicat professionnel, le SNJ entend

déployer au cours de cette année tous les efforts pour organiser les journalistes et

contribuer à l'organisation des autres travailleurs des médias.



2.6. Atteintes à la presse


13 janvier : La direction du quotidien national Le Jeune Indépendant s'élève contre

ce qu'elle qualifie d'"embargo publicitaire" imposé par l'Agence nationale d'édition

et de publicité (ANEP, institution étatique détentrice du monopole sur la publicité)

depuis le 23 décembre 1998.


17 janvier : Le correspondant de Aïn Sefra (Ouest du pays) du journal régional

Le Quotidien d'Oran est condamné à une amende de 1500 DA et 10 000 DA de

dommages et intérêts suite à la publication d'un article en septembre 1995 sur la

banque algérienne de développement rural (BADR) jugé diffamatoire par sa direction.


7 février : Le directeur du quotidien régional Er Raï (L'Opinion, Oran, Ouest du

pays), M. Ahmed Benaoum, est condamné à 2 mois de prison ferme et 10 000 DA

de dommages et intérêts et 2000 DA d'amende par le tribunal de Seddikia à Oran

pour un article publié le 3 décembre 1998 mettant en cause un ancien directeur-

général d'une entreprise d'agrégats dans un détournement de 11 milliards de centimes.

Le directeur du journal fait appel.


24 février : Le directeur de la rédaction du quotidien national Demain l'Algérie,

Saïd Kaced, entame une grève de la faim dans l'enceinte de la Maison de la Presse

Tahar Djaout pour protester contre son "licenciement abusif". Il a obtenu gain de

cause.


17 mars : Le correspondant à Tlemcen (Ouest du pays) du quotidien Le Soir

d'Algérie est acquitté dans l'affaire qui l'opposait au président de l'Assemblée

populaire communale (maire) de la ville qui avait déposé une plainte contre lui suite

à un article. La cour de Tlemcen confirme le jugement du tribunal pour lequel il n'y a

ni insulte ni diffamation.


26 avril : Deux journalistes du quotidien régional Er Raï (L'Opinion, Oran, Ouest

du pays) sont interpellés par des agents de la sûreté de wilaya (préfecture) à l'intérieur


d'un hôpital où ils effectuaient un reportage. Ils sont aussitôt relâchés après avoir été

entendu.


11 mai : Un journaliste du quotidien national Le Jeune Indépendant est agressé par

des agents des chemins de fer dans une gare du centre d'Alger où il enquêtait sur le

fonctionnement interne de la gare.


13 mai : Le quotidien privé Demain l'Algérie est suspendu par la Société

d'Impression d'Alger (SIA) pour "litige commercial". Il aurait une dette cumulée

depuis sa parution le 24 février 1998 au 30 avril 1999 de plus de 2 milliards de

centimes. Pour la direction du journal c'est "une suspension politique".


25 mai : Le correspondant à Chlef du quotidien régional El Djoumhouria

(La République, Oran, Ouest du pays) est auditionné par le magistrat instructeur

du Tribunal de Chlef suite à une plainte du directeur de la culture de la wilaya

(préfecture) concernant un article publié en septembre 1997. Le jugement est

reporté au 19 juillet et ensuite au 21 septembre pour cause d'absence du plaignant.


9 juin : Le correspondant de Constantine (est du pays) du quotidien national

El Youm (Le Jour) comparait devant le tribunal de Ziadia à la suite d'une plainte

pour diffamation déposée par le maire et l'ex-Directeur de l'exécutif communal

(maire désigné) de la ville de Hamma Bouziane pour un article publié le 4 avril 1999

sur la mauvaise gestion de la commune. Le procès est renvoyé au 16 juin pour

cause d'absence de l'avocat de la défense et "dossier incomplet" et ensuite au

25 juin. Le verdict est rendu le 30 juin.


26 août : L'ambassade du Canada à Alger refuse de délivrer des visas à

18 journalistes sur les 20 que comptait la délégation de journalistes algériens

invitée aux 31èmes Assises de la presse francophone de Moncton et Caraquet

(Canada). Les deux autorisations de séjour accordées ne l'ont été que trois jours

après l'ouverture des travaux. En guise de protestation, la délégation décide de

ne pas prendre part aux assises et la section algérienne de l'Union internationale

des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) rend public un

communiqué de presse.


6 septembre : Le correspondant à Ténès (Centre-Ouest du pays) du quotidien

national Le Matin est agressé par un tenancier de bar clandestin cité dans un

article sur la commercialisation illicite des boissons alcoolisées dans la ville publié

le 12 août 1999.


8 septembre : Le correspondant à Biskra (Sud-Ouest du pays) de l'hebdomadaire

national sportif Compétition comparait devant le juge suite à une plainte déposée

par un joueur de l'équipe locale de football mécontent de l'article écrit sur son club.


19 septembre : Une journaliste du journal régional Le Quotidien d'Oran

(Ouest du pays) est insultée par une avocate et violemment malmenée par un agent

de l'ordre dans la cour de justice d'Oran


8 novembre : Le directeur du quotidien national El Watan, M. Omar Belhouchet, et

la journaliste Salima Tlemçani comparaissent devant la cour près le tribunal d'Alger

suite à une plainte déposée par M. Troudi Salim, gérant des entreprises Sud-Agro

et Palmier d'Or.



2.7. Journalistes portés disparus


Deux journalistes, Djamel-Eddine Fahassi, de la radio nationale chaîne III et

Aziz Bouabdallah du quotidien arabophone privé El Alem Essiyassi

(Le Monde politique) sont toujours portés disparus.

Djamel-Eddine Fahassi : Il est arrêté le 26 février 1992 pour diffamation, interné

dans un camp du sud pendant un mois et libéré le 31 mars de la même année.

Près de trois ans après, alors qu’il avait repris son travail à la radio, il est de

nouveau porté disparu depuis le 8 mars 1995.

Aziz Bouabdallah : il a été enlevé par des inconnus de son domicile situé à


Chevalley (hauts d'Alger) le 12 avril 1997.



III) LE CENTRE DE LA FIJ A ALGER


3.1. Les activités du centre de la FIJ à Alger


3.1.1. Le réseau Internet


L'idée de mettre à la disposition des journalistes un réseau Internet a été évoquée

pour la première fois en 1997 à Bilbao (Espagne) lors d'une rencontre internationale

sous le thème "L'heure de la tolérance : le journalisme et le défi du racisme",

organisée par la Fédération internationale des journalistes et l'Unesco. C'est au

cours du "Séminaire régional sur la formation et la coopération entre journalistes

maghrébins", organisé par la FIJ à Alger les 29, 30 et 31 mai 1999 que la nécessité

de renforcer les liens, les contacts et les échanges entre journalistes du Maghreb et

du monde s'est imposée au vu des grandes faiblesses révélées dans ce domaine par

les participants. Dans la résolution finale, il a été souligné que la "FIJ ainsi que

ses syndicats membres dans la région devraient mettre en place un réseau

électronique dans le but d'échanger les informations sur l'évolution des

médias" et que "le Centre de la FIJ devrait installer un site web pour les

journalistes du Maghreb."

Restait à trouver les financements nécessaires à la concrétisation de cette

recommandation. Le gouvernement des Pays-Bas, par l'intermédiaire de son

ambassade à Alger, s'est proposé d'apporter une contribution à la réalisation de

ce projet. Informée de cette proposition, la FIJ a donné son accord. Le projet a

été officiellement approuvé par le gouvernement des Pays-Bas qui en a informé les

responsables du Centre de la FIJ le 13 décembre 1998. Le contrat a été conclu et

signé le 16 décembre 1998.

L'installation du réseau a nécessité des travaux dans le Centre qui ont été réalisés

sur le fonds de la FIJ.

Le 24 mars 1999, le Centre d'Alger a inauguré officiellement son réseau Internet.

L'inauguration a eu lieu en présence de son excellence l'ambassadeur des Pays-Bas,

des ambassadeurs d'Allemagne, de Suède et de Suisse, des représentants des

ambassades des Etats-Unis et de Belgique, la représentante de la FIJ chargée de

la question des droits de la personne et de l'Internet, de la représentante du ministère

de la Communication et de la Culture ainsi que de personnalités du monde des

médias et des journalistes.

Le réseau Internet a été ouvert à l'ensemble des journalistes de la presse écrite et

de l'audiovisuel le 29 mars 1999. Ils ont en été informés par voie de presse.

L'objectif essentiel assigné à la mise en place du réseau Internet et du centre de

documentation était d'établir des liens de communication entre les journalistes

algériens et leurs confrères dans le monde qui leur permettent de sortir d'un

isolement imposé par la conjoncture que traverse le pays. Il devait permettre aussi

l'accès gratuit et illimité à un outil de communication et de recherche moderne et

performant et d'en maîtriser les techniques d'utilisation pour plus d'efficacité et de

rapidité dans leur travail.

Depuis son ouverture il y a de cela neuf mois, le réseau Internet a eu un succès

important auprès des journalistes. Très vite, les cinq postes mis à la disposition

des journalistes se sont avérés insuffisants et l'espace d'accueil trop exigu pour

l'afflux quotidien. Cet état de fait a obligé les responsables du Centre à prendre

des mesures pratiques pour garantir un accès équitable à un maximum de journalistes.

Le Centre avait proposé d'assurer la formation à Internet à une centaine de

journalistes par l'intermédiaire d'un institut de formation privé. La formation devait

être assurée pour 10 groupes de 10 journalistes selon un calendrier précis.

Cette formule a posé quelques dilemmes aux responsables du Centre, dont

notamment :



La difficulté d'établir des critères objectifs de choix des journalistes bénéficiant

de cette formation;

Le coût élevé de la formation (2500 DA par personne);

Les horaires de travail des journalistes qui ne permettent pas une grande assiduité.

Pour toutes ces raisons, le Centre a opté pour le recrutement d'un technicien-

formateur qui assure l'initiation des journalistes à Internet sur place. Cette

formule est nettement plus avantageuse que la précédente à un double plan,

pratique et financier.


La formation d'une centaine de journalistes aurait coûté 250 000 DA alors que

le recrutement du technicien pendant 9 mois ne coûtera que 54.000 DA.


Avec la présence d'un technicien sur place tous les jours pendant quatre heures,

ce sont plusieurs centaines de journalistes qui pourront s'initier à Internet.


3.1.2. Le fonds de solidarité


Depuis le mois de mai 1998, le centre dispose d'un fonds de solidarité d'un montant

de 217.000 dinars algériens représentant la contre-valeur des 4.000 francs suisses

remis au centre par le jury du prix Presse et démocratie 1998. Ce prix était destiné

à l'ensemble des journalistes algériens mais en l'absence, à l'époque, d'une

organisation syndicale crédible et représentative, le prix a été remis au centre de

la FIJ. Le bilan du fonds de solidarité s'établit comme suit :


Désignation

Débit 112.998,81

Crédit 217.000,00

Prix presse et démocratie

Aide directe aux familles de journalistes assassinés 65.000,00

Aide à un journaliste camerounais réfugié en Algérie 3.000,00

Aide à un journaliste algérien en difficulté 3.000,00

Achat de trousseaux scolaires aux enfants de

journalistes assassinés 41.998,81

Total 112.998,81

Solde 104.001,19


Tous les chiffres sont en dinars algériens.



3. 2. Les projets du Centre de la FIJ d’Alger


3.2.1. L'accès à Internet par satellite


Le grand succès obtenu par le réseau Internet a montré aussi très vite ses limites

techniques, notamment les difficultés de connexion au fournisseur d'accès par une

ligne téléphonique normale et non spécialisée et la lenteur due à l'encombrement lié

aux possibilités du fournisseur dont l'offre en terme de puissance ne répond pas de

manière satisfaisante à une demande en augmentation constante. Avec les faibles

capacités du fournisseur actuel d'accès à Internet, les équipements disponibles ne

sont utilisés qu'à un tiers environ de leurs capacités. Pour parer à ce problème, le

Centre a eu recours à la solution satellite proposée par un fournisseur d'accès privé.

La solution adoptée permet un niveau d'utilisation d'Internet se rapprochant

sensiblement des normes internationales et une plus grande rentabilisation des

équipements.



3.2.2. Formation à Internet de journalistes de l'intérieur du pays


Lors d'une visite d'information et de travail d'une délégation de la Fondation

Friedrich Ebert Stiftung au centre de la FIJ, sur proposition des coordinateurs

du Centre le principe d'une formation à l'Internet d'une cinquantaine de journalistes

de l'intérieur du pays a été retenu. La Fondation s'engage à prendre financièrement

en charge cette formation qui aura lieu sur site au siège du Centre de la FIJ au cours

de cette année 2000.



3.2.3. Formation de journalistes au Canada


En partenariat avec L'Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ), organisme

bi-gouvernemental dont la mission est l'organisation de stages et de projets

professionnels dans les secteurs économiques, sociaux et culturels dans le cadre de

la coopération franco-québécoise avec des pays tiers et l'université de Laval

(Québec), le Centre prévoit l'organisation de stages professionnels de longue durée

au profit de jeunes journalistes femmes algériennes (18-35 ans).

3 à 5 jeunes journalistes bénéficieront dans un premier temps de ce programme de

formation continue. Cette formation aura lieu à l'Université Laval au cours de

l'automne 2000.



IV) ANNEXES


Liste actualisée des journalistes et des travailleurs des médias assassinés entre 1993

et 1997

Le 26 mai 1993 Tahar Djaout, journaliste et écrivain était assassiné à Alger, devant


son domicile. Depuis cette date, en l'espace de cinq ans, de 1993 à 1997, des

dizaines d'autres journalistes et travailleurs des médias sont tombés sous les balles

des terroristes. D'une organisation syndicale à l'autre, d'une institution de défense

des droits de l'homme à l'autre, d'un journal à l'autre, leur nombre variait. En

collaboration avec l'Association nationale des familles de journalistes assassinés

par le terrorisme (AN-FAJAT), le centre de la FIJ à Alger a établi cette nouvelle

liste de 100 journalistes et travailleurs des médias qui révèle l'ampleur de la tragédie

qui a touché une grande partie de la corporation. Afin que leurs noms et leurs luttes

ne tombent pas dans l'oubli, la Fondation Tahar Djaout (FTD), l'AN-FAJAT, le

Syndicat national des journalistes (SNJ) et le centre de la FIJ à Alger, soutenus et

aidés matériellement par les responsables du Gouvernorat du Grand-Alger et à leur

tête, M. Chérif Rahmani, Ministre-Gouverneur, ont pris l'initiative de leur rendre un

hommage particulier en leur consacrant un mémorial dans la "Place de la liberté de

la presse" qui sera inaugurée au début de cette année 2000.

1) DJAOUT Tahar (Ruptures) : 26 mai 1993 à Alger

2) ZENATI Rabah (TV) : 3 août 1993 à Alger

3) BENMENI Abdelhamid (Algérie Actualité) : 9 août 1993 à Alger

4) BAKHTAOUI Saâdeddine (El Minbar) : 11 septembre 1993 à Alger

5) CHERGOU Abderrahmane (Alger Républicain) : 28 septembre 1993 à Alger

6) BOUHIDEL Djamel (Le Nouveau Tell) : 5 octobre 1993 à Blida

7) ABADA Mustapha (TV) : 14 octobre 1993 à Alger

8) YEFSAH Ismaïl (TV) : 18 octobre 1993 à Alger

9) SEBTI Youcef (Collaborateur) : 28 décembre 1993 à Alger

10) KHODJA Rachid (Radio) : 23 janvier 1994 à Alger

11) HIRECHE Abdelkader (TV) : 1er mars 1994 à Alger

12) HASSAINE Mohamed (Alger Républicain) : 1er mars 1994 à Hammadi

13) BENAOUDA Hassan (TV) : 12 mars 1994 à Alger

14) BENZAGHOU Yahia (APS) : 19 mars 1994 à Alger

15) YACEF Abdelmadjid (L'Hebdo Libéré) : 21 mars 1994

16) BENDAHOU Rachid (L'Hebdo Libéré) : 21 mars 1994 à Alger

17) MECEFFEUK Mohamed (El Watan) : 13 avril 1994 à Alger

18) CHERKIT Ferhat (El Moudjahid) : 7 juin 1994 à Alger

19) GUENIFI Hichem (Radio) : 7 juin 1994 à Alger

20) DRISSI Yasmina (Le Soir d'Algérie) : 11 juillet 1994 à Alger

21) LEGOUI Mohamed-Lamine (APS) : 20 juillet 1994 à Boussaâada

22) AIT El-HARA Laïd-Ali (Radio) : 17 septembre 1994 à Alger

23) BAROUDI Mouloud (ANAF) : 26 septembre 1994 à Tipaza

24) SBAGHDI Smaïl (APS) : 26 septembre 1994 à Alger

25) BENSAADALLAH Lahcène (El Irchad) : 12 octobre 1994 à Alger

26) BOUTERFIF Tayeb (Radio) : 16 octobre 1994 à Alger

27) ZIANE Farah (Révolution Africaine) : 19 octobre 1994 à Blida

28) BENACHOUR Mohamed-Salah (APS) : 27 octobre 1994 à Blida

29) BOUSSELHAM Kaddour (Horizons) : 27 octobre 1994 à Mascara

30) EL-AKEL Yasser (El Massa) : 30 novembre 1994 à Alger

31) ISSAAD Ahmed (Radio) : 30 novembre 1994 à Boufarik

32) LAKHAL Nassereddine (El Massa) : 30 novembre 1994 à Boufarik

33) MEKBEL Saïd (Le Matin) : 3 décembre 1994 à Alger

34) ALIOU-SALAH Zineddine (Liberté) : 6 janvier 1995 à Blida

35) ABOUD Ali (Radio) : 6 janvier 1995 à Alger

36) YAHIAOUI Abdelmadjid Echaâb) : 13 janvier 1995 à Alger

37) OUARI Nacer (TV) : 1er février 1995 à Alger

38) ZAITER Djameleddine (El Djoumhouria) : 17 février 1995 à Gdyel

39) OUARHOUM Mahmoud (APS): 1er mars 1995 à Alger

40) HAMMADI Rachida (TV) : 20 mars 1995 à Alger

41) HAMMADI Houria (TV) : 20 mars 1995 à Alger

42) BOUKHERBACHE Ali (El Djoumhouria) : 21 mars 1995 à Alger

43) ABDERRAHMANI Mohamed (El Moudjahid) : 27 mars 1995 à Alger

44) BOUKHEZAR Makhlouf (TV) : 3 avril 1995 à Constantine

45) SAIDJ Azzeddine (El Ouma) : 15 mai 1995 à Alger

46) BENAOUDA Bakhti (collaborateur free lance) : 21 mi 1995 à Oran

47) SABOUR Malika (Echourouk El Arabi) : 21 mai 1995 à Alger

48) HEMAZI Mourad (TV) : 27 mai 1995 à Alger

49) TAKOUCHET Ahmed (Radio) : 18 juin 1995 à Alger

50) HAMOUDA Naïma (Révolution Africaine) : 2 août 1995 à Alger

51) OUAGUENI Ameur (Le Matin) : 21 août 1995 à Alger

52) TAZROUT Saïd (Le Matin): 3 septembre 1995 à Tizi-Ouzou

53) GUERROUI Brahim (El Moudjahid) : 4 septembre 1995 à Alger

54) BRIKH Yasmine (Radio) : 4 septembre 1995 à Alger

55) GUEBRIOUT Omar (TV) : 6 septembre 1995 à Alger

56) BRAHIMI Radja (TV) : 8 septembre 1995 à Dellys

57) BRAHIMI Saïd (TV) : 8 septembre 1995 à Dellys

58) LALLALI Rabah (TV) : 9 septembre 1995 à Alger

59) OURTILANE Omar (El Khabar) : 3 octobre 1995 à Alger

60) SAADAOUI Abdelwahab (Echaâb) : 15 octobre 1995 à Alger

61) BOUGUERRA Ahmed : 15 octobre 1995 à Alger

62) DJEBAILI Saïda (El hayat El Arabia) : 16 octobre 1995 à Alger

63) LAZHAR Ahmed-Mustapha (El Hayat El Arabia) : 16 octobre 1995 à Alger

64) FETTAH Mohamed (TV) : 18 octobre 1995 à Alger

65) SERDOUK Nourredine (Liberté) : 2 octobre 1995 à Alger

66) GUERDJOUMA Khaled : 29 octobre 1995 à Alger

67) KHALFOUN Ahmed (APS) : 4 novembre 1995 à Alger

68) MAHIOUT Hamid (Liberté) : 2 décembre 1995 à Alger

69) BENKHERFELLAH Hamidou (Liberté) : 2 décembre 1995 à Alger

70) DAHMANI Khedidja (Echourouk El Arabi) : 5 décembre 1995 à Alger

71) BENDAOUD Abdelkrim (TV) : 14 décembre 1995 à Alger

72) BELKESSAM Mohamed (TV) : 20 décembre 1995 à Alger

73) MERIOUD Khaled (TV) : 23 décembre 1995 à Alger

74) MEKATI Mohamed (El Moudjahid) : 12 janvier 1996 à Alger

75) ABOULKACEM Khaled (L'indépendant) : 14 janvier 1996 à Alger

76) BOUHACHEK Abdallah (Révolution et Travail) : 10 février 1996 à Blida

77) AIT-MEBAREK Allaoua (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger

78) DORBANE Mohamed (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger

79) DERAZA Djamel (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger

80) ILLOUL Naïma (TV) : 11 février 1996 à Alger

81) BELGHEZLI Achour (Le Pays) : 17 février 1996 à Tizi-Ouzou

82) DRIDECHE Dalila (Le Pays) : 17 février 1996 à Tizi-Ouzou

83) TAAM Mourad (Radio) : 27 février 1996 à Alger

84) SAADI Belkacem (TV) : 29 février 1996 à Skikda

85) TRIA Slim (Radio) : 4 mars 1996 à Alger

86) ARABDIOU Djilali (Algérie Actualité) : 12 mars 1996 à Alger

87) AMOUR Yahia (TV) : 30 mars 1996 à Alger

88) SLIM El-Hadi (TV) : 10 avril 1996 à Alger

89) BOUCHIBI Djamel (El Moudjahid) : 24 avril 1996 à Alger

90) BOUZIANE Farida (Le Pays) : 26 juillet 1996 à Draâ Ben Khedda

91) TOUARI Boualem (TV) : 27 juillet 1996 à Alger

92) KESSAB Mohamed (Radio) : 11 août 1996 à Alger

93) HAMOUI Mokrane (Echourouk El Arabi) : 15 octobre 1996 à Alger

94) ABDICHE Boussaâd (El Moudjahid) : 26 décembre 1996 à Alger

95) BELLACHE Messaoud (El Moudjahid) : 10 janvier 1997 à Alger

96) REGUIEG Si-Ali (TV) : 7 février 1997 à Alger

97) HARROUCHE Abdelwahab (El Moudjahid) : 1er juin 1997 à Alger

98) TENKHI Ali (TV) : 20 août 1997 à Alger

99) BERKANE Zoubida (TV) : 31 août 1997 à Alger

100) ADEM Taleb : (Collaborateur ) 1995 à Alger