Portrait: Qui sont les quatre journalistes yéménites condamnés à mort pour leurs reportages ?

En juin 2015, Abdulakhleq Amran, Akram Al-Waleedi, Hareth Humaid et Tawifq Al-Mansoori ainsi que cinq autres journalistes ont été arrêtés à l’hôtel Palace of Dreams de Sanaa, où les médias pour lesquels ils travaillaient avaient déplacé leurs bureaux afin d’avoir accès aux communications et aux services publics. Ils ont été condamnés à mort par la Cour de sûreté de l’État de Sanaa, sous le contrôle d’Ansar Allah/les Houthis.

Abdulakhleq Amran est né en 1983, est marié et a deux enfants. Diplômé en journalisme de l’Université de Sanaa, il travaille aujourd’hui pour le site Internet Al-Islah Online. Il a été arrêté à l’hôtel Bahr al-Ahlam à Sanaa alors qu’il se servait d’Internet et de l’électricité pour son reportage. Il est depuis lors détenu en prison dans des conditions extrêmement difficiles. Il y a a subi des tortures qui ont entraîné une douleur à la colonne vertébrale et un problème aux reins.

Akram Al-Waleedi est né en 1985. Il est diplômé du College of Communication et a travaillé pour le site d’information Alrabie-ye.net et pour le journal et l’agence de presse yéménite SABA. Détenu dans des conditions difficiles et pénibles, il a également été soumis à la torture en prison, où son état de santé s’est gravement détérioré. Sa famille a déclaré à la FIJ qu’il souffrait de douleurs au dos et au côlon, et que sa situation psychologique était très délicate.

Hareth Humaid est né en 1990. Diplômé du lycée, il travaillait en tant que journaliste pour le site d’information Alrabie-ye.net, qui est actuellement suspendu. Tout comme ses confrères, il est en prison depuis son arrestation, dans des conditions mauvaises et difficiles et a été torturé.

Tawifq Al-Mansoori est né en 1986. Il a étudié le journalisme et a travaillé pour le journal Al-Masdar. Depuis son arrestation, il est détenu dans des conditions difficiles. Il a également été soumis à la torture en prison et il souffre de problèmes de santé. Sa famille a déclaré à la FIJ qu’il souffrait d’asthme, de difficultés respiratoires, de rhumatismes cardiaques, de diabète et de problèmes de prostate.

Ces journalistes ont été arrêtés pour avoir publié un reportage sur les violations des droits de l’homme commises par les forces houthies. Ils risquent actuellement de perdre la vie pour avoir rempli leur devoir professionnel et avoir informé sur la cruauté de la guerre au Yémen.

Aidez-nous à alerter la communauté internationale sur la situation de ces confrères en signant notre pétition.

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