Portrait d’un militant : Stanis, activiste polyvalent

Etre pasteur, journaliste et syndicaliste à la fois c’est possible. Mais il faut savoir jongler. C’est le choix de Stanis Nkundiye, 55 ans, en République Démocratique du Congo.

Dans les couloirs de la FIJ, on décrit Stanis comme un « rassembleur » calme et un « homme de paix » apprécié au sein des affiliés africains de la FIJ, et même au-delà. Journaliste de presse écrite pour Le Vrai Modérateur (bihebdomadaire chrétien paraissant à Kinshasa), dans un pays où l’exercice de la profession peut entraîner la mort, où l’accès à l’information est limité et où la corruption gangrène le métier, il souhaite « contribuer à l’émergence de la vérité, de la justice et surtout à la défense des nombreux faibles en devenant (…) la voix des sans-voix dans un pays où on n’entend qu’un seul son de cloche ».

Syndicaliste, il assume les fonctions de secrétaire général du SNPP (Syndicat National des Professionnels de la Presse), trésorier de la FAJ (Fédération Africaine des Journalistes) et président de l’USYPAC (Union des syndicats des professionnels de la presse d’Afrique Centrale) sans pour autant tenir le devant de la scène, fidèle à la réputation d’humilité qui le caractérise.

Son dernier engagement est d’ordre religieux. Stanis est pasteur. Une activité respectée pas ses pairs qui n’hésitent pas à lui demander conseil dans leur quotidien, ainsi que par les patrons de presse qui apprécient sa non-violence, raconte-t-il.

Sa méthode de travail ? Le compromis et le dialogue. Ses atouts ? Le calme et le respect. Etre journaliste en RDC est difficile. Les pressions sont telles que les journalistes ne peuvent pas toujours exercer librement leur métier.

Si Stanis a un rêve ce serait de continuer à développer la FAJ, afin que les « journalistes africains (se retrouvent) autour d’idéaux communs ».