Malgré la levée de la suspension des programmes de la radio SUD FM et la libération des travailleurs, des menaces pèsent toujours sur les responsables du Groupe sud Communication

La Station SUD FM a repris hier ses programmes et ses responsables, journalistes et autres travailleurs qui étaient gardés à la police ont été libérés après 11 heures de détention dans les locaux de la Division des Investigations Criminelles communément appelée (DIC).


Cependant, le gouvernement du Sénégal à travers un communiqué signé de son porte parole le ministre de l’Information envisage des poursuites contre les responsables du groupe SUD COM, et le procureur de la République est saisi pour l’ouverture d’une enquête judiciaire.


C’est sur instruction du ministre de l’intérieur que la radio SUD FM et l’ensemble de ses stations régionales ont vu leurs programmes suspendus et les journalistes et autres travailleurs trouvés sur place arrêtés par la police au matin du 17 octobre 2005. Les autorités sénégalaises reprochent à la radio et au journal du groupe SUD la diffusion et la publication d’une interview du chef rebelle indépendantiste Salif Sadio. Elles trouvent le contenu de l’interview en violation manifeste des dispositions constitutionnelles et légales sur l’intégrité territoriale.


La suspension des programmes de la Radio, la saisine de l’édition du jour du journal Sud quotidien et l’arrestation des responsables et autres journalistes et travailleurs de SUD Communication ont entraîné un lever de boucliers de la corporation des journalistes et autres organisations de la société civile.


La FIJ, L’UJAO et le SYNPICS à l’unanimité ont condamné cette décision du gouvernement et demandé « la réouverture de la radio SUD FM et la libération immédiate de tous les journalistes et agents gardés par la police à cet effet ».


Vers 19 heures les autorités ont finalement cédé à la requête des journalistes et autres défenseurs de droits de l’homme, mais dans le communiqué publié, elles n’écartent pas des poursuites contre les responsables du group SUD COM. Le même communiqué du gouvernement sénégalais maintient l’interdiction de toute diffusion, rediffusion et publication par quelque organe de presse que ce soit de l’interview de Salif Sadio réalisée par la radio SUD FM et le journal SUD Quotidien.


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