La FIJ soutient le SYNPICS pour la dépénalisation des délits de presse au Sénégal

La Fédération Internationale des Journalistes s’est félicitée de la décision du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) de concert avec les Editeurs de Presse et toutes les organisations professionnelles, de soumettre au gouvernement un projet de réforme, supprimant notamment les peines privatives de liberté dans la législation sur la presse au Sénégal.


Le SYNPICS lors d’un atelier organisé les mardi et mercredi 23 et 24 novembre 2004, dans les locaux de l’UNESCO à Dakar et avec le soutien de cette organisation internationale, a mené une large consultation avec tous les acteurs (employés des médias, société civile, organisations des droits de l‘Homme, avocats et magistrats).


A l’issue des travaux, il a été mis en place un comité d’experts, comprenant des universitaires, avocats, journalistes et spécialiste du droit du travail pour finaliser des propositions de projets de réformes de textes législatifs et réglementaires.


Depuis 10 ans, les journalistes sénégalais et de l’Afrique de l’Ouest mènent le combat pour la dépénalisation des délits de Presse. Au Sénégal l’arrestation en juillet 2004 de Madiambal Diagne, directeur du Quotidien, a mobilisé les journalistes du monde entier, et suscité l'implication de la FIJ.


Le 19 octobre 2004, le Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye Wade a exprimé son accord pour la dépénalisation des délits de presse, suite à la requête du SYNPICS, en demandant aux organisations syndicales de presse « ce qu'elles proposent de mettre en place lorsque des propos parus dans les journaux portent atteinte à une institution nationale ou étrangère ou à l'honneur d'un citoyen ».


La presse sénégalaise a pendant l’atelier formulé des attentes et propositions qui, au-delà de la question, jugée importante, de la dépénalisation, devront créer les meilleures conditions d'exercice de la liberté et de la responsabilité de la presse, ce qui passe par l’amélioration de la qualité, la consolidation des entreprises de presse, la valorisation du statut du journaliste et par une plus grande professionnalisation.


Les représentants du gouvernement sénégalais à l’ouverture et à la clôture de l’atelier, respectivement le Ministre de l’Information Porte-parole du gouvernement, Dr Bacar DIA, et la Ministre Commissaire aux Droits de l’Homme, Me Mame Bassine NIANG, ont réaffirmé la volonté du chef de l’Etat sénégalais de mettre en œuvre les réformes nécessaires.


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