La FIJ se bat pour les Syndicats et les Droits des Travailleurs

Lorsque la FIJ fut créée en 1926, ses fondateurs affirmèrent que la liberté de la presse ne pourrait exister que si les journalistes bénéficiaient de conditions de travail décentes et garanties. Aujourd'hui, le lien entre la justice sociale et la liberté de la presse reste capital pour la FIJ.

En de nombreuses parties du monde, des journalistes travaillent avec de maigres ressources techniques, dans une criante pauvreté et sous des conditions sociales misérables.


Dans le monde développé, les changements importants dans la technologie comme dans les structures de travail menacent les droits des journalistes. La concentration de la puissance des médias entre les mains de quelques conglomérats globaux restreint le pluralisme et la diversité. Cette concentration transforme le journalisme en juteux bénéfices pour les intérêts corporatistes et sape les règles fondamentales du journalisme.


La FIJ insiste sur le fait que l'information fournie par les médias est vitale pour la démocratie et ne peut être considérée comme une simple marchandise.


Des milliers de journalistes, même dans les pays les plus riches, sont contraints d'adopter un statut d'indépendant insécurisant; ils ne bénéficient pas de sécurité sociale et n'ont que peu de contrôle sur la manière dont leur travail est utilisé.

Leurs employeurs exécutent des coupes sombres dans les départements éditoriaux pour mieux exploiter les nouveaux marchés des médias. Ils réduisent les coûts et les investissements relatifs à la formation professionnelle et au journalisme d'investigation. De ce fait, les critères de qualité se réduisent, et partout s'atténue la confiance du public envers les médias.


Selon la FIJ, cette crise ne peut être résorbée qu'en créant des syndicats de journalistes forts et indépendants ayant le pouvoir de représenter leurs membres, en défendant les conditions professionnelles et sociales des journalistes et en négociant des améliorations sur les lieux de travail. Il est également nécessaire de contraindre les employeurs des médias au travers de nouvelles réglementations internationales basées sur les principes suivants:


  • Le contrôle de l'information par le marché est une menace potentielle à la liberté d'expression, et l'indépendance éditoriale est un prérequis à la liberté de la presse.

  • Les médias au sein de l'économie mondiale requièrent la création d'organismes régulateurs internationaux politiquement responsables, ayant juridiction sur la propriété et le contrôle du droit des médias à l'accès aux réseaux, ainsi que la transparence commerciale.

  • Toutefois, la FIJ est opposée aux formes bureaucratiques de régulation, souvent arbitraires et menant à la censure. Les pouvoirs publics doivent intervenir de manière ouverte et responsable, sachant que:


  • la démocratie a besoin d'un service public d'information, incluant une radiodiffusion fondamentalement publique, non soumise aux influences politiques ou commerciales;

  • des méthodes de prise de décision démocratiques devraient être appliquées aux niveaux national et international, incluant les consultations des travailleurs et leur droit de négociation.

  • La FIJ travaille étroitement avec d'autres syndicats dans la lutte pour les droits dans le travail. Nous sommes affiliés à la Confédération Internationale des Syndicats Libres et à la Confédération des Syndicats Européens. Nous menons également des activités communes avec d'autres syndicats, dans les secteurs de l'information et de la communication, en tant que membre du Comité International des Syndicats du Spectacle et des Médias.


    La FIJ mène également campagne et soutient les syndicats de journalistes - et d'autres- dans des conflits impliquant les employeurs dans la lutte pour les droits syndicaux.


    Lors du Congrès Mondial de la FIJ, qui s'est tenu au Brésil en 1998, il a été convenu de renforcer les campagnes syndicales par des publications axées sur le journalisme indépendant, les droits d'auteur, la mondialisation des médias, les tables rondes du travail, la radiodiffision de service public et la convergence des technologies des médias.