La FIJ proteste contre la séquestration et la détention arbitraire de quatre journalistes par la gendarmerie au Cameroun


La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) proteste contre la séquestration de Patient Ebwele, journaliste à Radio Equinoxe. Il a été arbitrairement mis en garde-à-vue à la brigade de gendarmerie d’Akwa Nord (Douala) avec ses confrères Pascal E. Dang et Lazare Kolyang du quotidien Mutations et Luc Ndob de la télévision Canal 2 International, le mardi 6 juin.


« Patient Ebwele a eu à intervenir dans un différend entre la gendarmerie et les organisateurs d’une manifestation qu’il couvrait. Cela n’a pas plu aux gendarmes qui voulaient l’arrêter. C’est alors qu’il tentait de se soustraire à cette arrestation que ces derniers l’ont fait passer pour un voleur et après une course poursuite, il a été arrêté par des jeunes qui l’ont roué de coups » a dit à la FIJ Jean Marc Soboth, le Président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC).


Le journaliste a été remis par la foule aux gendarmes conduits par le commandant de la brigade de gendarmerie d'Akwa Nord, l'Adjudant Milan et l'adjoint d'arrondissement de Douala 5, Akoa Zang.


Pascal E. Dang, Lazare Kolyang et Luc Ndob qui étaient présents sur les lieux ont accompagné leur confrère par solidarité. Les quatre journalistes ont été mis en détention pendant quatre heures et ont subi un long interrogatoire au cours duquel Patient Ebewele a été séquestré.

« Le commandant de la gendarmerie de Bonamoussadi m’a roué de coups. Puis ses hommes m’ont fait asseoir à même le sol, ils m’ont obligé à me coucher et à me rouler sur le sol. Ils m’ont aussi demandé de me déchausser, ce que j’ai refusé et ils ont marché sur mes jambes avec leurs grosses chaussures », a dit Ebewele.


« Nous protestons vigoureusement contre cette attitude grave et irresponsable » a déclaré Gabriel Baglo Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous demandons aux autorités politiques et militaires du Cameroun de diligenter une enquête afin que des mesures exemplaires soient prises contre les auteurs de ces exactions ».



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