La FIJ interpelle le Tchad à propos des journalistes impliqués dans l’affaire des “enfants enlevés”

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui les autorités Tchadiennes à libérer les journalistes qui sont accusés d’enlèvement d’enfants en compagnie des membres d’une ONG française qui opérait au Darfour et au Tchad.


« Quels que soient les accusations portées contre les membre de cette organisation qui projetait de déplacer des enfants, les journalistes qui travaillaient sur ce sujet ne peuvent pas être considérés comme des complices » a déclaré le secrétaire général de la FIJ Aidan White. « Ils ne sont que des observateurs ; ils doivent être libérés immédiatement et blanchis de toute accusation ».


L’affaire concerne un groupe français appelé “l’Arche de Zoé”, qui déclare vouloir aider les enfants mais pas les enlever. Ses membres tentaient de quitter le Tchad avec 103 enfants originaires du Darfour pour les emmener dans des familles d’accueil en France. Le gouvernement français a condamné ces opérations et son ambassadeur a déclaré que les personnes impliquées allaient être traduites en justice au Tchad.


Deux journalistes qui couvraient les activités de l’Arche de Zoé au Tchad ont été accusés en même temps que les membres de l’association. Une troisième journaliste qui se trouvait dans le groupe pour des raisons personnelles a également été mise en accusation. En tout neuf ressortissants français ont été accusés d’enlèvement d’enfants. Sept espagnols qui travaillaient pour la compagnie aérienne chargée du transport des enfants ont également été accusés de complicité.


La FIJ et deux de ses membres français, le SNJ et le SNJ-CGT, estime que les journalistes qui couvraient ces évènements étaient protégés par le droit international et ne devraient pas être mis en accusation.


« C’est une grave erreur de confondre le travail des journalistes avec le sujet de leurs reportages », a déclaré M. White. «Nous demandons aux autorités tchadiennes de lever les accusations contre les journalistes qui couvraient les activités de l’Arche de Zoé pour des raisons professionnelles et de les libérer immédiatement ».

Pour plus d’informations contactez la FIJ au +32 2 235 2207

La FIJ représente plus de 600,000 journaliste dans 114 pays dans le monde.