La FIJ condamne le licenciement illégal de 7 employés de Nation Media Group au Kenya

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd'hui avec énergie le licenciement illégal de sept membres du Syndicat des journalistes du Kenya (KUJ) employés de Nation Media Group.


Selon le KUJ, il y a une manœuvre systématique de harcèlement et d’intimidation visant les dirigeants du syndicat et ses membres qui travaillent pour le groupe de presse Nation Media Group. Non seulement le groupe offre de mauvaises conditions de services aux journalistes et travailleurs des médias, mais il a aussi a institué une clause dans le contrat de ses employés qui leur interdit d’adhérer à un syndicat.


« C'est une violation flagrante des droits fondamentaux de l’homme et du travail des employés tel que garantis par la Constitution kenyane et les conventions de l’Organisation Internationale du Travail qui garantissent la liberté d'association, » a dit Gabriel Baglo, directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Le droit de se syndiquer garanti la paix et la justice sociale, et c'est le droit social des employés de Nation Media Group, d’adhérer ou de constituer un syndicat si ils le souhaitent,» a dit Baglo.


La FIJ invite la direction de Nation Media Group et Son Altesse l'Aga Khan, propriétaire de l’entreprise, à s'assurer que les droits des journalistes et des travailleurs des médias de Nation Media Group au Kenya et en Afrique sont entièrement respectés et garantis.


Les harcèlements, l'intimidation et les menaces de renvoi envers les employés devraient cesser avec effet immédiat. La direction devrait se fixer comme priorité, l'amélioration des conditions de travail de ses employés et s'assurer qu'un environnement favorable est créé et qui garantit un maximum d’efficacité conformément aux normes de travail internationales.


En solidarité avec le KUJ, la FIJ appelle à la réintégration immédiate de tous les employés qui ont été récemment, injustement et illégalement renvoyés par la direction de Nation Media Group. Deuxièmement, la FIJ soutient que le droit de se syndiquer est un droit fondamental de l’homme et par conséquent, la direction devrait retirer, sans délai toutes les clauses pareilles dans les contrats des employés qui violent ce droit fondamental.



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