La FIJ condamne la séquestration des journalistes au Burundi

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd’hui la détention arbitraire par la police lundi d’une trentaine de journalistes à Bujumbura (Burundi).


Alors qu’ils participaient à une conférence de presse donnée par le député Matthias Basabose dans sa résidence, ces journalistes y ont été maintenus contre leur gré pendant plus de 7 heures.


Selon un responsable de l’Association Burundaise des Journalistes qui faisait partie des journalistes séquestrés, lundi, à 15h30 (13h30 GMT), une cinquantaine de policiers, armés de fusils mitrailleurs, ont encerclé la maison de M. Basabose, et ont annoncé aux journalistes qu'ils avaient reçu des ordres de la police présidentielle d'"empêcher quiconque de sortir". Sans recevoir d’explication, les journalistes n’ont été libérés que vers 23 heures locales, au bout de plus de 7 heures de séquestration.


Le député Matthias Basabose a organisé cette conférence de presse après avoir été exclu samedi du parti présidentiel, le CNDD-FDD, le (Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie). M. Basabose avait accusé la semaine dernière le CNDD-FDD de s'immiscer dans les affaires judiciaires et de décider de l'attribution des marchés publics pour renflouer ses caisses.


« Malgré les promesses d’ouverture du nouveau pouvoir, ces coups de semonce annoncent des velléités de musellement de la presse. Ces harcèlements démontrent que la liberté de la presse reste précaire au Burundi et appellent la vigilance des défenseurs de la liberté de la presse» a déclaré Gabriel Baglo directeur du bureau Afrique que de la FIJ.


La FIJ dénonce cette violation de la liberté de la presse et cette tentative d’intimidation et invite le gouvernement à éviter de telles dérives. « Les médias ont un important rôle à jouer dans le processus de réconciliation nationale et de démocratisation en cours au Burundi, les journalistes doivent de ce fait exercer leur profession en toute liberté de même que les différents acteurs de la vie politico sociale du pays doivent avoir la liberté d’exprimer leurs opinions. » a affirmé M. Baglo .


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