La FIJ appelle l’Ouganda à mettre fin au harcèlement des journalistes par la police

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appuyé aujourd'hui un appel de l'Association des Journalistes Ougandais (UJA) pour que le gouvernement protège les médias couvrant les procès d’opposants et pour mettre fin au harcèlement des journalistes par la police.


« Nous appuyons cet appel de l'Association des Journalistes Ougandais pour que le gouvernement, au-delà des mots, s’assure que les journalistes puissent travailler sans risque et librement, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ.


Lors d'une réunion avec le Ministre de l’Information Alhajji Kirunda Kivejinja le 9 mars, le comité exécutif de l'UJA a réclamé la fin de la brutalité policière contre les journalistes qui ont été harcelés alors qu’ils couvraient les procès et les manifestations de l’opposition politique ou d’autres groupes ayant des points de vue divergents du gouvernement.


« L’actuel harcèlement des journalistes pendant le procès de suspects du groupe rebelle de l’Armée de Rédemption du Peuple (PRA) a rendu cauchemardesque la couverture des journalistes, » a dit Ahmed Kateregga, Président de l’UJA.


Début mars, le journaliste du quotidien New Vision Chris Ahimbisibwe a été violenté à la Haute Cour de justice de Bushenyi et détenu par la police. Dans un autre cas le photographe de New Vision Richard Semakula a été brutalisé à la Haute Cour de Kampala et son appareil a été détruit par des forces de police.


Au cours de la réunion du 9 mars, le Secrétaire Général de l’UJA Stephen Ouma Bwire a dit au Ministre Kivejinja de l’Information que si le gouvernement ne peut pas garantir la sécurité des journalistes, les journalistes de tout le pays vont boycotter ses événements.


Après la réunion, le Ministre Kivejinja a invité la police à arrêter de harceler et d’intimider les journalistes pendant la couverture des événements. Il a dit que les deux groupes devraient par contre travailler ensemble parce qu'ils sont des partenaires au développement.


Au cours de la rencontre, les journalistes ont également présenté au Ministre une pétition s'opposant à la loi portant statut des médias et du journaliste de 1995 qui prévoit l'enregistrement et l'accréditation par le Conseil statutaire des médias au lieu de l’organe d’autorégulation, le Conseil Indépendant des Médias de l'Ouganda (IMCU).


La FIJ appelle le gouvernement à transférer cette procédure à l'IMCU, qui devrait prendre la responsabilité de superviser la profession.


« Nous réitérons également notre appel pour que le gouvernement autorise la reprise de la diffusion des émissions de chaîne de télévision privée Nation TV qui n’émet plus depuis le 2 février pour de prétendues fautes techniques, » a ajouté Baglo.

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