La FIJ appelle le Gouvernement Somalien, les Forces Ethiopiennes et les autres Groupes Armés à Arrêter de Cibler les Médias

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd'hui le Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) de Somalie, les Forces éthiopiennes et les groupes armés s'opposant à eux à arrêter de cibler les journalistes et les organisations de média après les récentes attaques à la bombe contre deux stations de télévision et un journal à Mogadiscio qui ont blessé deux journalistes et tué un passant civil.

Au moins trois maisons de médias ont été bombardées la semaine dernière durant les violents combats à Mogadiscio. La situation est devenue si dangereuse, a dit la FIJ, que plusieurs médias locaux ont arrêté les opérations du fait des craintes pour la sécurité de leurs employés.


« Nous condamnons vigoureusement ces attaques et exprimons notre solidarité avec les journalistes somaliens et les professionnels des médias, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous invitons toutes les factions armées à arrêter de prendre pour cible les journalistes et les maisons de médias. Nous appelons également le gouvernement de transition à conduire une enquête sérieuse sur ces attaques. »


Un civil a été tué samedi par une attaque à la bombe contre le siège du journal Ayaamaha. Il ne serait pas un employé du journal.

Le groupe privé de radio et de télévision HornAfrik a été frappé par sept bombardements samedi. Le journaliste Yahye Ali Farah a été légèrement blessé et le cameraman Abdi Dhaqane a été sérieusement atteint. Selon le Syndicat National des Journalistes Somaliens (NUSOJ), Dhaqane qui travaille également pour l'agence de presse Reuters, a perdu des doigts de sa main droite et a eu de graves blessures à la jambe droite. Reuters a aidé à l'évacuer à Nairobi pour son traitement. HornAfrik a été temporairement fermé en raison des bombardements.


Le 19 avril un groupe de radio et de télévision Global Broadcasting Corporation (GBC), a été bombardé. Plusieurs parties de son équipement ont été endommagées et les bureaux de GBC sont fermés depuis lors.


« Les journalistes et les médias ne peuvent pas être considérés comme des objectifs militaires. Ces attaques sont abruptes et injustifiées, » a dit Omar Faruk Osman, Secrétaire Général de NUSOJ.


La FIJ a invité le TFG, ses alliés des Forces éthiopiennes et les autres groupes armés à respecter la Résolution 1738 du Conseil de Sécurité les Nations Unies du 23 décembre 2006 qui dit que les journalistes dans les conflits armés sont considérés comme des civils et les attaques contre eux peuvent être considérés comme des crimes de guerre.



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