La FIJ appelle le gouvernement de la RDC à agir en faveur de travailleurs arbitrairement licenciés par un groupe de presse

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) à mettre la pression sur la direction du groupe de presse privé Raga SPRL pour que 9 délégués syndicaux abusivement licenciés reprennent leur fonction tel que convenu il y a un mois avec la médiation du Ministre du Travail.


« Cette attitude de la direction de Raga SPRL est inacceptable et elle ne va qu’empirer la crise au sein de l’entreprise, » a dit Gabriel Baglo Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous appelons le Ministre du Travail Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, qui a obtenu cet accord, à mettre la pression sur la direction pour réintégrer les neuf employés. »


Le 8 juin 2007, à l’initiative du Ministre du Travail une réunion a rassemblé, la direction et les dirigeants syndicaux du groupe Raga SPRL. Cette rencontre fait suite au licenciement sans préavis de neuf délégués syndicaux pour une prétendue « faute grave » selon le Directeur Général de Raga SPRL, Parag Bhimjihany.


Les syndicalistes ont organisé une grève en février dernier pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Un inspecteur du travail a autorisé le licenciement sans préavis des délégués syndicaux parce que leur mouvement était en violation avec le code du travail. Cette décision a été annulée par un décret du Ministre du Travail demandant la reprise de fonction immédiate de huit des travailleurs, après la réunion du 8 juin. Il a été convenu que le leader des syndicalistes, Fabien Lumbala Kalonji devait être suspendu pour 15 jours pour « mauvais encadrement de ses collègues ».


Selon le Syndicat National des Professionnels de la Presse (SNPP) de RDC, un peu plus d’un mois après cet accord, la direction de Raga SPRL n’a respecté aucun de ses engagements. Les journalistes renvoyés n’ont pas encore repris le service.


« Nous appelons le gouvernement, à travers les Ministères de l’Information et du Travail, à prendre ses responsabilités pour faire respecter la loi et l’accord signé le mois dernier par la direction de Raga SPRL,» a dit Stanis Nkundiye, secrétaire Général du SNPP.


La FIJ et le SNPP ont également dénoncé l’insécurité à laquelle les neuf professionnels des médias sont confrontés depuis le début du mois dernier. Ces syndicalistes, et particulièrement leur leader, ont reçu des convocations de la Brigade criminelle de Gombe. Ils se sont aussi plaints de personnes qui rôdent près de leurs domiciles dans la nuit.


« Les autorités doivent veiller à ce que ces intimidations prennent fin et s’assurer de la sécurité des syndicalistes et de leurs familles », a dit Gabriel Baglo.


La FIJ a appelé le gouvernement à lancer une campagne en RDC pour mettre fin aux abus dont sont victimes les travailleurs dans les entreprises de presse. Plusieurs journalistes n’ont pas de contrat ou sont mal payés dans le pays.



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