La FIJ appelle à la libération du second journaliste marocain détenu

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a accueilli avec soulagement l’annonce de la libération du directeur de publication Abderrahim Ariri de l’hebdomadaire marocain de langue arabe Al Watan Al An (La Nation maintenant), arrêté la semaine dernière après la publication d’un rapport intitulé « Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc”, contenant des éléments d’information classés secret défense.

Ariri et l’auteur de l’article Mustapha Hurmatallah on été arrêtés mardi dernier à Casablanca et leur détention prolongée de 96 heures par le parquet de Casablanca, le samedi suivant.


“Nous sommes ravis qu’Ariri ait été libéré et l’accusation grave de mise en danger de la nation abandonnée » a déclaré Jim Boumelha, Président de la FIJ. “Nous continuerons à appeler les autorités marocaines à relâcher Mustapha Hurmatallah également ».


Boumelha avait précédemment appelé les ministres marocains de la Communication Mr. Nabil Benabdallah, de l’Intérieur Mr. Chakib Benmoussa et de la Justice Mr. Mohammad Bouzoubaa pour leur libération immédiate. Dans une lettre conjointe envoyée aux trois ministres Boumelha a dit: ““Il est pour nous clair que ces journalistes remplissaient leur rôle d’information du public, en diffusant un reportage d’intérêt public. Les priver de leur liberté fait de l’ombre aux projets de réforme du gouvernement marocain des lois relatives à la liberté d’expression”.

Le Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM), affilié à la FIJ, qui a fait campagne pour la libération des deux journalistes a organisé aujourd’hui une journée de solidarité unissant tous ses membres à travers le pays. “Nous sommes très heureux du succès de cette journée d’action et remercions la communauté mondiale des journalistes, qui a appuyé notre campagne et exprimé ses protestations au gouvernement marocain” a déclaré Younes M’jahed, Secrétaire Général du SNPM et Vice Président de la FIJ.

“La libération d’Ariri est la bienvenue, mais ce n’est pas assez. Nous continuerons de protester jusqu’à ce que son collègue Hurmatallah soit relaxé également”