La FIJ appelle à la libération de deux journalistes détenus en Gambie

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd'hui à la libération de deux journalistes qui restent en détention en Gambie bien qu’une libération sous caution leur a été accordée en attendant un procès pour des charges qu’ils ont donné des informations à un journaliste étranger et ont mis en danger la sécurité nationale.


Malick Jones, producteur vétéran à la Radio et Télévision de la Gambie (GRTS) et Mam Sait Ceesay, attaché de presse à la Présidence et ancien rédacteur du quotidien progouvernemental Daily Observer ont eu chacun leur caution fixée à 200,000 Dalasi (environ 9,000 Dollars US) mercredi par le tribunal de Banjul. Quelques moments plus tard ils ont été renvoyés en prison par les forces de sécurité gambiennes. Leur procès est prévu dans deux semaines.


« Nous condamnons la détention illégale et les charges insensées contre Malick Jones et Mam Sait Ceesay, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous appelons les forces de sécurité gambiennes à libérer ces journalistes immédiatement et sans condition et nous appelons le tribunal à s’assurer que sa décision est respectée. »


Selon des sources locales la police a allégué que les deux journalistes ne pouvaient pas remplir la condition de la caution stipulant que leur garant doit être propriétaire d’un terrain de valeur égale au montant de la caution.


Jones et Ceesay ont été arrêtés le 9 septembre et ont été depuis lors détenus au secret par les renseignements généraux (NIA). Ils sont prétendus avoir transmis des «fausses informations » au quotidien Daily Observer pour publication. Le journal progouvernemental a publié dans son édition du 7 septembre un article disant que Ebrima J.T. Kujabi, Chargé de la Presse et des Relations Publiques du Président a été remplacé. Kujabi serait en congés aux Etats-Unis d'Amérique. Le Daily Observer a publié un rectificatif plus tard.

Après leur arrestation les accusations contre eux ont été changées et ils sont maintenant inculpés pour avoir transmis des informations à un journaliste étranger qui n'a pas été nommé.

La FIJ a également appelé à la fin « du procès insensé » pour sédition de Fatou Jaw Manneh journaliste gambienne basée aux Etats-Unis, en suspens depuis avril.


Ces arrestations interviennent après une récente vague d’abus de la liberté de la presse en Gambie.


En juin, Modou Lamin Jaiteh, le correspondant local de l'Agence Panafricaine de Nouvelles (PANA), a reçu des appels menaçants et entrés dans la clandestinité après qu'il a été accusé de fournir des informations à une organisation de défense des médias, la Media Foundation for West Africa (MFWA). Durant le même mois Lamin Dibba a été renvoyé de son travail de journaliste au quotidien Daily Observer par rapport à ses articles sur les allégations du président de guérir des patients du VIH/SIDA.


Chief Ibrahima Manneh, un journaliste travaillant au Daily Observer a été arrêté par la NIA en juillet 2006, son état et son lieu de détention sont inconnus.


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