La FIJ appelle à la fin de l’intimidation de la presse au Liberia

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd'hui à la fin de l'intimidation de la presse suite à des informations selon lesquelles des agents de sécurité contrôlaient des articles de journaux dans des imprimeries et que le directeur de publication d’un journal Sam Dean vit dans la clandestinité après qu’il a publié des photographies d'un ministre qui a déclenché un scandale sexuel politique.


« Nous appelons le gouvernement à prendre des mesures efficaces pour mettre un terme à cette tentative d'intimidation, » a dit Gabriel Baglo Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Il n'y a aucune raison pour que les individus essayent d'exercer leur propre justice. Nous invitons le gouvernement à protéger Sam Dean et à lancer une enquête sur ces menaces. »


Le journal de Dean, The Independent, a publié fin février, des photographies explicites d'un ministre engagé dans des actes sexuels avec deux femmes. Le ministre a démissionné après ce scandale et le gouvernement a retiré la licence du journal pour un an et la police a fermé ses locaux pendant 48 heures.


Selon une déclaration de Media Foundation for West Africa (MFWA), Dean a dit que sa vie est en danger en raison de menaces continues d’agents de sécurité. Les membres de son personnel sont aussi harcelés, a ajouté MFWA.


Selon des informations reçues par l’affilié de la FIJ le Syndicat de la Presse du Liberia Libéria (PUL), quelques officiers de l'Agence de Sécurité Nationale (NSA) se sont rendus dans des imprimeries dans la nuit pour contrôler les titres et les principaux articles des journaux devant être publiés dans l’édition du jour suivant.


Le ministre chargé de l'information, Dr. Lawrence Bropleh et le Directeur de la NSA Fomba Sheriff ont nié les informations. Sheriff a dit au journal The Inquirer que quoiqu'un imprimeur ait été invité à l'agence pour des besoins de l’enquête, « cet imprimeur n'a jamais été informé que le gouvernement passerait en revue les titres avant leur publication. »


Le PUL a indiqué qu'il ne peut y avoir de justification pour qu'une agence de sécurité invite une imprimerie, autre qu'à intimider les médias.



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