FIJ Congrès 2001 : 30. Droits syndicaux en Corée du Sud

Resolutions approuvées par le 24ième Congrès de la FIJ reuni a Séoul du 11 au 16 juin 2001


30. Droits syndicaux en Corée du Sud

National Union of Journalists (Great Britain & Ireland)

The Newspaper Guild, CWA


Le 24ème Congrès de la FIJ, réuni à Séoul du 11 au 15 juin 2001,


notant que:

1. un nombre croissant d'adhérents et de dirigeants syndicaux coréens sont emprisonnés pour des actions de grève légitimes et pacifiques,

2. l'UNHCR et l'UNESCR ont fait remarquer que l'attitude du gouvernement coréen envers les droits civils et les droits de l'homme pourrait être contraire à la Déclaration des droits de l'homme des Nations unies,


convaincu que le traitement réservé par la justice aux grévistes de la KFIU et d'autres syndicats contrevient à la convention 87 de l'OIT sur la liberté syndicale et à la convention 98 de l'OIT sur le droit de grève;


demande la libération immédiate des syndicalistes emprisonnés, y compris Lee Yong Deuk, Président du Syndicat coréen de l'industrie financière (KFIU), qui est également membre du Comité exécutif de Union Network International (UNI) et préside le Conseil de liaison UNI-Corée,


demande aussi la libération des 10 autres membres du KFIU, du Syndicat des travailleurs contractuels de Korean Telecom (KTCWU) et du Syndicat coréen des assurances sociales (KSIU), actuellement emprisonnés après une série d'arrestations ayant débuté en mars 2001,


et demande en outre l'arrêt des poursuites judiciaires entamées par le ministère public coréen contre 12 membres de syndicats affiliés à l'Union coréenne des services publics qui risquent d'être condamnés à des peines de prison par les tribunaux. Cette demande concerne aussi les dirigeants du KTCWU qui ont organisé des actions de grève contre la restructuration et les nouveaux contrats proposés aux travailleurs des Services 114 de l'annuaire de Korea Telecom.

Ce département emploie en majorité des femmes qui prévoient de s'associer au mouvement de grève du 12 juin, malgré les risques d'arrestation au cas où les autorités continueraient leur politique répressive à l'encontre des protestations pacifiques,


exprime son soutien inconditionnel à la campagne en faveur de la libération du camarade Lee Yong Deuk et de ses collègues et réaffirme son engagement pour le droit universel des travailleurs de participer à des actions de protestation et de grève pacifiques sans la menace de représailles judiciaires ou extra-judiciaires de la part des pouvoirs publics,


charge le Secrétaire général d'assurer la couverture médiatique la plus large possible à la présente motion et à l'opposition du Congrès au traitement réservé aux syndicalistes par les autorités coréennes.