FIJ Congrès 2001 : 18. Liberté de la Presse à Chypre

Resolutions approuvées par le 24ième Congrès de la FIJ reuni a Séoul du 11 au 16 juin 2001


18. Liberté de la Presse à Chypre

Syndicat des journalistes de Chypre


Le 24ème Congrès de la FIJ, réuni à Séoul du 11 au 15 juin 2001,


rappelant la résolution sur Chypre adoptée par le 23ème Congrès mondial de la FIJ, et sachant que l'île reste divisée par la force depuis 26 ans et que sa population est privée des droits fondamentaux de l'homme, notamment de la liberté de circulation et d'établissement,


exprime sa préoccupation face à cette situation, qui représente aussi une menace grave pour la paix et la sécurité dans toute la région de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient,


exprime son soutien aux efforts des Nations unies pour trouver un règlement juste et équitable de la question, consistant à restaurer l'unité de Chypre et de son peuple, à garantir le respect des droits de l'homme de tous les Chypriotes, quelles que soient leur origine ethnique et leur appartenance religieuse, et à contribuer à renforcer la stabilité de cette zone très sensible.


Par ailleurs, le Congrès


se référant au rapport de la Mission d'information envoyée du 14 au 18 juillet 2000 à Chypre pour enquêter sur les persécutions dirigées contre le quotidien chypriote turc AVRUPA, son rédacteur en chef Shener Levent et d'autres journalistes par l'administration chypriote turque de M. Rauf Denktash et par l'armée turque qui contrôle la partie septentrionale de l'île, exprimant ses vives préoccupations et sa consternation devant ce cas de violation flagrante de la liberté de la presse,


prenant en considération la "conclusion accablante" de la Mission d'information, pour laquelle les persécutions et les poursuites dirigées contre AVRUPA et ses journalistes "sont dictées par des motifs politiques", leur "crime" étant "qu'ils jouissent d'une trop large influence et qu'ils émettent des avis trop critiques et trop indépendants" et que "il est clair qu'AVRUPA agit dans l'intérêt de ses lecteurs et de la communauté, sa seule faute ayant été de défendre les principes les plus rigoureux du journalisme indépendant",


ayant appris par ailleurs que la situation d'AVRUPA n'avait pas changé, comme l'ont clairement montré le nouvel attentat à la bombe et les autres menaces et attaques dirigées contre le journal ces dernières semaines,


condamne les persécutions dirigées contre le quotidien et son rédacteur en chef,


exige qu'il y soit mis fin immédiatement, et


invite les instances et les membres de la FIJ à faire tout ce qui est en leur pouvoir à cet effet.