Deux nouveaux journalistes assassinés alors que le bilan des tués atteint le niveau record de 120 en 2004

La Fédération internationale des journalistes est en mesure de confirmer que l’année 2004 s’avère être la pire jamais enregistrée en ce qui concerne la mort de journalistes et de travailleurs des médias, alors même que deux nouveaux décès violents en Afrique et en Asie portent à 120 le bilan à ce jour des journalistes tués dans l’exercice de leur mission cette année.


Le 11 décembre à Colombo (Sri lanka), Lal Jayasundara, un photojournaliste de 20 ans travaillant pour le groupe de presse Wijeya était l’une des deux victims tués voici six jours pour l’explosion d’une bombe lors de l’attaque d’un spectacle de divertissement. Des groupes cinghalais bouddhistes extrémistes qui s’opposaient au spectacle avaient lancé une campagne contre ce spectacle qui se déroulait le jour du premier anniversaire de la mort du populaire prédicateur bouddhiste Soma Thero.


Et aujourd’hui, nous avons appris que Deida Hydara, le correspondant de l’AFP dans la capitale gambienne Banjul a été abattu peu après avoir déposé des collègues du journal The Point dont il était le co-rédacteur en chef. Il a été tué de plusieurs balles dans la tête. Demba Ali Diao, qui est à la tête du Syndicat de la Presse de Gambie, affilié à la FIJ, affirme que Hydara avait vivement critiqué le gouvernement et s’était opposé aux lois répressives. La FIJ exige une enquête complète sur les circonstances de sa mort.


« Ces assassinats sont les dernières en date de morts absurdes, dans cette année d’une horreur sans précédent pour le journalisme », selon Aidan White, le secrétaire général de la FIJ. « Nos chiffres montrent que c’est la pire année jamais enregistrée ». La situation est particulièrement préoccupante aux Philippines, où 12 journalistes ont été tués et aux Moyen-Orient, notamment l’Irak, où 53 morts ont été enregistrées.


« Nombre de ces décès n’auraient pu être évités, mais les assassinats ciblés comme ceux que nous avons vus aux Philippines, en Irak et désormais en Gambie doivent faire l’objet d’enquêtes complètes et publiques et les assassins doivent être traduits en justice », a conclu Aidan White.


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