Menacés, attaqués, battus, emprisonnés et tués - de nombreux journalistes paient chaque année de leur vie leur engagement en faveur de la liberté d'information et de la démocratie. À l'occasion de la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, la FIJ lance sa campagne annuelle pour demander aux gouvernements de mettre fin à l'impunité et dénoncer l'éternel maintien en liberté des donneurs d'ordre.

L'impunité se produit lorsque les États ne sanctionnent pas les crimes commis contre les travailleurs des médias, notamment le harcèlement physique et en ligne, les menaces, les attaques, les arrestations arbitraires et les meurtres. Mais ce n'est pas tout. L'impunité se produit également lorsque ceux qui ont ordonné ces crimes restent libres et demeurent au pouvoir alors que d'autres sont utilisés comme boucs émissaires.

Cette année, nous portons notre attention sur cinq pays où les niveaux d'impunité menacent gravement la liberté des médias: le Yémen, l'Inde, la Russie, le Mexique et la Somalie.

Alors que les crimes contre les journalistes restent largement impunis - selon l'ONU, seul un crimes sur dix aboutit à des condamnations – nous avons récemment enregistré de bonnes nouvelles et quelques cas historiques de meurtres de journalistes ont été résolus.

Aux Philippines, justice a enfin été rendue avec la condamnation des responsables du massacre de Maguindanao. Le 23 novembre 2009, 32 journalistes avaient été tués dans l’attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre les médias. A Malte, des individus impliqués dans l’assassinat brutal de la journaliste Daphne Caruana Galizia ont été arrêtés, tandis que le commanditaire présumé du meurtre fait l’objet d’une procédure pénale.

En Somalie, le procureur général a désigné un procureur spécial pour enquêter sur les meurtres de journalistes, une preuve manifeste d’une volonté d’en finir avec l’impunité. Du côté de la Colombie, la justice a condamné dans un verdict historique les responsables des menaces, du harcèlement et de la torture psychologique subis par la journaliste Claudia Julieta Duque et a obligé l’Etat colombien à lui verser une compensation.

Ces exemples encourageants de victoires contre l'impunité prouvent que les gouvernements peuvent réduire les niveaux d'impunité dans leur pays s'ils ont la volonté politique nécessaire pour le faire. Cependant, les cas positifs sont rares et il reste encore beaucoup de travail à accomplir.

La FIJ, aux côtés de ses affiliés partout dans le monde, continuera à suivre et à couvrir les enquêtes sur chaque journaliste tué, où qu'elles se produisent, et à pousser les autorités à rendre justice. Parce que l'impunité est un passeport pour justifier encore plus de violence et d'attaques contre nos collègues.

Au nom de nos camarades assassinés, de la sécurité et de l'avenir du journalisme: dites non à l'impunité!

Passez à l'action!

DEMANDEZ DES COMPTES

Envoyez une lettre à votre gouvernement ou à celui des pays concernés afin de lui demander des
comptes
pour l’impunité des crimes contre les journalistes. Vous pouvez utiliser nos modèles pour
écrire aux autorités :
de la Russie - Comment envoyer un message électronique au président
du Mexique
de l’Inde  de la Somalie
du Yémen:
- Premier ministre du Yémen
- Président du Conseil politique suprême

DITES NON A L’IMPUNITÉ !

Prenez-vous en photo avec l’affiche de la campagne en anglais, en espagnol ou en français et partagez-la abondamment le 2 novembre sur vos réseaux sociaux et sur votre site. Encouragez tous vos membres et amis à faire de même et à ajouter un court message à l’intention du président ou du Premier ministre de votre pays !

REJOIGNEZ NOTRE CAMPAGNE POUR UNE CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES

Soutenez notre demande en faveur d’un instrument international pour garantir la sécurité et l’indépendance des journalistes et des autres professionnels des médias