Turquie : la liberté de la presse est essentielle pour la démocratie, libérez le journalisme !

Les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ-FEJ) ont condamné sans réserve le coup d'État sanglant de 2016 et l'utilisation de la force contre les citoyens, les journalistes et les entreprises de medias. 

Le coup d'Etat manqué a été suivi d’un état d'urgence et de mesures excessives et aveugles visant à sanctionner tous les individus soupçonnés d'être liés à cette action. Les autorités turques continuent d’emprisonner des journalistes, de fermer des chaînes de radio et de télévision et de censurer Internet pour tenter de faire taire les critiques. Plus de 150 journalistes sont en prison et plus de 150 médias ont été interdits depuis la mi-juillet 2016. Des milliers de  journalistes ont perdu leur emploi et des mandats d'arrêt ont été délivrés pour des dizaines de travailleurs des médias. Certaines familles de journalistes, vivant dans la clandestinité ou étant en fuite, ont été arrêtées et forcées à se rendre.

Des travailleurs des médias, des journalistes et des défenseurs de la liberté de la presse du monde entier ont rejoint les manifestations appelant à la libération de tous les journalistes emprisonnés en Turquie. La liberté de la presse est essentielle pour la démocratie, nous exigeons que la Turquie libère les journalistes! Le journalisme n’est pas un crime - Gazetecilik suç degildir !

LA CAMPAGNE FIJ-FEJ

  • Une liste de journalistes actuellement détenus est disponible  ici. Toutes les alertes soumises à la plateforme du Conseil de l’Europe pour la protection du journalisme et la sécurité des journalistes sont répertoriées  ici.
  • Dans le cadre de notre campagne, nous avons fourni un soutien à nos syndicats-membres en Turquie qui se battent chaque jour pour maintenir leurs droits et libertés. Nous les avons aidés par le biais de missions de solidarité et avons apporté un soutien financier à nos collègues confrontés à la pauvreté ou l'oppression. Nous avons également été observateurs lors des procès. Nous continuons à faire pression sur les institutions nationales et internationales pour exiger la libération de tous les journalistes et la réouverture des médias.
  • Nos affiliés ont fait pression sur les ambassades turques dans leur pays et ont soulevé la question auprès des ministres de leurs gouvernements.

COMMENT AIDER ?

  • Envoyez une lettre à l’ambassadeur turc de votre pays et/ou à votre gouvernement (modèles de lettres)
  • Envoyez une contribution au fonds d’entraide de la FIJ afin de soutenir les demandes individuelles (compte BE64 2100 7857 0052 ; Code Swift GEBABEBB ; communication “Solidarité Turquie”)
  • Partagez notre campagne sur vos réseaux sociaux et sites internet le visuel  “Did you know? Journalism is not a crime” #JournalismIsNotACrime

Suivez nos alertes sur Twitter et Facebook