24/11/2014
 

La FIJ interpelle le XVe sommet de la Francophonie sur la liberté de la presse en Afrique

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et son groupe africain la Fédération des Journalistes Africains (FAJ) ont aujourd'hui interpelé le XVe sommet de le Francophonie sur la situation de la liberté de la presse en Afrique, notamment la sécurité des journalistes, l’accès à l’information, et la dépénalisation des délits de presse.  

 

Dans une déclaration au sommet, adressée au Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la FIJ a exhorté l’OIF à s’associer pleinement aux initiatives des Nations unies concernant la protection des journalistes, notamment le  plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes, et  la Résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013 sur la sécurité des journalistes et la lutte contre l’impunité pour les crimes à l’encontre des journalistes.

 

L’ONU a instauré la journée du 2 novembre contre l’impunité pour les crimes visant les journalistes, date à laquelle deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été assassinés dans la ville de Kidal, au Mali en 2013.

 

Selon la FIJ, l’accès à l’information est essentiel au travail qualitatif des médias et du journalisme professionnel, et est de plus en plus une exigence des  citoyens qui entendent participer à la gestion des affaires publiques. La Fédération   appelle l’OIF à promouvoir l’accès à l’information en Afrique pour encourager la transparence et contribuer à la bonne gouvernance.

Dans la grande majorité des pays francophones en Afrique, les gouvernements sont hostiles à la dépénalisation des délits de presse. Cela rend encore plus périlleux le travail des journalistes. La FIJ considère que toute personne a le droit au respect de sa dignité humaine, de sa vie privée et de famille ainsi qu’à la protection de sa réputation. L’obligation à ce respect incombe à la presse, également. Cependant, les lois pénales qui régissent les délits de presse, tels que la diffamation, servent plus à entraver le travail de la presse de traiter des sujets d’intérêt public qu’à faire respecter les droits légitimes des citoyens.

La FIJ demande donc à l’OIF de soutenir la campagne menée par les journalistes africains, en faveur de la dépénalisation des délits de presse qui devraient dépendre des juridictions civiles.

Pour plus d'information, veuillez contacter la FIJ au : + 221 33 867 95 86

La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 134 pays du monde    

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