14/02/2017
 

Côte-d’Ivoire : six journalistes arrêtés et écroués !

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), première organisation mondiale de journalistes (600.000 membres dans 140 pays), a dénoncé ce mardi 14 février l’arrestation et la détention de six journalistes le 12 février 2017.

Selon l’Union nationale des journalistes de Côte-d’Ivoire (UNJCI), affiliée de la FIJ, les six journalistes ont été convoqués le dimanche 12 février 2017 par la brigade de recherche de la gendarmerie nationale, puis arrêtés et écroués à la gendarmerie du camp d’Agban à Abidjan, la capitale. Il s’agit de Coulibaly Vamara, directeur de publication de Soir Info et de l’Inter ; Yacouba Gbané, directeur de publication de Le Temps et LG Infos ; Bamba Franck Mamadou, directeur de publication de Notre Voie; Hamadou Ziao, rédacteur en chef de l’Inter ; Ferdinand Bailly, Journaliste à Le Temps; Jean Bédel Gnago, correspondant de Soir Info à Aboisso.

Dans un communiqué, le procureur de la République près le tribunal d’Abidjan, Adou Richard Christophe, reproche aux six journalistes ivoiriens d’avoir « publié des informations relatives à un accord signé entre l’État de Côte-d’Ivoire et l’unité des Forces spéciales qui s’était mutinée le mardi 7 février 2017 ».

« Nous condamnons avec énergie ces arrestations sans fondement des journalistes en Côte-d’Ivoire », a déclaré Anthony Bellanger, le Secrétaire général de la FIJ.

Opens external link in new windowDans un communiqué conjoint, l’affilié de la FIJ, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ensemble avec les autres organisations et associations professionnelles du secteur de la presse « condamnent avec force l’arrestation des journalistes et exigent la libération immédiate de nos confrères ».

Les articles incriminés ont été publiés, samedi, dans les journaux Notre Voie, Le Temps et Soir Info. Après plusieurs heures d’audition à la brigade de recherche de la gendarmerie d’Abidjan-Plateau, les six journalistes ont été conduits dans la nuit au camp Agban, le plus grand camp de gendarmerie du pays, situé au Centre de la capitale économique ivoirienne.

La FIJ se joint à son affilié, l’UNJCI pour demander la libération immédiate des journalistes arrêtés et détenus sans fondements par la gendarmerie de Côte d’Ivoire. « Nous demandons aux autorités ivoiriennes de faire respecter la liberté de la presse et de protéger la sécurité des journalistes dans leur travail », a conclu Anthony Bellanger.


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