12/09/2018
 

Tunisie : le président du Syndicat des journalistes menacé de mort

Neji Bghouri, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Photo ©:SNJT

La Fédération internationale des journalistes (IFJ) condamne fermement la campagne de diffamation lancée sur les réseaux sociaux contre Neji Bghouri, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), son affilié en Tunisie.

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La Fédération internationale des journalistes (FIJ) condamne fermement la campagne de diffamation lancée sur les réseaux sociaux contre Neji Bghouri, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), son affilié en Tunisie.

Neji Bghrouri, journaliste tunisien expérimenté, syndicaliste et militant de la liberté de la presse, est victime depuis quelques jours d’une campagne de diffamation sur les réseaux sociaux et reçoit des menaces physiques et de mort, après un commentaire qu'il a publié sur Facebook, comparant la position du Conseil de la Shura du parti islamique Ennahda, à celui du prétendu Etat Islamique (ISIS). Le président du SNJT a posté ce commentaire après que le parti islamique Ennadha a rejeté le rapport sur l'égalité entre femmes et hommes dans les droits à l'héritage.

Ce rapport propose plusieurs amendements législatifs incluant l'abolition de la peine de mort, l'établissement de l'égalité des droits d'héritage pour les femmes et hommes, l'affirmation de l'égalité de droits et de statut de chef de famille pour les femmes, et plusieurs amendements sur les lois concernant les pensions alimentaires. Ennahda justifie le rejet des amendements par leur non-conformité aux lois islamiques.

Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a déclaré :

Dans une démocratie, il n'est pas acceptable que la liberté d'expression soit bafouée et qu'un journaliste soit menacé. Depuis des années et notamment depuis la Révolution de Jasmin, en janvier 2011, les militants du SNJT ont été de tous les combats progressistes et ont fait avancer les libertés contre l'obscurantisme.

 

La FIJ exige désormais que le gouvernement tunisien et les forces de l'ordre du pays assurent la sécurité de Neji Bghouri, face à la campagne de haine et de violence qui se déchaîne contre lui. 

 


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