14/09/2018
 

RDC : torturé, un journaliste retrouvé dans un état grave

Le journaliste Hassan Murhabazi, disparu depuis mardi 11 Septembre à Bukavu (Sud-Kivu), en République Démocratique du Congo, a été retrouvé dans la soirée du jeudi 13 septembre dans un état très faible près de Kabare, à 30 kilomètres au nord de son lieu de kidnapping. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) joint son affilée l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) en condamnant sévèrement la répression croissante des journalistes en République Démocratique du Congo.

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Le journaliste Hassan Murhabazi, disparu depuis mardi 11 septembre à Bukavu (Sud-Kivu), en République Démocratique du Congo, a été retrouvé dans la soirée du jeudi 13 septembre dans un état très faible près de Kabare, à 30 kilomètres au nord de son lieu de kidnapping. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) joint son affilée l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) en condamnant sévèrement la répression croissante des journalistes en République Démocratique du Congo.

 

Hassan Murhabazi travaille pour la radio Svein. Il anime tous les dimanches une émission nommée “Mkate”, qui aborde l’actualité politique et sociale du pays, à l’approche des élections présidentielles qui se tiendront le 23 décembre. La veille de son kidnapping, le journaliste aurait reçu plusieurs menaces par sms, exigeant notamment qu’il arrête de parler d’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat de la majorité à la Présidentielle de décembre.

 

Sans nouvelles du journaliste depuis mardi matin, son employeur s’inquiète et des recherches sont lancées pour tenter de le retrouver. L’UNPC, syndicat auprès duquel le journaliste est affilié, est alors mobilisé aux côtés de la radio. Vingt-quatre heures plus tard, mercredi 12 septembre, le directeur de la chaîne, Honneur-David Safari, rend public un communiqué dans lequel il relate: 

 

«Alors qu’il se préparait à la maison pour affronter ses examens à l’Université officielle de Bukavu, notre confrère a reçu un appel urgent d’un inconnu et est sorti, laissant même son téléphone portable. Depuis, il n’est plus revenu à la radio et n’a pas fait signe de vie. Les amis et connaissances ne l’ont plus croisé depuis son départ le mardi. Tous les efforts pour retrouver notre n’ont pas abouti jusque dans l’après-midi. La radio Svein est très inquiète de ce silence brusque d’un journaliste qui, pourtant, a toujours communiqué sur ses mouvements.» 

 

La direction de la radio souligne vendredi 14 septembre dans son dernier communiqué (Opens external link in new windowpublié sur sa page Facebook) que le journaliste a été retrouvé vivant la veille au soir, dans un état critique « mais il confirme avoir été enlevé à partir de Muhumba ». Selon l’UNPC, il aurait été torturé, mais les circonstances et causes de son enlèvement restent floues. La radio ainsi que son syndicat l’UNPC affirment qu’elles seront précisées ultérieurement, lorsque le journaliste, recevant actuellement les premiers soins, sera en état de témoigner.

 

L'UNCP a protesté, dénonçant l'enlèvement et la torture du journaliste :

 

« Nous déplorons la situation critique des journalistes en République Démocratique du Congo et nous craignons qu’elle ne s’empire à l’approche des élections de décembre. Les journalistes sont constamment brimés, menacés et terrorisés par le pouvoir. Ils ne peuvent exercer normalement leur travail. Nous demandons à ce que lumière soit faite sur ce qui est arrivé à Hassan. »

 

De son côté, Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ a déclaré :

 

« Nous exigeons que le gouvernement de RDC assure la sécurité des journalistes, chargés d'informer tous les Congolais, selon une éthique commune à tous les journalistes membres de la FIJ, le Code de principes professionnels reconnu par tous. Une fois encore, les messagers de l'information sont des cibles en RDC et une fois encore, les citoyens n'ont pas accès à une information complète et de qualité. »   

 


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