Campagne contre l'impunité 2017

 

L'impunité concerne les situations dans lesquelles les menaces, les agressions et les crimes contre les journalistes restent impunis. Elle engendre un degré élevé de peur, d'intimidation, de censure et d'autocensure qui minent la liberté de la presse, le droit du public de savoir, et laisse les victimes et leurs proches impuissants.

Selon les statistiques de la FIJ, Opens external link in new window56 journalistes ont perdu la vie cette année dans l’exercice de leur profession. Actuellement, seul un assassinat sur dix fait l’objet d’une enquête. Si l'on y ajoute les agressions non mortelles à l’encontre des journalistes, le tableau est encore plus sombre.

Les gouvernements ne remplissent pas leur devoir de poursuite des auteurs de harcèlements, d’agressions, d’assassinats à l’encontre des professionnels des médias. L’impunité met en danger les journalistes, menace gravement la démocratie et compromet les espoirs de paix et de développement. Pourtant, les dispositions légales de protection des journalistes en tant que personnes civiles existent et les États ont le devoir de les appliquer aux termes du droit national et international.

Consultez les ressources sur l'impunité 

Notre campagne 2017 #endimpunity a pour finalité de dénoncer ces records d’impunité dont sont responsables les gouvernements ainsi que toute agression perpétrée contre des journalistes et demeurée impunie.

De nombreux affiliés nous ont déjà rejoint. Si le meurtre est la forme la plus violente de ces agressions, toutes celles qui n’ont pas été sanctionnées doivent être dénoncées. Tout en pointant tous les gouvernements qui n’ont pas enquêté sur ces délits, la campagne contre l’impunité se focalise cette année sur sept pays : l'Opens external link in new windowAfghanistan, l'Irak, le Initiates file downloadMexique, le Opens external link in new windowPakistan, la Initiates file downloadSomalie, Initiates file downloadl'Ukraine, le Opens external link in new windowYemen.

La crise de la violence et de l'impunité au Mexique, un pays qui compte parmi les plus meurtriers pour les journalistes, ne montre aucun signe de faiblesse. Depuis 2010 au moins 72 journalistes et travailleurs des médias ont perdu la vie dans le cadre de leur travail, dont 12 en 2017. Ces meurtres s'inscrivent dans un contexte de violence qui mine le pays depuis le début de la guerre contre les narcotraficants. A côté des assassinats, on dénombre la disparition de 23 professionnels des médias. Dans des états tels que le Veracruz et l'Oaxaca, la situation est particulièrement délicate en raison de l'infiltration du trafic de drogue au sein des forces de sécurité d'état.

Le haut degré d'impunité en Afghanistan a engendré un nombre incalculable de menaces et de violences envers les journalistes. La FIJ a recensé 48 journalistes tués ces 10 dernières années, dont 6 en 2017. Le harcèlement des professionnels des médias est le fait des autorités et des membres du gouvernement. Ceux qui agressent les journalistes en raison du contenu de leurs reportages ne sont pas poursuivis. Les menaces et insultes proférées par les fonctionnaires de police dans les provinces mettent en danger la confiance dans la presse indépendante. Elles découragent également les journalistes de dénoncer les violences dont ils et elles font l'objet.

Le Pakistan a toujours figuré parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Quatre-vingt-quatorze d'entre eux ont perdu la vie depuis 2007. Cela représente presque un meurtre de journaliste chaque mois. L'insurrection armée et la violence sectaire sont une cause importante de ces meurtres mais beaucoup suspectent également l'implication des organes étatiques.

L'Irak est devenu le pays le plus meurtrier pour les journalistes à cause du prolongement de la guerre dans le pays. Depuis 2007, 161 journalistes ont perdu la vie, ce qui represente plus d'un mort par mois. Ceci est le résultat de l'invasion américaine et l'occupation sur place, la guerre civile et le contrôle par l'Etat Islamique de certains territoires. Les menaces fréquentes et les agressions de la part des autorités ont encouragé la police à ne pas prendre d'initiative pour résoudre les cas d'agressions.

Au Yemen, 28 journalistes sont morts depuis 2007, dont 3 en 2017. Les journalistes ont été tués dans des tirs croisés, par des tireurs Houthis, par des bombardements aériens de la coalition menée par l'Arabie Saoudite et quelques uns sont le fait d'assassinats ciblés. Opens external link in new windowLa polarisation politique et les menaces directes ont forcé des centaines de journalistes yéménites à l'exile. Plus de 50 ont été kidnappés ou arrêtés, la plupart par des Houthis, après avoir été accusés d'espionnage et de trahison. Les journalistes doivent sans arrêt faire face à la menace d'être torturés et tués .

En Somalie, la FIJ a recensé 61 journalistes tués depuis 2007. Les professionels des médias sont régulièrement blessés soit par des bombes,soit par des attaques terroristes. Le gouvernement Somalien sortant, connu pour ses violations répétées des droits des journalistes et ses attaques contre la liberté de la presse, a laissé de nombreux cas de journalistes menacés ou tués impunis. Les initiatives gouvernementales visant à enquêter sur les morts de journalistes n'ont pas abouti et n'ont pas donné lieu à des poursuites pénales. L'indépendance du judiciaire a été largement mise à mal. Les juges ont également été menacés de perdre leur emploi par décret présidentiel. Le nouveau gouvernement élu en 2017 n'a pas pris de réelle mesure pour endiguer le harcèlement alarmant de journalistes, ni de sanctions pour punir ceux qui continuent d'empecher les journalistes de faire leur travail.

En Ukraine, 10 journalistes ont perdu la vie au cours des 10 dernières années. Le nombre de menaces continue d'augmenter et l'impunité est présente dans le pays depuis des décennies. Les crimes commis envers les journalistes qui ont couvert les manifestations de l'Euromaidan en 2013 n'ont pas fait l'objet d'enquête sérieuse et les suspects sont souvent relâchés en raison d'erreurs de procédure. La FIJ a recensé de nombreuses agressions envers les journalistes, y compris la violation de leurs droits, l'expulsion de correspondants étrangers, et un cas de disparition de journaliste pendant son reportage.

Il n’y a pas de liberté de la presse lorsque la peur tenaille les journalistes.

Rejoignez la campagne de la FIJ dès maintenant, manifestez votre solidarité et votre soutien en participant aux activités prévues cette année!

Contexte

La Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes a été adoptée le 18 décembre 2013 par l’ONU et sera célébrée le 2 novembre, à l’occasion du deuxième anniversaire de Opens external link in new windowl’assassinat de deux reporters de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal, Mali, en 2013.

Cette Journée précède une date importante, celle du 23 novembre, lorsqu’en 2009, avait lieu Opens external link in new windowle massacre de Maguindanao aux Philippines au cours duquel au moins 32 journalistes ont perdu la vie dans ce qui reste l’agression la plus meurtrière contre les médias.

Nos actions

- Nous coopérons avec nos organisations affiliées dans le cadre de campagnes qui ciblent l'Afghanistan, l'Irak, le Mexique, le Pakistan, la Somalie, l'Ukraine et le Yemen pour y réclamer justice et la résolution des cas d’impunité.

- En coopération avec notre affilié tunisien le SNJT, nous organisons une Opens external link in new windowconférence internationale à Tunis le 16 Novembre. Pour plus d'information contacter: Opens window for sending emailfahem.snjt(at)gmail(dot)com

- Nous demandons des comptes aux gouvernements et aux gouvernments de facto du Yémen, l'Afghanistan, l'Irak, le Mexique, le Pakistan, la Somalie, l'Ukraine.

- Nous en appelons aux organisations intergouvernementales pour qu’elles dénoncent l’impunité et se mobilisent pour soutenir notre campagne.

- Nous organisons la couverture médiatique de la question de l’impunité. Notre 27ème Liste des journalistes tués sera présentée début janvier 2017, dans le prolongement de notre campagne.

Agissez!

- Envoyez une Initiates file downloadlettre à l’ambassadeur mexicain de votre pays lui enjoignant de demander à son gouvernement de répondre à l’impunité endémique qui règne au Mexique.

- Suivez-nous sur les réseaux sociaux et partagez nos communiqués, visuels, informations sur l'impunité. Compte Twitter: @IFJGlobal Facebook: Opens external link in new windowwww.facebook.com/InternationalFederationofJournalists Instagram: @IFJjournalistes 

- Opens window for sending emailInformez-nous de vos activités et apparaissez sur la page de la Opens external link in new windowcampagne de nos affiliés.

- téléchargez le Opens external link in new windowvisuel de la campagne et utilisez-le au cours de la campagne en l’introduisant dans votre signature électronique, sur votre compte Opens external link in new windowTwitter, sur votre page Opens external link in new windowFacebook et sur votre site.

- Encouragez tous vos membres et amis à le télécharger. Prenez des photos de vous le brandissant, Opens window for sending emailenvoyez-les nous, partagez-les sur Facebook, postez-les sur Twitter, et joignez-y un message bref au Président ou Premier ministre de votre pays, lui demandant de prendre position publiquement contre l’impunité des attentats perpétrés contre des journalistes.

1. Modèle sur Twitter : « Président ou Premier ministre (ajoutez le nom du pays), sur @UN Day v. impunity, que faites-vous pour mettre un terme à la violence contre des journalistes en (ajoutez le nom du pays) #endimpunity ? » 2. Modèle sur Facebook : « Cher/chère (ajouter M/Mme le/la Président/e ou Premier ministre), En cette Journée de l’ONU contre l’impunité des agressions perpétrées contre des journalistes, nous vous demandons instamment de prendre publiquement position contre toute forme de violence à l’égard de professionnels de médias en (ajoutez le nom de votre pays) et enjoignez vos services à enquêter sur tous les attentats contre des journalistes et du personnel des médias. Merci. ». Envoyez-nous ces messages afin de pouvoir les partager avec la famille de la FIJ.

- Proposez à vos rédactions un sujet sur l'impunité pour marquer la journée du 2 novembre

- Envoyez une lettre à votre gouvernement ou aux gouvernements des pays ciblés dans laquelle vous dénoncez leur responsabilité dans les cas d’impunité enregistrés. 

- Organisez une visite aux ambassades concernées dans votre pays pour leur remettre la lettre, photographiez l’instant et diffusez largement ces photos. Envoyez-nous ces photos afin qu’elles soient partagées au sein de notre propre réseau et puissent vous soutenir dans votre action. 

- Commémorez les journées spéciales de dénonciation de l’impunité : la Journée de l’ONU contre l’impunité (2 novembre) et la Journée de commémoration du massacre de Maguindao (23 novembre).

- Organisez une marche ou une activité (conférence, minute de silence, photo de groupe brandissant l’affiche contre l’impunité) pour exprimer votre solidarité. Prenez des photos des activités, partagez-les sur les médias sociaux et avec nous (@IFJglobal).

- Produisez une courte vidéo : Si vous connaissez un (e) collègue ou un (e) membre de la famille d’un journaliste assassiné dans votre pays, demandez-lui la possibilité d’enregistrer un message vidéo de deux minutes faisant valoir que justice doit être faite pour les personnes chères ainsi perdues. Nous pourrons publier cette vidéo sur le site de la FIJ ou la partager sur nos réseaux sociaux. 

Visionnez nos vidéos, lisez les témoignages

Vaincre l'impunité

Opens external link in new windowDekendra Raj Thapa Opens external link in new windowWali Khan Babar

Témoignages de familles, proches et collègues

Opens external link in new windowJefry Tupas Leader of the section of Mindanao National Union of Journalists in Philippines

 Opens external link in new window"Ma fille a été tuée 3 mois après son mari" (Irak)

Opens external link in new windowN'oublions pas nos collègues disparu.e.s (France) Opens external link in new windowMario López Ayala (Mexico) Opens external link in new windowLe Président de la FIP Philippe Leruth demande aux gouvernements de mettre fin à l´impunité

Plus d'informations

La Sécurité des Journalistes et le Danger de l’Impunité, le rapport de la Directrice générale de l’UNESCO. Ce rapport, publié tous les deux ans, informe sur les enquêtes judiciaires d’assassinats de journalistes et d’autres mesures adoptées par les gouvernements pour mettre un terme à l’impunité. Le rapport de 2014 a été préparé suite à la Décision sur la sécurité des journalistes, prise lors de la 28ème session du Conseil intergouvernemental du PIDC en mars 2012, engageant instamment les États membres à « respecter les obligations que leur impose le droit international de mettre un terme à l’impunité » et à « informer la Directrice générale de l’UNESCO, sur une base volontaire, des actions entreprises pour prévenir l’impunité dont jouissent les auteurs d’assassinats condamnés par l’UNESCO et lui notifier l’état d’avancement des enquêtes judiciaires conduites sur chacun de ces assassinats ».

Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU 1738 (2006) : La résolution condamne les agressions commises à l’encontre des journalistes dans des pays en situation de conflit et demande instamment aux « États et à toutes les autres parties à un conflit armé de réaliser tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir les violations du droit humanitaire international contre des personnes civiles, parmi lesquelles figurent des journalistes, des professionnels de médias et du personnel associé ».

Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU 2222 (2015) : La résolution appelle les États membres à adopter toutes les mesures adéquates pour assurer la reddition de comptes dans le cadre de crimes commis contre des travailleurs des médias au cours de conflits armés et exhorte toutes les parties engagées dans un conflit armé à respecter toutes les obligations de protection des civils, notamment des journalistes, qui leur sont imposées par le droit international.

Résolution 29 de l’UNESCO « Condamnation de la violence contre les journalistes » adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO, lors de sa 29ème session du 12 novembre 1997, qui demande aux États membres de prononcer l’imprescriptibilité des crimes contre des personnes lorsque ces crimes sont « perpétrés pour prévenir l’exercice de la liberté d’information et d’expression ou lorsqu’ils ont pour objet de faire obstruction à la justice », et qui engage instamment les gouvernements à « affiner leur législation en vue de pouvoir poursuivre et condamner les instigateurs d’assassinats de personnes dans l’exercice de leur droit à la liberté d’expression ».

 

Campaign against impunity 2017

Impunity is when threats, attacks and crimes against journalists go unpunished. It results in a high level of fear, intimidation, censorship and self-censorship that undermines press freedom, the public right to know and leaves victims and their relatives powerless.

According to IFJ statistics, Opens external link in new window56 journalists have lost their lives while carrying out their duties since the beginning of the year. Today only one out of 10 killings of journalists is investigated. The situation for non-fatal attacks on journalists is even worse. Governments fail in their duty to hunt down the harassers, the attackers, the killers of media workers. Impunity not only endangers journalists, it imperils democracy and compromises hopes for peace and development. Legal guarantees exist for the protection of journalists as civilians which states are duty bound to enforce under domestic and international law (read more below).

Our #endimpunity campaign 2017 aims at holding governments and de facto governments accountable for their impunity records and denouncing any crimes targeting journalists that remain unpunished. Murder is the highest form of these crimes but all attacks targeting journalists that remain unpunished must be denounced.

Opens external link in new windowAccess the campaign´s resources page

While we are targeting all governments and de facto governments that have failed to investigate those crimes we are putting a specific emphasis on seven countries: Initiates file downloadMexico, Opens external link in new windowPakistan, Opens external link in new windowAfghanistan, Opens external link in new windowIraq, Opens external link in new windowYemen,Initiates file download Somalia, Initiates file downloadUkraine.

The crisis of violence and impunity in Mexico, one of the countries with the highest number of crimes against journalists, shows no signs of abating. Since early 2010, at least 72 journalists and press workers have lost their lives whilst exercising their profession, including 12 in 2017, in the general context of violence that has been pounding the country since the beginning of the so-called “war on drugs”. Alongside the assassinations, at least 23 press workers have gone missing. In areas such as Veracruz and Oaxaca, the situation is particularly desperate owing to the widespread infiltration of drug trafficking among state security forces.

The high level of impunity in Afghanistan causes an increasing number of threats and violence against journalists. The IFJ registered 48 journalists killed in the last ten years, including six deaths in 2017. The harassment of media workers comes from authorities and government officials. There is no prosecution of those who assault journalists for their critical reporting. The threats and insults from the police officers in provinces endangers trust in a fair and independent investigation as well as discouraging journalists from reporting violations against them. 

Pakistan has long been among the most dangerous countries in the world for journalists, with 94 journalists and media workers having lost their lives since 2007. This represents almost one journalist killed every month. The armed insurgency and sectarian violence account for a number of these killings but many of them raise suspicions of the involvement of the state’s institutions.

Iraq became one of the deadliest places for journalists in the light of prolonged conflicts in the country. There were 161 journalists killed since 2007, which represents more than one killed journalist per month. This is a result of the US-led invasion and occupation, consecutive civil war and Islamic State’s control over some territories. Frequent threats and attacks from the authorities encourage police not to take any action to resolve the cases of harassment.

In Yemen, 28 journalists have died since 2007, three of whom have been killed in 2017. Journalists were killed in cross fire, by Houthi snipers or aerial bombings by the Saudi led coalition. Some were killed as a result of targeted assassinations. Opens external link in new windowPolitical polarization and direct threats forced hundreds of Yemeni journalists to flee the country. More than 50 have been kidnapped or arrested, almost all of them by the Houthis, after being accused of spying and treason. As a result, they constantly face the threats of being killed and tortured.

The IFJ knows of 61 journalists killed in Somalia since 2007. Media workers in 2017 were frequently injured in either targeted bomb blasts or terrorist attacks in this part of the Horn of Africa. The former government of Somalia, which is well known for violating journalists’ rights and suppression of press freedom, has left many cases of threatened or killed journalists uninvestigated. All government pronouncements or launches of investigations of killings of journalists led to no credible conclusions or any criminal prosecution. Independence of the judiciary is tremendously undermined. Judges are also threatened with losing their jobs through presidential decree. The new government elected in 2017 has not taken any efficient step to prevent and stop the alarming harassment of journalists, nor any sanctions to punish those who continue to obstruct the work of media workers. 

Ten journalists have lost their lives in the past ten years in Ukraine. The number of threats is still growing and impunity has been present in the country for decades. The crimes against journalists, who covered the riots and fights since the Euromaidan demonstration in 2013, are not properly investigated and suspects are often released due to procedural failures. The IFJ registers many cases of attacks against journalists, violation of their rights, the expulsion of foreign reporters and even a journalist who went missing while reporting on a story. 

There can be no press freedom where journalists work in fear.

Join the campaign now, show your solidarity and support by endorsing our activities scheduled this year!

Background 

The UN Day to end impunity for crimes against journalists was adopted on 18 December 2013 and will be marked on 2 November, the fourth anniversary of the Opens external link in new windowkillings of two RFI reporters, Ghislaine Dupont and Claude Verlon, murdered in Kidal, Mali in 2013.

It comes ahead of another important date of 23 November which commemorates the Opens external link in new window2009 Maguindanao massacre in the Philippines when at least 32 journalists lost their lives in the single deadliest attack on media.

Our activities  

  • We are collaborating with our affiliates on targeted campaigns in Mexico, Pakistan, Ukraine, Afghanistan, Iraq, Somalia and Yemen to advocate for justice and resolution of cases of impunity
  • We will organise an international Opens external link in new windowconference on Impunity in Tunis on 16 November, together with our local affiliate SNJT. For more info contact fahem.snjt(at)gmail(dot)com
  • We are holding governments and de facto governments of these countires accountable for their impunity records and organising different activities around this
  • We are calling on intergovernmental organisations to make a stand against impunity and support our campaign
  • We are organising media coverage of the issue of impunity
  • Our 27th killed list will be presented at the beginning of January 2018 as a follow up to our campaign

Get involved

  • Send a Initiates file downloadletter to the Mexican ambassador of your country asking him to urge his government to address impunity in Mexico.
  • Opens window for sending emailSign up to the campaign to indicate that your union is supporting our actions. It will appear as such in our communications about the campaign and be listed on our Opens external link in new windowaffiliates' activity page 
  • Get informed! Like our Opens external link in new windowFacebook page and follow us on twitter Opens external link in new window@IFJGlobal Opens external link in new window@ifjasiapacific Opens external link in new window@IFJAfrica Opens external link in new window@FIP_AL #endimpunity to be kept informed about the campaign
  • Download the campaign poster in EN, Initiates file downloadFR, Initiates file downloadES, use it during the campaign in your electronic signature, on your twitter account, your facebook page or your web site. Encourage all your members and their friends to download it, take pictures holding it and share them on facebook, post them on twitter and attach a brief message to the President or Prime Minister of your country, urging them to take a public stand against impunity for crimes targeting journalists.
  1. Sample for twitter: “President or Prime Minister [add name] ,on @UN Day v. impunity what are you doing to end violence against journalists in [add name of country] #EndImpunity”
  2. Sample for facebook: “Dear [add Mr/Ms President or Mr/Ms Prime Minister],On this UN Day against impunity for crimes targeting journalists, we urge you to take a public stand against all forms of violence against media professionals in [add name of your country] and direct your government’s services to investigate all attacks on journalists and media staff. Thank You”. Send it to us so that we can share with all the IFJ family.
  • Send letters to your own government or to the government of targeted countries holding them accountable for their impunity records. Organise a visit to their embassies in your country to deliver the letter, take photographs and disseminate them widely, Opens window for sending emailsend them to us so that we can share them in our own network and support you. 
  • Contact your newsroom about publishing /broadcasting stories about impunity on 2 November
  • Commemorate special impunity days: UN Day against impunity for crimes against journalists (2 November).
  • Organise a march or a specific activity (conference, minute's silence, group picture holding the impunity poster) to show your solidarity. Take pictures of the activities; share them on your social media and Opens window for sending emailwith us.
  • Make a short video. If you know a colleague or a family member of a killed journalist in your country, we urge you to talk to them and ask them to make a two-minute video message about the need to secure justice for their loved ones which we can post on the IFJ website and share in our social networks. Send them to: Opens window for sending emailInternIFJ(at)ifj(dot)org

Victories against impunity

Opens external link in new windowCase Dekendra Raj Thapa Opens external link in new windowCase Wali Khan Babar

Watch video messages and read testimonies from colleagues, relatives and friends

Opens external link in new windowJefry Tupas Leader of the section of Mindanao National Union of Journalists in Philippines 

Opens external link in new windowN'oublions pas nos collègues disparu.e.s (France) 

Opens external link in new window "Ma fille a été tuée 3 mois après son mari" (Iraq)

 Opens external link in new windowMario López Ayala (Mexico)

Opens external link in new windowIFJ President Philippe Leruth urges governments worldwide to address impunity

Read existing texts to combat impunity 

Opens external link in new windowThe Safety of Journalists and the Danger of Impunity, UNESCO Director General’s report. This report, released every two years, includes information on judicial inquiries into the killings of journalists, and other steps that governments are taking to end impunity. The 2014 report was prepared following the Opens external link in new windowDecision on the safety of journalists adopted at the 28th session of the IPDC’s Intergovernmental Council, in March 2012, urging Member States to “comply with the relevant obligations under international law to end impunity” and “to inform the Director-General of UNESCO, on a voluntary basis, of the actions taken to prevent the impunity of the perpetrators and to notify him of the status of the judicial inquiries conducted on each of the killings condemned by UNESCO”.

Opens external link in new windowResolution of the UN Security Council 1738 (2006): the resolution condemns attacks against journalists in conflict situations and urge "states and all other parties to an armed conflict to do their utmost to prevent violations of international humanitarian law against civilians, including journalists, media professionals and associated personnel". 

Opens external link in new windowResolution of the UN Security Council 2222 (2015) urges member states to take appropriate steps to ensure accountability for crimes committed against media workers during armed conflicts and calls on all parties of an armed conflict to comply fully with the obligations applicable to them under international law related to the protection of civilians in armed conflict, including journalists.

Opens external link in new windowUNESCO Resolution 29 “Condemnation of Violence Against Journalists” adopted by the UNESCO General Conference at its 29th session on 12 November 1997, which called on Member States to remove any statute of limitations on crimes against persons when such crimes are "perpetrated to prevent the exercise of freedom of information and expression or when their purpose is the obstruction of justice" and which urged governments to "refine legislation to make it possible to prosecute and sentence those who instigate the assassination of persons exercising the right to freedom of expression".