01 février 2008

Motions adoptées par le Congrès de Moscou 2007

Programme de travail de la FIJ  (2007-2010)



1.    Programme de travail de la FIJ
    Proposée par : Deutscher Journalisten Verband, Deutsche Journalisten Union     in ver.di , Allemagne

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Appelle le Comité exécutif de la FIJ à élaborer un programme de travail dans le cadre des décisions prises durant ce Congrès, pour la période 2007-2010,  lequel poursuivra les objectifs suivants :

- Renforcer partout dans le monde les syndicats de journalistes qui s’efforcent de maintenir un journalisme professionnel indépendant, basé sur les plus hautes normes éthiques et professionnelles et sur des conditions sociales et de travail durables, tant pour les journalistes salariés que pour les journalistes indépendants.

- Poursuivre le programme élaboré par le congrès de la FIJ en 2001 à Séoul pour généraliser l’égalité des sexes dans le journalisme.

- Inclure la formation professionnelle dans les activités fondamentales et défendre et  améliorer la qualité dans le journalisme.

- Poursuivre et élargir les activités relatives aux droits d’auteur et développer, instaurer, soutenir et défendre les droits de propriété intellectuelle des journalistes.

- Renforcer les droits syndicaux des journalistes et leurs organisations professionnelles ou syndicales, ainsi que la liberté de s’y affilier.

- Poursuivre la coopération bilatérale entre les organisations affiliées à la FIJ et renforcer et développer les structures régionales au sein de la FIJ.

- Créer des comités d’entreprise internationaux au sein des multinationales des médias.

- Poursuivre les buts et objectifs de la FIJ tels que fixés dans les statuts de la FIJ.

Le programme de travail répondra explicitement aux besoins des syndicats affiliés à la FIJ. Par conséquent, le Comité exécutif invitera et encouragera les syndicats affiliés à faire part de leurs besoins et des actions qu’ils souhaitent voir entreprises au cours des six mois suivant le Congrès.

Le Comité exécutif tiendra également compte des souhaits de coopération régionale et de soutien exprimés par les syndicats affiliés à la FIJ.

Le Comité exécutif devra mettre au point une méthode d’évaluation annuelle de la manière dont le programme de travail de la FIJ a été mis en œuvre.



2.    Sécurité des journalistes
Proposée par : FNSI, Italie

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant la gravité des atteintes à la sécurité des journalistes partout dans le monde, l’indépendance de la profession et le droit des citoyens à être informés correctement ;

Soulignant l’importance d’une action efficace des journalistes du monde entier confrontés aux problèmes de la mondialisation et de l’édition multimédia ;

Confirmant la nécessité de soutenir les efforts de syndicats individuels et de bureaux régionaux visant à préserver la démocratie et la liberté d’information ;

Invite le nouveau Comité exécutif de la FIJ à renforcer les projets régionaux sur la sécurité des journalistes (en collaboration avec l’INSI) et la défense de leur liberté contre toute tentative d’entraver ou de menacer le journalisme à des fins politiques, économiques ou militaires et

Presse le nouveau Comité exécutif de trouver les ressources nécessaires à travers une grande campagne de financement menée en dehors de la FIJ, à commencer par les institutions nationales et internationales, tant publiques que privées.


3.    Droits professionnels des journalistes
Proposée par : FNSI, Italie

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

vu que les employeurs et leurs organisations nationales et internationales tentent de refuser le droit à la négociation collective, notamment en ce qui concerne le travail des intérimaires et des free-lances ;

considérant la gravité des conflits sociaux qui ont lieu dans de nombreux pays au sujet des droits des journalistes ;

Appelle

le nouveau Comité exécutif de la FIJ à promouvoir des actions concrètes et des séminaires au niveau des syndicats régionaux et, là où c’est possible, à organiser une mobilisation générale au niveau régional.



4.    Développement des syndicats en Afrique
Proposée par : SYNPICS, Sénégal

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

salue les recommandations finales formulées par les affiliés africains lors de leur réunion à Rabat, en septembre dernier, en particulier leur programme de développement syndical qui prévoit notamment :

• de mettre sur pied et d’organiser des branches et des secteurs (presse écrite, presse audiovisuelle, etc.) en tant que composants fondamentaux des syndicats chargés de traiter de questions intéressant les membres ;
• de veiller à ce que tout le personnel travaillant à la collecte de l’information et à la production dans tous les secteurs des médias soit affilié à des syndicats de journalistes et de travailleurs des médias ;
• d’établir un calendrier de réunions et d’activités de branches et de secteurs débouchant sur des réunions régulières de commissions spéciales, de comités exécutifs et de congrès annuels démocratiques et représentatifs ;
• de mettre en place un système efficace de retenue de la cotisation syndicale ou de contributions afin que l’assise financière du syndicat garantisse l’indépendance des syndicats par rapport aux intérêts non syndicaux ;
• de veiller à ce que les négociations collectives, les autres questions liées à la rémunération et aux conditions de travail et la liberté de la presse soient au cœur de l’action syndicale à tous les niveaux ;
• que chaque affilié africain s’emploie à élaborer un programme annuel/biannuel harmonisé de réunions et d’activités débouchant sur un congrès national annuel, des réunions régionales et Le Congrès mondial de la FIJ.

De plus, le Congrès

entérine

la décision, prise par les participants à la conférence, d’instituer une conférence des syndicats de journalistes africains, qui constitue la première étape vers la création d’une fédération de syndicats de journalistes africains.

Le Congrès estime que la création de syndicats de journalistes forts et financièrement autonomes en Afrique devrait figurer au premier rang des priorités de la FIJ.  Le Congrès note que la réunion régionale n’a pu avoir lieu que grâce à la générosité et à la détermination du SNPM et invite instamment le Comité exécutif et la division des projets à veiller à ce que la Conférence des journalistes africains, qui vient d’être créée, soit capable de se réunir au moins une fois par an et de fonctionner normalement.

Le Congrès charge le Secrétaire général et le nouveau Comité exécutif d’apporter tout leur soutien à ces initiatives et de les aider à se financer.



5.    Protection des droits
Proposée par : Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ)

Le Congrès de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Profondément préoccupé par les dangers auxquels les journalistes somaliens sont confrontés et par le nombre croissant de crimes impunis contre les professionnels des médias ;

Observant la situation difficile de la liberté de la presse en Somalie et la détérioration des droits du travail des journalistes ;

Condamnant les attaques préméditées contre les médias somaliens exerçant leurs activités journalistiques et les atteintes portées à la direction de l’Union nationale des journalistes somaliens ;

Gardant à l’esprit la principale mission de la FIJ, qui est de prendre des mesures au niveau international pour défendre la liberté de la presse et la justice sociale par l’entremise de syndicats de journalistes forts et libres ;

Ayant noté les efforts déterminés de l’Union nationale des journalistes somaliens de protéger et de promouvoir les droits et l’indépendance des journalistes ;

Remerciant la FIJ pour ses actions de soutien et de solidarité envers les journalistes somaliens qui ont rendu possible la création du premier syndicat indépendant de journalistes depuis l’éclatement de la guerre civile en 1991 ;

Condamnant également les influences politiques directes et indirectes dans les médias d’actualité, qui portent atteinte à la liberté et à l’intégrité du travail journalistique des médias ;

Appelle la FIJ à :

1.    se prononcer fermement et publiquement en faveur de la protection des droits des journalistes somaliens en persuadant directement les autorités de garantir pleinement la liberté des médias par le respect des instruments internationaux ;

2.    prendre des mesures concrètes de défense des droits sociaux et professionnels des journalistes somaliens ;

3.    aider les journalistes somaliens à définir les mesures qu’ils peuvent prendre pour se protéger lorsqu’ils se trouvent dans des zones de conflit ;

4.    soutenir le développement d’une stratégie systématique de définition de normes professionnelles du journalisme pendant la période transitoire.



6.    Campagne contre l’impunité et pour une réforme du droit des médias
Proposée par : Union des journalistes ougandais

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

félicitant les affiliés africains d’avoir contribué à la mise sur pied de la campagne contre l’impunité d’agressions perpétrées contre les médias et pour la réforme du droit des médias en Afrique.

notant que, lors de la réunion régionale au Maroc, les affiliés ont discuté et adopté une série de principes et d’objectifs de campagne dans le but d’instaurer un cadre légal et institutionnel qui garantisse la liberté de presse en Afrique.

entérinant les recommandations formulées en mai 2005 lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Dakar concernant l’adoption par l’Union africaine d’un traité basé sur les principes de la liberté de la presse et de la liberté d’expression et d’autres mesures pour promouvoir un environnement favorable et de meilleures conditions de travail pour les journalistes et les travailleurs des médias en Afrique.

consterné par le fait que des journalistes continuent d’être harcelés, persécutés, emprisonnés et assassinés.

approuvant le lancement de la campagne « Africa Out of Jail », qui a été adoptée par le Comité exécutif de la FIJ l’année dernière, puis soutenue par la réunion régionale des affiliés africains.

charge dès lors le secrétaire général et le nouveau Comité exécutif :

1.    d’apporter tout leur soutien aux efforts déployés par les affiliés africains pour instaurer des normes panafricaines pour le droit et la pratique des médias, notamment un traité africain pour la protection de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, et pour financer en particulier la campagne visant à (i) faire pression sur les législateurs africains, (ii) mettre en place des recours juridiques efficaces et (iii) associer d’autres syndicats et organisations professionnelles pertinentes ;

2.    de continuer à soutenir  la campagne menée par les affiliés africains contre l’impunité d’agressions perpétrées contre les médias, dont le but immédiat est d’obtenir la libération des journalistes emprisonnés actuellement en Érythrée et en Éthiopie.

Cette campagne devrait être liée à la campagne mondiale de la FIJ contre l’impunité et comprendre notamment, si nécessaire, le dépôt de plaintes à la Commission des droits de l’homme des Nations unies et à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, et la constitution de coalitions avec d’autres organisations internationales de travailleurs, telles celles des enseignants.



7.    Fonds de solidarité pour l’Afrique
Proposée par : Syndicat national de la presse marocaine

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

En remerciant son affilié marocain, le SNPM, d’avoir organisé une réunion régionale africaine à Rabat, ainsi que tous les affiliés qui y ont participé et le personnel du bureau de Dakar,

En reconnaissant l’occasion historique offerte aux affiliés de la FIJ de discuter de l’état de leurs organisations, des médias et du journalisme sur le continent, et d’émettre des recommandations urgentes pour les activités de la FIJ en Afrique,

En sachant que les défis auxquels l’Afrique est confrontée sont les libertés, l’enseignement, la santé, le développement et la mauvaise gouvernance, en sachant également que les médias continuent à jouer un rôle fondamental d’information de la population sur ces questions afin de réaliser la démocratie et le développement ;

En reconnaissant que la liberté de la presse et les droits des journalistes peuvent difficilement être défendus sans une solidarité professionnelle internationale,

 note avec inquiétude

·    que les syndicats et les associations de journalistes en Afrique sont encore mal organisés et outillées pour parler pour eux-mêmes laissant le champ à des ONGs luttant pour la liberté d'expression pour parler pour les journalistes ;
·    que dans beaucoup de pays les syndicats de la FIJ luttent toujours pour les droits les plus fondamentaux tels que le droit de s'associer et de s’organiser. Les gouvernements continuent à mettre des obstacles pour que les journalistes s'organisent en syndicats rendant difficile, sinon impossible l'enregistrement
·    et que parfois, les dirigeants des syndicats de journalistes, en particulier des médias d'Etat, sont souvent sommairement écartés ;
·    que les conditions de travail actuelles des journalistes en Afrique représentent un empêchement important à leur capacité d'exécuter leur tâche en conformité avec l'éthique professionnelle et les engagements professionnels. Les pauvres conditions de services des journalistes, le manque d’activités des syndicats et la faible adhésion demeurent les premiers objets de préoccupation.
Le Congrès décide

De demander instamment au secrétaire général et au Comité exécutif, en accord avec les conclusions de la conférence

1. la mise en œuvre d’un plan spécifique de développement des capacités pour rendre autonomes et renforcer les organisations de journalistes qui s’efforcent de représenter les travailleurs des médias devant les gouvernements et les entreprises ;

2. d’établir en priorité un Fonds de solidarité pour l’Afrique dont l’objectif principal serait :

·    de soutenir le développement syndical en Afrique : en se focalisant sur la constitution, l’organisation et le développement des capacités de syndicats de journalistes, qui seraient ses activités fondamentales ;

·    de collecter des fonds pour la campagne contre l’impunité des agressions contre les médias et pour la libération des journalistes emprisonnés ;

·    de soutenir les activités de la campagne pour la réforme du droit des médias en Afrique.




8.     Développement Afrique centrale
Proposée par : le  Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC)

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) tenu à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant : l’engouement né de l’adhésion, fort récente il est vrai, en tant qu’affiliées de la FIJ (dès juin 2002), d’organisations syndicales des médias des zones CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) et CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) ;

Prenant acte de la création à Kinshasa (République Démocratique du Congo) en décembre 2004, à l’initiative des organisations professionnelles de l’Afrique centrale, de l’Union des Syndicats et Associations des Journalistes de l’Afrique centrale (USAJAC) de la négociation/adoption en mars 2006 à Libreville au Gabon d’une convention collective-cadre des journalistes pour la zone CEEAC, sous la houlette du Bureau Afrique de la FIJ, de l’Organisation Internationale des la Francophonie (OIF), du GRET, etc.,

Mais, considérant l’absence d’une négociation exemplaire et achevée de convention collective nationale des journalistes dans tous les pays de la zone CEEAC où les organisations syndicales restent faibles, déstructurées, sans moyen et le plus souvent sans structures permanentes (absence de maison de la presse, etc.), et ne pouvant donc pas servir valablement de cadre de protection sociale et de syndicalisation de la classe employée des médias ;

Conclut que

a) la principale faiblesse des organisations de l’échiquier sous-régional CEEAC est de demeurer faibles pour n’avoir jamais bénéficié d’un programme de renforcement de capacités et de dotation en infrastructures de grande échelle, à l’instar du Programme Média pour la Démocratie en Afrique de l’Ouest et australe dont on n’y avait jamais entendu parler nonobstant le caractère officiellement continental dudit programme ;

b) l’absence  de représentants de la sous-région dans les instances dirigeantes de FIJ (en l’occurrence le Comité exécutif) est préjudiciable, étant donné que cette circonstance, malgré tout, aggrave l’impossibilité de prendre en compte correctement les difficultés de la zone ;

Se félicitant de la mission initiée par la FIJ en février 2005 au Cameroun pour se rendre compte de la situation du terrain, mission sanctionnée par un rapport pertinent de Ulrich Remmel, membre du Comité exécutif et vice-président de la Deutsche Journalisten Verband (DJV) ;

Recommande au Comité Exécutif :

1.    qu’une prise de position officielle sur la question et la mise en œuvre dans la sous-région CEEAC d’un Programme multinational de renforcement de capacités de l’envergure du Programme « Médias pour la Démocratie » pour mettre sur pied de véritables infrastructures syndicales fortes, pouvant adresser les problèmes de la classe employée des médias de la sous région ;

2.    qu’un point focal national actif, pour des besoins d’efficacité, en matière de mécanisme INSI sur la liberté de la presse ;

Le congrès appelle aussi le Comité Exécutif à entreprendre:

1.    une recommandation permanente des affiliés nationaux FIJ auprès des bureaux sous-régionaux de l’UNESCO, du BIT, de la Fondation Friedrich Ebert, etc., pour leur permettre d’envisager, au plan local, des activités annuelles de renforcement de capacités au-delà des activités de la FIJ ;

2.    une recommandation pour la mise en œuvre directe par l’affilié d’éventuelles activités locales de renforcement de capacités, ce qui permettrait, à court terme, de bâtir une capacité endogène aux tâches de montage et de gestion desdites activités, du fait qu’une intervention systématique du Bureau régional serait fastidieuse ;

3.    une action en vue de la systématisation de la solidarité entre les syndicats affiliés du Nord et ceux d’Afrique subsaharienne.



9.    Relations avec les syndicats des journalistes arabes
Proposée par : Syndicat national de la presse marocaine

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Rappelant la motion 6 sur la coopération entre la FIJ et le monde arabe, adoptée lors du dernier Congrès à Athènes,

Saluant le renforcement des relations avec la Fédération des journalistes arabes, malgré les difficultés liées à la situation au Moyen-Orient,

Notant que, à la suite de ce processus, d’autres syndicats de journalistes arabes se sont affiliés à la FIJ,

Reconnaissant que le programme de développement syndical a eu lieu dans cinq pays, que les réunions régionales et les séminaires avec des journalistes irakiens ont joué un rôle crucial dans le renforcement des affiliés arabes sous l’égide de la FIJ,

Charge

le Comité exécutif de :

1)    continuer à financer et à développer ces activités,

2)    s’efforcer à affilier les autres syndicats et associations de journalistes arabes,

3)    négocier avec la Fédération des journalistes arabes un statut plus participatif au sein de la structure régionale de la FIJ.



10.     Relations de la FIJ avec la  Chine

Proposée par : Le Syndicat national des journalistes du  Royaume-Uni et d’Irlande et le Syndicat danois des journalistes
Appuyée par : le Comité exécutif


Réuni à Moscou du 28 mai au 1er juin 2007, le Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes,

Notant que la liberté de la presse fait toujours défaut en Chine et que des mesures urgentes s’imposent de la part du gouvernement chinois pour encourager l’instauration d’une culture de la liberté des médias, dont la première étape consisterait à amnistier tous les journalistes emprisonnés ;

Accueillant avec satisfaction la décision prise par le Comité exécutif d’inaugurer une nouvelle politique relative aux relations avec la Chine afin d’encourager le gouvernement chinois à se pencher sur les violations des droits de l’Homme, à prendre des mesures visant à garantir la liberté de la presse, à s’ouvrir aux médias internationaux et à libérer les journalistes emprisonnés ;

Condamnant  l’attitude de certaines entreprises exploitant les nouveaux médias telles que Yahoo, MSN et Google qui, en se conformant aux directives du gouvernement chinois lui ont fourni des informations dont ce dernier se sert pour censurer l’internet et emprisonner les journalistes ;

Notant que, à l’instar de la mise en place du China Press Freedom Network (Réseau pour la liberté de presse en Chine) qui mène campagne pour la liberté de la presse et le respect des droits de l’Homme en Chine, la nouvelle politique donne mandat au Secrétariat pour:

·    coordonner les contacts des organisations membres avec les organisations chinoises, en particulier la All-China Journalists’ Association ;

·    participer aux mesures prises par le mouvement syndical mondial pour chercher de nouveaux contacts avec les organisations syndicales chinoises et défendre les droits syndicaux des journalistes chinois chaque fois que cela s’avère possible dans le cadre des programmes de coopération entre la Chine et la communauté internationale par le biais de l’OIT, de l’UNESCO, de la CSI et des autres organisations internationales en la matière ;

·    demander  à toutes les organisations affiliées de la FIJ qu’elles appuient cette démarche par des journées d’action, la création d’une page web spéciale, la diffusion d’annonces, d’articles et de lettres ouvertes dans les publications de langue chinoise et le ciblage des entreprises de médias mondiales investissant en Chine ;

Demandant avec insistance que la FIJ œuvre pour appuie les efforts consentis en interne et en externe par les journalistes, les médias, les syndicalistes et les groupes de défense des droits de l’Homme militant en faveur de la réforme et du respect des droits de l’Homme dans les médias et au travail ; 

Charge le Comité exécutif :

·    de participer aux rencontres des affiliés avec Yahoo, MSN, Google  et d’autres entreprises afin de leur faire comprendre conscience de la nécessité de mettre à l’abri de l’action des autorités les données transitant par leurs serveurs ;

·    de veiller à ce que le China Press Freedom Network incorpore la lutte contre la campagne de censure de l’internet dans toutes ses activités et toutes ses publications;

·    de développer en consultation avec les affiliés concernés des normes internationales qui reconnaissent et protègent le journalisme indépendant ainsi que le droit de savoir et de communiquer, et de résister au mécanisme mondial de surveillance, de contrôle et de contrôle social;

·    d’œuvrer  avec les affiliés à l’organisation d’une campagne mondiale visant à négocier l’adoption de ces normes par les nouvelles entreprises de médias actives en Chine et dans le cadre de leurs activités mondiales ;

·    d’en appeler à tous les gouvernements afin qu’ils insistent pour que la liberté de la presse, la liberté d’expression et les droits de l’Homme comme faisant partie des échanges commerciaux et autres  relations avec la Chine ;

·    d’inviter instamment  le gouvernement chinois à permettre aux journalistes étrangers de travailler sans restriction en Chine et à mettre en œuvre la liberté de la presse dans la société chinoise avant les Jeux Olympiques de 2008 ;

·    de mener en Chine au cours de la période 2007-2010 une mission d’enquête
          indépendante dans le but de donner plus de poids aux actions visant à
         concrétiser en Chine les concepts de liberté des médias et de liberté
         d’expression et à créer les conditions nécessaires à la mise en place d’une 
         organisation chinoise libre et indépendante des journalistes.



11.    Equipe rédactionnelle (Newsrooms)
Proposé par: le Syndicat national des journalistes, France

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) tenu à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant que l’indépendance et le pluralisme des médias est l’une des conditions essentielles  de l’épanouissement de la démocratie, que les changements de propriété des médias s’accélèrent depuis quelques années et que ces changements ont fréquemment pour conséquence:

·    Une précarisation croissante des journalistes collaborant à ces médias ;

·    Une incertitude sur la pérennité de la ligne rédactionnelle ;

·    Des pressions politiques ou commerciales sur le contenu rédactionnel des médias toujours plus fréquentes et trop souvent suivies d’effet ;

·    Un doute, voire un discrédit jeté sur l’honnêteté des journalistes travaillant pour ces médias, dès lors que les propriétaires sont des grands groupes industriels acteurs de l’actualité ;

Estimant qu’il est nécessaire de protéger les équipes rédactionnelles, collectivement, et individuellement, de ces conséquences néfastes et que c’est non seulement dans l’intérêt des journalistes concernés, mais d’abord et avant tout du public qui a droit à une information honnête, pluraliste, complète et impartiale ;

Décide

·    De lancer une campagne globale pour l’autonomie et la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle ;

·    De s’appuyer sur l’expérience des syndicats membres là où de tels dispositifs ont été mis en pratique.



12.     Rédactions Internet (Internet Newsrooms)
Proposé par: le Syndicat nationale des journalistes, France

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) tenu à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant

Que le développement de nouveaux moyens d’information immatériels se traduit fréquemment par :

·    une remise en question du statut et de la qualification des journalistes ;
·    une dégradation certaine de leurs conditions de travail ;
·    une accélération de la concentration des moyens d’information au sein de grands groupes multimédia qui constitue une nouvelle atteinte au pluralisme ;
·    un moindre respect des règles de déontologie et une porte ouverte à la diffusion sans contrôle d’informations d’origine non professionnelle ;
·    une priorité donnée aux stratégies commerciales sur la mission d’informer.

Décide de

mener une campagne globale pour que les nouveaux médias immatériels accordent la priorité à la qualité de l’information et au respect des règles fondamentales du journalisme ;
soutenir toute action visant à faire respecter les droits des journalistes travaillant sur les nouveaux médias et les principes de la profession quel que soit le support de diffusion de l’information ;
d’en appeler à ce qu’aucun développement de média immatériel au sein d’une rédaction existante ne se fasse sans concertation préalable avec les journalistes et les organisations syndicales qui les représentent.




13.    Protection des sources
    Proposée par : le Syndicat national des journalistes, France

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) tenu à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant

·    Que la protection des sources journalistiques est la pierre angulaire de la liberté d’expression dans une société démocratique,
·    Que de nombreux pays ne comportent pas de législation protégeant les sources journalistiques,
·    Que dans les pays où une telle législation existe, il est néanmoins fréquent que les autorités politiques, administratives et même judiciaires passent outre ces dispositions légales afin d’obtenir des journalistes qu’ils révèlent leurs sources
·    Que dans certains cas, les journalistes paient leur refus de communiquer ces sources de leur liberté,

Décide

1.    De soutenir activement tous les confrères confrontés à des poursuites judiciaires ou au harcèlement administratif pour avoir simplement protégé leurs sources,
2.    De rechercher un financement pour centraliser, les dispositifs législatifs et/ou jurisprudentiels protégeant les sources journalistiques, là où ils existent,
3.    De mener une campagne globale pour la protection des sources journalistiques afin d’harmoniser par le haut les dispositions législatives afin d’assurer une protection effective des journalistes dans l’exercice de leur mission d’information.




14.     Violence contre les journalistes en Amérique Latine
Proposée par : FATPREN-SNTP (République Dominicaine), Federación de Periodistas de America Latina y el Caribe (Fédération des Journalistes d'Amérique Latine et des Caraïbes (FEPALC)

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant

·    Que la violence contre les journalistes en Amérique Latine augmente dangereusement,
·    Que cette violence se traduit par des meurtres, des tentatives de meurtre, des menaces, des agressions, des intimidations, des recours à la justice et des mauvais traitements à l'encontre de journalistes, de cameramen, de photographes et de personnes travaillant dans le domaine de la communication sociale,
·    Qu'en 2006, 40 journalistes ont été tués, soit une augmentation supérieure à cent pour cent par rapport à l'année précédente,
·    Que ces tentatives sont le résultat d'une persécution systématique des journalistes indépendants qui est principalement le fait de groupes liés au gouvernement, au trafic de drogue, au crime organisé et autres secteurs du pouvoir,
·    Que ces actions ne violent pas seulement le droit fondamental qu'est celui de vivre, mais ignorent aussi la liberté d'expression et le droit à l'information qui constituent la base fondamentale de la vie démocratique de toute société,
·    Que beaucoup de journalistes se voient dans l'obligation d'abandonner leur famille et leur pays, et quelques fois même leur profession pour sauver leur vie,
·    Que l'augmentation des inégalités et de la répartition inéquitable des richesses en faveur des plus riches, portant ainsi préjudice à ceux qui en ont le plus besoin représente des bouillons de culture de l'impunité et des intérêts des sociétés à discréditer la recherche et l'information,
·    Qu'il est impératif que la Fédération Internationale des Journalistes se fasse entendre afin de dénoncer les actes de violence, dont les auteurs demandent des ajournements de procédure, ce qui leur offre un contexte adapté à leurs méfaits et afin de souligner le travail mené par les journalistes indépendants dans le cadre de la défense des valeurs républicaines et démocratiques.

Accepte

De pousser le Comité Exécutif de la FIJ à lancer, dans le cadre de ses priorités pour l'année 2007, une campagne de lutte contre la violence visant les journalistes, dénonçant ainsi les meurtres commis en Amérique Latine en 2006, ainsi que les nombreuses tentatives, menaces et intimidations auxquelles sont confrontés les travailleurs des médias.

De conseiller au Comité Exécutif de travailler à l'obtention de ressources qui permettront de financer cette campagne.

D'impliquer l'Organisation des Etats Américains (OEA), les Nations Unies, ainsi que d'autres organisations internationales et régionales et les gouvernements de ces régions afin de mettre un terme aux actes criminels perpétrés à l'encontre des journalistes et des travailleurs des médias dans cette partie du continent.

De demander la coopération des organisations internationales et régionales disposant de bureaux et/ou de programmes spécifiques de défense de la Liberté d'Information et de la Sécurité Professionnelle des Journalistes,

De concevoir des affiches et des programmes de sensibilisation à la corrélation directe entre actes de violence commis à l'encontre des journalistes et corruption et délinquance dénoncés dans le cadre d'une pauvreté croissante en Amérique Latine,

De porter une attention toute particulière au sérieux de la situation au Mexique, en étudiant la possibilité d'installer un bureau permanent de la FIJ et/ou de mener de nouvelles actions qui placeraient notre organisation au centre d'une lutte complexe et difficile, mais nécessaire.

De demander au Secrétaire Général, grâce aux connaissances du Comité Directeur de la FIJ d'examiner ladite campagne afin d'atteindre les buts de défense des journalistes et de la vie démocratique des peuples d'Amériques Latines.


15.     Décriminalisation des délits de Presse
Proposée par : Asociación Nacional de Periodistas Del Peru (Association nationale des journalistes péruviens), Federación de Periodistas de America Latina y el Caribe (Fédération des Journalistes d'Amérique Latine et des Caraïbes (FEPALC)

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Considérant
Que la liberté d'expression et le droit fondamental à l'information font partie intégrante des Droits de l'Homme, et donc des fondements de l'existence de toute société démocratique, multiculturelle, tolérante et harmonieuse sans atteinte à la dignité des individus,
Que la liberté d'expression et donc, la liberté d'information, sont l'essence même de la démocratie qui ne peut exister sans libre débat ou sans que l'opposition n'ait de véritable liberté d'expression,
Que la liberté d'expression et d'information est l'un des principaux mécanismes offerts à la société pour exercer un contrôle démocratique sur les personnes qui disposant du pouvoir politique ou privé,
Que la jurisprudence en Europe et aux Etats-Unis partage le principe de distinction entre le niveau de protection accordé aux personnalités et aux simples particuliers, reconnaissant ainsi que la limite des critiques doit être repoussée pour les personnalités par rapport aux simples particuliers étant donné la nécessité d'examen par le peuple des personnes exerçant une autorité,
Qu'en Amérique Latine, tout comme dans certaines autres régions, des journalistes sont accusés et condamnés par les autorités judiciaires dont le but est les harceler et de les intimider en profitant d'un manque de protection juridique garantissant la liberté d'expression,
Qu'aux vues de cette réalité, la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme, ainsi que le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la Liberté d'Expression et la Représentation de l'Union Européenne, a demandé aux pays d'adapter leur législation afin de se conformer aux normes internationales,
Que la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme, en octobre 2000, a approuvé la Déclaration de Principes sur la Liberté d'Expression, un outil renforçant l'Article 13 de la Convention Américaine des Droits de l'Homme, dont l'Article 10 stipule que " La protection de la réputation doit être garantie seulement par le biais de sanctions civiles, dans les cas où la personne lésée est un fonctionnaire public ou une personne publique ou un particulier qui a volontairement joué un rôle dans des affaires d’intérêt public",
Accepte
1. De lancer une campagne mondiale afin de pousser les gouvernements à reconnaître que ce que l'on appelle des délits de presse, souvent liés à des cas de diffamation et d'insulte, doivent être adaptés afin de refléter les principes constitutionnels et les normes internationales en matière de Droits de l'Homme.
2. De demander au Secrétaire Général, avec le soutien du Comité Exécutif, d'appeler les organisations internationales impliquées dans la défense et la protection de la liberté de la presse et des Droits de l'Homme en général à soutenir la décriminalisation de ce que l'on appelle les délits de presse.


16.     Diffamation et condamnation des journalistes
Proposée par : Asociación de Prensa Uruguaya (Association de la Presse Uruguayenne) Federación de Periodistas de America Latina y el Caribe (Fédération des Journalistes d'Amérique Latine et des Caraïbes)
Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,
Considérant
Que le 18 septembre 2006, le journaliste uruguayen Carlos Dogliani a été condamné à une peine d'emprisonnement de 5 mois pour une prétendue diffamation par la Cour Suprême uruguayenne,
Que cette condamnation va à l'encontre de la liberté d'expression reconnue dans Article 29 de la Constitution Uruguayenne et dans l'Article 13 de la Convention Américaine sur les Droits de l'Homme (CADH), à laquelle l'Uruguay a adhéré en 1985,
Que ce verdict de la Cour Suprême intimide les journalistes uruguayens car il représente une profonde modification de la jurisprudence, puisque la liberté d'expression est reconnue dans un état démocratique et républicain,
Que ce verdict est basé sur des doctrines obsolètes de restrictions de la liberté d'expression, ignorant dans le même temps, l'ensemble des normes nationales et internationales établissant que les actions contre la presse portent atteinte à la liberté d'expression doivent être appliquées de manière restreinte,
Que le verdict de la Cour suprême révèle une conception restrictive de la liberté d'expression qui représente la pierre angulaire de la vie démocratique et républicaine,
Que ce verdict représente un grave précédent, puisqu'il pourrait entraîner une autocensure des journalistes et des spécialistes en communication et encouragera plus encore l'escalade des procès suite à des critiques envers les autorités.
Accepte :
·    De condamner la mesure judiciaire qui a conduit à l'emprisonnement de Carlos Dogliani pour une période de cinq mois,
·    D'exprimer sa solidarité avec nos collègues condamnés
·    De transmettre, suite à cette résolution, un message à la Cour Suprême uruguayenne, ainsi qu'aux plus hautes autorités du pays en attirant leur attention sur ce précédent qui contredit et viole la législation uruguayenne.


17.    Journalistes « Freelance »
Proposée par : Syndicat national des journalistes, Royaume-Uni et Irlande

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Notant qu'avec la mondialisation des médias, un nombre croissant de journalistes – en particulier des pigistes – travaillent pour des employeurs internationaux implantés dans plusieurs pays,

Notant de plus que lorsque les pigistes doivent faire face à des problèmes légaux et professionnels allant du retard de paiements aux menaces de diffamation, leurs syndicats ne peuvent pas toujours assurer le suivi de ces affaires auprès des tribunaux hors de leur pays d'origine,

Convaincu qu'il est impératif, dans ces cas, que les affiliés de la FIJ puissent s'offrir une assistance mutuelle et,

Demande au Comité Exécutif

d'examiner la possibilité de mettre en place un accord modèle global d'assistance mutuelle entre les syndicats établissant quel soutien les adhérents d'un syndicat membre de la FIJ peuvent attendre dans un pays où ils font face à des problèmes juridiques ou professionnels.



18.    Campagne contre l’Impunité
Proposée par : Syndicat national des journalistes, Royaume-Uni et Irlande

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Notant avec colère que 2006 a été l'année la plus sanglante de l'histoire de la Presse avec la mort de 164 travailleurs des médias,

Déplorant que, chaque année depuis le dernier congrès, un nombre croissant de journalistes et de travailleurs des médias a été visé, brutalisé et tué aux quatre coins de la Terre,

Convaincu qu'au vu de l'ampleur et de la gravité des pertes humaines en constante augmentation, la FIJ doit relever le plus grand défi de son histoire – plus de 160 journalistes tués en Irak depuis le début de l'invasion dont 19 par les forces armées américaines, 211 journalistes tués en Russie depuis 1992 et un nombre considérable de journalistes tués aux Philippines, au Mexique et en Colombie dans des assassinats ciblés. Le Congrès présente ses plus sincères condoléances aux familles de ces journalistes assassinés.

Félicitant  le Secrétariat de la FIJ pour

(i)    Ses efforts continus, jour après jour, pour dénoncer et protester contre ses meurtres, ce qui inclut la publication et la promotion du rapport annuel des journalistes tués,

(ii)    L'organisation de journées mondiales de protestation contre l'impunité telle que celle du 18 avril suite à la mort de journalistes en Irak et celle du 15 juin par solidarité avec les journalistes irakiens,

(iii)    Son succès suite à l'obtention d'une résolution détaillée concernant l'impunité débattue par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York demandant aux gouvernements de protéger les travailleurs des médias et de punir les meurtriers de journalistes.

Convaincu aussi que

l    Bien que la FIJ doive protester contre chaque meurtre, il est possible que la campagne s'essouffle et que les journalistes tués ne deviennent qu'une simple statistique,

l    Il ne devrait pas être laissé aux bureaux régionaux le soin de relever seuls et avec des ressources limitées ses dangereux défis,

l    La FIJ devrait s'efforcer de convaincre le demi million de journalistes adhérents et trouver le moyen de les inciter à prendre part à un mouvement mondial de protestation, et

Charge le Comité Exécutif de

l    Développer une stratégie mondiale énonçant en détail la manière dont le Secrétariat devrait organiser la réaction de ses affiliés face au meurtre de journalistes et établir une liste des affectations prioritaires des efforts de campagne dans le monde,

l    Développer de nouveaux outils de protestation destinés aux affiliés et à leurs activistes en constituant des réseaux de réponse aux crises, des bases de données mondiales des adresses email des activistes, des bulletins d'information électroniques et autres publications,

l    Renforcer la campagne médiatique de la FIJ en utilisant les publications et les sites Internet des affiliés, en développant de nouvelles ressources afin d'atteindre les grands groupes de presse et en renforçant la capacité de la FIJ à transmettre des informations, notamment par le biais de banques d'images et de programmes multimédias en continu,

l    D'examiner les travaux de l'INSI et sa capacité à compléter la stratégie de la FIJ, en reconnaissant que bien que l'ouverture de bureaux de l'INSI dans des régions de la FIJ soit chaleureusement accueillie, il faudra faire bien plus encore pour que son action rejoigne les priorités de la FIJ,

l    Convenir de stratégies destinées à développer sa campagne de lutte contre l'impunité suite à l'adoption par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la résolution FIJ, en particulier impliquant les familles des journalistes assassinés et établissant un cadre légal qui leur offrira soutien, conseils et assistance afin de porter ces affaires devant les tribunaux.



19.    Avenir du journalisme
    Proposée par : Syndicat national des journalistes, Royaume-Uni et Irlande

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

Condamnant les actions des sociétés de presse et d'édition qui licencient les reporters chargés de la collecte d'informations et les reporters spécialisés, ferment des maisons d'éditions, réduisent le nombre de pages accordées aux informations, marginalisent les programmes de service public et taillent dans les budgets éditoriaux tout en affichant des bénéfices records et une augmentation des dividendes versés aux actionnaires ;

Convaincu que l'objectif de ces coupes est de réduire la couverture médiatique locale et spécialisée, ce qui a un effet néfaste sur les communautés locales, les connaissances du public et la participation démocratique ;

Se félicitant du lancement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, par deux de ses affiliés, de la campagne du NUJ "Journalism Matters", et de la campagne du TNG "Save Journalism" destinées à souligner le rôle majeur que peut jouer, au sein des communautés locales, le journalisme dans la promotion de la participation démocratique et à attirer l'attention du public sur les préjudices d'une réduction du nombre des emplois dans l'industrie de l'information, sur les travailleurs, les communautés, le journalisme de qualité et la démocratie elle-même ;

Notant que, tout en instaurant des conditions de travail précaires et difficiles, une convergence des médias et une concurrence accrue ont un impact majeur sur la qualité des médias, tout comme une réduction du statut des journalistes et, dans le cas de la couverture éditoriale, une pression pour intégrer des objectifs publicitaires et commerciaux au travail éditorial, une baisse du tirage et un investissement moindre dans la formation professionnelle ;

Notant de plus que, face à la télévision numérique, aux informations diffusées par le biais de téléphones portables, à l'Internet et aux journaux gratuits, les sociétés de presse voient les nouveaux médias comme la prochaine zone d'expansion et se préparent à mettre de côté les "vieilles valeurs".

Convaincu qu'il est impératif que les journalistes s'organisent en syndicats libres, indépendants, forts et disposant de ressources suffisantes afin de pouvoir affronter les changements du journalisme.

Charge le Comité Exécutif de

l    Offrir aux affiliés son assistance dans leurs campagnes et aider à coordonner une campagne mondiale impliquant le mouvement international des travailleurs dont les Fédérations Syndicales Internationales (Fédérations Global Union)

l    Continuer à donner la priorité aux campagnes de défense de l'indépendance éditoriale des journalistes, aux campagnes d'éthique comme garante vitale de la qualité et aux campagnes destinées à augmenter les opportunités de formation proposées aux journalistes, dont les journalistes travaillant sur des éditions en ligne et sur des sites Internet

l    Aider à bâtir un front commun à travers l'ensemble des sections de l'industrie, ce qui inclut les éditeurs, les formateurs et les professeurs de journalisme, pour soutenir le journalisme de qualité, ainsi que des hommes politiques pour soutenir les enquêtes concernant le contrôle des monopoles et les bénéfices réalisés aux dépens de la démocratie locale et de la pluralité

l    Promouvoir une nouvelle recherche sur l'impact de la mondialisation et de la concentration des médias sur le processus éditorial et le journalisme et sur les modèles commerciaux alternatifs pour les médias locaux.

20.    Accords mondiaux
    Proposée par : Syndicat national des journalistes, Royaume-Uni et Irlande


Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes, réuni à Moscou du 28 mai au 3 juin 2007,

Se félicitant de la fondation à Vienne le 31 octobre de l'année dernière de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) suite à la fusion de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL) et de la Confédération Mondiale du Travail (CMT) ;

Se félicitant également des engagements pris par la CSI dans sa résolution fondatrice de "travailler à une réglementation nationale et internationale efficace des entreprises, ce qui inclut une conformité totale avec les dispositions des Principes Directeurs de l'OCDE pour les Entreprises Multinationales et de la Déclaration de principes tripartite de l'OIT sur les entreprises multinationales et la politique sociale" et son engagement à apporter son soutien à la signature d'accords cadres mondiaux ;

Appuyant  l'Accord Mondial conclu par le Comité Exécutif de la FIJ mettant en place un cadre de dialogue social ;

charge le Comité Exécutif

de consulter ses affiliés et de constituer une liste restreinte des entreprises
 multinationales avec qui la FIJ doit chercher à négocier des accords
mondiaux, et

insiste auprès de ses affiliés pour qu'ils intègrent ces accords à leur stratégie
syndicale.


21.    Droits des caricaturistes
Proposée par : syndicat danois des journalistes

Le 26e Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes réuni à Moscou du 28 mai au 1 juin 2007,

appelle le Comité exécutif à mener une enquête sur les conditions de travail des caricaturistes et sur leur place dans les syndicats affiliés individuels. Sur la base du résultat de l’enquête, le Comité exécutif devrait mettre en place un plan d’action au plus tard en 2008, dans lequel il attirerait l’attention sur les spécificités des caricaturistes et donnerait l’occasion de créer un réseau de caricaturistes.

Le Congrès réclame en outre l’organisation d’une conférence spéciale sur les caricaturistes entre 2007 et 2010.



22.     Politique de financement éthique

Résolutions

Si vous ne voyez pas un commentaire que vous avez ajouté c'est qu'il est en cours de modération ou a été rejeté.

Ajouter un commentaire :

Sur {SITE_NAME} vous pouvez exprimer votre opinion sur les contenus.

Cette section est modérée. Les textes ne sont publiés qu'après modération. {SITE_NAME} se réserve le droit de rejeter tout commentaire ne respectant pas la ligne éditoriale.