07 janvier 2010

La FIJ exige une enquête sur l'assassinat d'un journaliste Bulgare

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et son groupe européen, la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ) ont appelé aujourd'hui les autorités bulgares à diligenter une enquête approfondie sur le meurtre du journaliste Boris Nikolov Tsankov, qui a été abattu hier à Sofia, capitale du pays.

« Nous demandons une enquête sur cet assassinat perpétré en plein jour », a déclaré Aidan White, Secrétaire général de la FIJ : « Le journaliste avait demandé la protection de la police parce qu'il croyait sa vie en danger. Sa famille et ses collègues attendent des réponses de la part du gouvernement ». 

Selon plusieurs sources, Tsankov se rendait au bureau de son avocat à Sofia en compagnie de deux gardes de corps quand des hommes armés ont ouvert le feu, touchant le journaliste au cœur. Il est mort sur place et ses gardes ont été blessés tandis que les assassins ont réussi à prendre la fuite.

Il y a un mois, Tsankov avait publié un livre sur la mafia en Bulgarie. Il a par la suite fait part des menaces de mort qu'il avait reçues et avait demandé la protection de la police. Tsankov avait déjà survécu à une tentative de meurtre en 2004.  

La FIJ souligne que le meurtre de Tsankov est de nature à affaiblir le journalisme d'investigation en Bulgarie parce que les bandes criminelles essaient d'intimider les médias par la force et la violence.

« Il ne peut exister une vraie liberté de presse si les journalistes vivent dans la peur », a ajouté White : « Le gouvernement doit garantir aux médias bulgares tous les droits dont jouissent leurs collègues des autres pays membres de l'Union Européenne».

Pour plus d'information, veuillez contacter la FIJ au  +32 2 235 2207         

La FIJ représente environ 600.000 journalistes dans 125 pays du monde

Commentaires :

Rossitza Nikolova

12 janvier 2010 à 12H06

Juste un bémol: Bobi Tzankov n'avait rien d'un journaliste, il escroquait des entrepreneurs en les faisant payer jusqu'à 5000 euro en leur promettant de leur faire la publicité, y compris sur les tramways (!!!!????!!!!), avait des amitiés douteuses avec le crime organisé et dans son livre sur la mafia bulgare il n'y a rien de compromettant ou qui ne soit déjà connu. En revanche je me pose la question pourquoi la FIJ ne prend pas la défense de RFI Bulgarie qui a été vendue à une société tout à fait inconue et sans expérience dans les médias et par la suite la rédaction bulgare dans la capitale Sofia a été fermée du jour au lendemain et sa fréquence donnée - c'est le juste mot, elle n'a même pas été attribuée - à une radio de province (Focus de Varna) sans candidature pour une licence d'emettre à Sofia? La FIJ est-elle au courant de cette exaction? Rossitza NIKOLOVA Journaliste tél. 00359 2 843 52 72 (dom.) 00359 2 92 62 360 (bureau) 00359 897 422 518 (portable)

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