04 septembre 2009
La FIJ salue la libération des six « courageux » journalistes en Gambie
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a salué aujourd’hui la libération, par grâce présidentielle des six journalistes condamnés le 6 août à une peine de deux ans ferme, assortie d’une amende de 20 000 US $ par la cour suprême de Banjul pour diffusion d’informations séditieuses et diffamation criminelle.
« La FIJ et la communauté des journalistes ont célébré la libération des six journalistes et l’abandon des charges retenues contre eux » a déclaré Jim Boumelha, Président de la FIJ.. « Nous saluons leur courage, leur résistance et leur détermination au prix de leur liberté pour défendre les principes d’une presse libre en Gambie. Nous félicitons également le syndicat des journalistes de Gambie (GPU) pour les avoir soutenus et mené la vaste et formidable campagne pour leur libération. Nous sommes fiers du GPU qui montre ainsi la voie à d’autres syndicats de journalistes africains qui se battent pour faire libérer leurs collègues en prison ou contre des lois répressives sur la presse.
Les six journalistes gambiens Sarata Jabbi-Dibba, vice-présidente du syndicat des journalistes de Gambie (GPU), Emil Touray, la Secrétaire général, et Pa Modou Faal le trésorier, ainsi que Pap Saine, Directeur de publication, Ebrima Sawaneh, rédacteur en chef du journal The Point ; Sam Sarr, Directeur de publication du journal Foroyaa ont été libérés ce jeudi 3 septembre 2009 vers 21h d’après les infos fournies par le GPU.
Selon le GPU, le Ministre gambien de l’intérieur Ousman Sonko a expliqué la grâce présidentielle comme un geste « humanitaire » du Président Jammeh dans l’esprit du ramadan.
Les six journalistes étaient arrêtés en juin pour avoir fustigé publiquement les propos dégradants du Président Jammeh au sujet de Deyda Hydara, un éminent journaliste gambien assassiné dans des circonstances non encore élucidées en 2004. Le septième journaliste, Abubcarr Saidykhan, de Foroyaa avait été arrêté puis libéré.
La FIJ avait condamné leur arrestation de même que le déroulement de leur procès qui a été marqué par plusieurs abus. Elle a également appuyé le GPU dans sa campagne soutenue pour que les journalistes soient libérés.
« La FIJ a soutenu dès le début que le procès était injustifié et nous sommes heureux que le Président l’a compris et a gracié les journalistes » a ajouté Boumelha. Nous espérons que c’est le début d’une nouvelle ère qui verra les journalistes traités avec respect, conduisant à une réforme drastique des lois sur la sédition et la diffamation, en particulier avec l’introduction de lois sur la liberté d’informer et l’accès à l’information, conformément aux normes internationales.
Pour plus d'information entrez en contact avec +221 33 867 95 87
La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 123 pays dans le monde entier







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