13 janvier 2009
La FIJ lance une campagne de solidarité pour Gaza et interpelle l'ONU au sujet des attaques ciblées contre les médias
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ)
a aujourd'hui demandé aux Nations Unies d'enquêter sur les attaques de l'armée
israélienne contre les médias à Gaza. Les violations par Israël du droit
international et de la résolution du Conseil de sécurité concernant la
protection des médias en zones de conflit doivent aussi être sanctionnées,
selon la fédération.
La FIJ a lancé un appel à tous ses affiliés,
organisations régionales et autres associations de journalistes, dont la
fédération des journalistes arabes, pour se joindre à cette campagne dans le
cadre d'actions de solidarité qui a ont été lancées par la FIJ aujourd'hui.
La FIJ souhaite la création d'un comité
international de défense des journalistes à Gaza . A ce titre, un appel a été
lancé pour une assistance humanitaire en faveur des familles des membres du
personnel des médias. Quatre de ces derniers ont déjà perdu la vie récemment,
victimes des opérations militaires israéliennes à Gaza, selon la FIJ.
Dans une lettre adressée à leur membres affiliés,
la FIJ a annoncé l'ouverture d'un compte du Fonds de la Sécurité pour
accueillir les dons destinés à financer l'assistance humanitaire aux victimes
de la violence à Gaza.
« Israel est en violation du droit
international par son refus d'exécuter la décision de sa propre cour suprême et
son mépris affiché des Nations Unies dans la mesure où il se refuse de remplir
ses obligations en vertu de la Résolution 1738 garantissant la protection des
journalistes en zones de conflit »', ont estimé les responsables de la FIJ, le
Président Jim Boumelha et le Secrétaire général Aidan
White dans leur lettre au Secrétaire Général des Nations
Unies, Ban-Ki Moon.
A deux reprises, soutient la FIJ, les militaires
israéliens se sont rendus coupables d'attaques délibérées contre les medias. Il
s'agit du bombardement, le 28 décembre, de la télévision Al-Aqsa et de
l'attaque du 9 janvier contre la Tour Al-Johara qui a été bombardée à deux
reprises dans la ville de Gaza. Ce bâtiment indiquait pourtant clairement qu'il
abritait le personnel des médias travaillant pour 20 organes de presse qui y
sont basés.
La FIJ exige que l'interdiction d'accès à Gaza qui
frappe les journalises étrangers soit levée et que tout processus vers un
cessez-le-feu et une solution négociée du conflit actuel doivent garantir le
droit des journalistes à la liberté de mouvement et la fin de toute tentative
d'intimidation des médias. Dans l'éventualité d'une ouverture des corridors
humanitaires , les journalistes devraient avoir le droit à les utiliser et à
récupérer ainsi toute leur liberté de mouvements.
Pour plus d'information, contacter la FIJ au +32 2 235 2207
La FIJ représente plus de 600,000 journalistes dans 123 pays du monde





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