19 septembre 2008
La FIJ exige la libération du journaliste nigérien Moussa Kaka, après un an de détention
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ)
a exigé aujourd’hui la libération du journaliste Moussa Kaka, qui est
emprisonné depuis un an pour ses liens présumés avec les rebelles Touareg du
nord du pays, malgré les décisions prononcées par deux juges demandant la
libération du journaliste.
« Moussa a payé trop cher pour un délit dont il
n’y a aucune preuve qu'il a pas commis, » a dit Gabriel Baglo. « Ses contacts
avec les rebelles Touareg étaient uniquement dans le cadre de son activité
professionnelle de journaliste et ne représentent de danger pour personne. Nous
exigeons sa libération sans condition et que toutes les accusations portées
contre lui soient abandonnées. »
Kaka, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) et Directeur de la radio privée Radio Saraouniya, a été arrêté le 20 Septembre 2007 et détenu pour complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat pour des liens présumés avec les rebelles touareg. Il est en détention depuis lors.
Mardi le procureur a demandé à la cour d'appel de la
capitale Niamey de requalifier les charges contre Kaka en « actes tendant à nuire à la défense nationale
en temps de guerre » au lieu de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat ».
Si il est reconnu coupable sous cette nouvelle
inculpation, au lieu d’encourir la prison à perpétuité comme c’était le cas
avec la charge en cours, il risque jusqu'à cinq ans d’emprisonnement et une
amende allant de un à cinq millions de Francs CFA (1,500 à 7,500 Euros). Le
tribunal doit rendre son verdict le 7 Octobre.
« C'est un grave déni de justice que notre
collègue ait passé un an en prison en dépit du fait que deux fois le système judiciaire
a ordonné sa libération, » a dit Baglo. « Avec la requalification des
charges, il est clair que le procureur ne dispose pas d'éléments réels contre
lui. »
Le 23 Juillet dernier un juge a prononcé un non-lieu en faveur de Kaka, mais le
Procureur Général a fait appel de la décision et le journaliste a été maintenu
en détention. C'était la deuxième fois, qu’un juge ordonne la libération du
journaliste.
Le 16 Novembre 2007, un juge a décidé de ne pas accepter comme preuves les enregistrements des conversations téléphoniques de Kaka avec les rebelles parce qu’elles n'ont pas été obtenues légalement. Les bandes des enregistrements étaient la seule preuve que le ministère public avait.
Pour
plus d’informations, merci de contacter le + 221 33 842 01 43
La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 122 pays dans le monde







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