03 septembre 2009
La FIJ et la FEPALC condamnent l’assassinat sauvage d’un photojournaliste au Salvador
La Fédération Internationale de Journalistes (FIJ) et son organisation régionale, la Fédération de Journalistes de l’Amérique Latine et des Caraïbes (FEPALC), ont exprimé leur condamnation la plus ferme après l’assassinat du journaliste, photographe et réalisateur hispano-français, Christian Poveda. Son corps, criblé de balles, a été trouvé dans une banlieue pauvre de la ville de San Salvador, selon ce qu’ont confirmé la police et le ministère de la Justice et de la Sécurité du Salvador.
Poveda, qui avait 52 ans, habitait au Salvador depuis trois ans et restait très attaché à ce pays, où il avait été correspondant pour plusieurs médias, notamment français, pendant la guerre civile salvadorienne (1980-1992). Il a aussi couvert plusieurs autres conflits internationaux et son travail était connu dans différents pays européens et latino-américains. « Ce photographe et reporter essayait de montrer le côté noir de la pauvreté et la façon dont la violence peut y naître », a dit Paco Audije, secrétaire général adjoint de la FIJ.
« Christian Poveda est arrivé très jeune à Paris où il a grandi. Il est né en Algérie, où ses parents -qui étaient des républicains espagnols- sont arrivés comme des réfugiés après la guerre civile en Espagne. Ces origines traumatiques lui faisaient être proche de la tragédie vécue par beaucoup de gens qu’il photographiait».
Son documentaire La Vida Loca (La Vie Folle), déjà projeté dans certains festivals, est le résultat de 16 mois de travail montrant la vie quotidienne des maras, des bandes de jeunes très violentes qui opèrent dans plusieurs pays, et surtout en Amérique Centrale. Quand il a été tué, Poveda revenait d’un quartier où les maras -avec lesquelles il restait en contact- sont très présentes.
En France, la sortie du documentaire La Vida Loca est prévue devant le grand public pour le 30 septembre prochain.
La FIJ et la FEPALC notent la condamnation du président salvadorien, Mauricio Funes, ainsi que des autres autorités du pays, qui ont promis la tenue d’une enquête profonde et rapide pour trouver et punir les coupables.
Pour plus d'information, veuillez appeler la FIJ au + 32 2 235 22 07
La FIJ représente environ 600.000 journalistes dans 123 pays du monde








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