24 novembre 2011
La FIJ dénonce l’extrême violence perpétrée à l’encontre des femmes journalistes à travers le monde
Dans une
lettre adressée au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon à
l'occasion de la journée mondiale pour l'élimination de la violence envers les
femmes, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) dénonce l'extrême
violence à laquelle sont confrontées les femmes journalistes dans le cadre de
leur travail.
Agressions,
menaces, pressions politiques, violence, viol, abus... Telles sont les
difficultés auxquelles doivent répondre les femmes journalistes à cause de leur
sexe ou simplement parce qu'elles essaient de faire leur travail. La situation
est rendue encore plus difficile par la prévalence d'une culture de l'impunité
qui protège et encourage les auteurs de ces crimes.
"Le plus grave
est que la majorité des crimes ne sont pas résolus et que les meurtriers ne
sont pas jugés" protestent Beth Costa, Secrétaire générale de la FIJ, et Mindy
Ran, Présidente du Conseil du genre de la FIJ. « Le climat d'impunité
entourant les crimes perpétrés à l'encontre des femmes journalistes constitue
une véritable menace à l'encontre de la liberté d'expression. En outre, les autorités
publiques ont tendance à nier le fait que ces femmes ont été tuées en raison de
leur profession de journaliste. Elles ont tendance à indiquer que les meurtres
font suite à des vols ou à des « questions personnelles. »
Selon les Nations Unies, 70% des femmes
sont victimes de violence dans leur vie. Entre 40 et 50% des femmes vivant dans
l'Union européenne ont connu des avances sexuelles non sollicités, des contacts
physiques ou d'autres formes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. En
République Démocratique du Congo, plus de 8000 cas de violence sexuel par an ont
été recensés en 2009 et 2010.
La FIJ indique que dans certaines régions,
les reportages consacrés aux agressions à caractère sexuel perpétrées à
l'encontre des femmes sont tabous, victimisant ainsi la personne qui survit à ces atteintes et la
rendant responsable de ces actes. Cette
attitude encourage le recours à de telles agressions pour réduire au silence ou
censurer.
Parmi les pays qui ont échoué dans la
protection adéquate des femmes journalistes, la FIJ pointe le Mexique, les
Philippines, la Somalie, la Russie, le Népal et Israël.







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